Zalgiris Kaunas
Virtus Bologne
| Fondation | 1944 | |
| Salle | Žalgirio Arena | |
| Championnats | Lietuvos Krepšinio Lyga / EuroLeague | |
| Entraîneur | Tomas Masiulis | |
| Joueurs connus passés par le club | Arvydas Sabonis / Šarūnas Jasikevičius / Tyus Edney |
Joueur à surveiller : Jonas Valančiūnas
1085 matchs NBA, 116 sélections nationales… Souvent oublié dans la conversation des meilleurs joueurs européens de ces dernières années en NBA, Jonas Valančiūnas est l’un des rares joueurs du Vieux Continent à posséder dans son compteur plus de 10 campagnes outre-Atlantique. Des Toronto Raptors aux Denver Nuggets en passant par les Memphis Grizzlies, on ne compte plus les double-doubles ainsi que les saisons à plus de 15 points de moyenne. Révélé au Vilniaus Perlas Energija il y a quasi 20 ans de cela, le géant lituanien boucle la boucle au Žalgiris Kaunas.
Bien que loin de son prime, Jonas Valančiūnas est encore apparu lors des dernières playoffs aux côtés de Nikola Jokic. Initialement catégorisé dans le rang des « pivots à l’ancienne », sa précision sous le cercle complète parfaitement ses 2.11 mètres de puissance. Une qualité à finir près du cercle qui n’a cessé de s’élargir jusqu’à la ligne des 3 points. La fanbase lituanienne est prête à vibrer derrière sa légende !
Style de jeu

Le Žalgiris Kaunas est une équipe par nature équilibrée. À l’image de son roster, Tomas Masiulis déploie un jeu réfléchi et contrôlé. Cette philosophie est d’autant plus flagrante balle en main où les systèmes font la loi. Cela ne découle pas du hasard si les Lituaniens possèdent l’un des tout meilleurs pourcentages à 3 points en Europe depuis maintenant 2 ans.
Forte d’arrières expérimentés en les personnes d’Edwards, Lô ou encore Williams-Goss, cette équipe perd très peu de ballons. Jamais dans la précipitation, rarement des shoots en 1ère intention. Mais plutôt un jeu à l’ancienne avec pléthore de pick and roll ainsi que de pick and pop. Leurs offensifs sont aussi très bons dans l’exercice de la prise d’intervalle grâce à cette horizontalité qui pousse l’adversaire à étendre son bloc.
Une activité de tous les instants que l’on retrouve en défense. L’efficacité est de mise avec un accent particulier donné sur le ou les poumons offensifs adverses. D’ailleurs, à l’ère de l’ultra-spacing, le Žalgiris n’hésite pas à sortir très rapidement sur les lignes extérieures, quitte à laisser de l’espace dans son dos. Le rebond est aussi un aspect régulièrement cité par Tomas Masiulis.
Histoire du club
C’est au milieu des bombes que l’équipe de Kaunas voit le jour en 1944. Le 1er match de l’histoire du club lituanien a d’ailleurs lieu contre une équipe allemande. Durant ces 2 premières décennies le club varie les noms, passant de l’ASK au SKIF pour se baptiser définitivement Žalgiris en 1950. Par contre le niveau de jeu quant à lui ne change pas. Les Žaliai balti s’implante comme un maillon fort du bloc soviétique. Entre ces 2 championnats d’URSS glanés et ces 7 titres lituaniens remportés en 8 ans, le club domine.
La nomination de Vytautas Bimba en 1962 laisse place à une période de creux. Hormis quelques trônes par-ci par-là en championnat soviétique, les Lituaniens ne connaissent aucun réel coup d’éclat jusqu’à la fin de son mandat 13 ans plus tard. Il faut attendre l’arrivée de Vladas Garastas en tant que head coach pour que Kaunas retrouve ses cannes. Dès 1981 – soit 2 saisons après son arrivée – l’équipe découvre les joutes continentales notamment grâce à un jeune golgoth de 2,21m nommé Arvydas Sabonis. Alors âgé de 17 ans, le pivot devient rapidement la pièce maîtresse de ce mécanisme verdâtre. Tant à l’échelle nationale avec un three-peat en Ligue soviétique qu’au niveau européen. D’abord, le club atteint pour la 1ère fois la finale de Coupe des coupes (C2) en 1985 avant d’échouer l’année suivante en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (C1).
La chute de L’URSS en 1991 marque un nouveau départ pour le Žalgiris. En plus de la Coupe nationale 1990, Kaunas soulève les 6 premiers championnats all-time de la Lituanie. Cette fin de millénaire représentera l’apogée du club. Pendant qu’Arvydas Sabonis a décidé de martyriser les cercles de la NBA, l’équipe mise sur la jeunesse avec Jonas Kazlauskas dans le rôle de chef d’orchestre. En 1994, les Lituaniens partent à la conquête de l’Europe. Le périple commence par une demie de Ligue des champions d’Europe 1996 (C1). S’ensuit alors une large victoire (82-67) en Coupe Saporta 1998 (C2) contre Milan (82-67). Puis au cours de la campagne 1998-1999 les Lituaniens atteignent pour la toute 1ère fois le Final Four d’EuroLeague (C1). Mieux, ils remportent la reine des compétitions FIBA grâce à un Tyrus Edney taille MVP après avoir vaincu l’Olympiacos (87-71) ainsi que Bologne (82-74).
Une fin de millénaire en apothéose suivie d’un début de décennie davantage en dents de scie. Après 6 ans de règne, Kaunas cède son trône en Lituanie sans pour autant briller sur le continent. Cette disette ne dure qu’1 an, car par la suite les Žaliai balti réalisent le quadruplé en LKL. Et pour la dernière de Sabonis en 2004, le Žalgiris passe à 2 doigts du Final Four d’EuroLeague (C1). La faute à un cruel 3 points de Derrick Sharp dans ces dernières minutes face au Maccabi Tel Aviv – futur vainqueur de la compétition. S’ensuivent 4 nouvelles saisons de hauts et de bas. Le club remporte sa 1ère Baltic Basketball League tout en réalisant à 2 reprises le doublé coupe-championnat. La véritable décadence intervient lorsque Vladimir Romanov prend les commandes de l’institution en 2009. Les Lituaniens continuent de soulever des trophées, inaugurent une nouvelle salle mais connaissent une instabilité chronique à l’instar de ces 9 entraîneurs en seulement 3 ans !
Avec le changement de direction en 2013, la stabilité fait son retour à l’ouest de Vilnius. Si leur assise sur la scène nationale ne change pas trop, Kaunas recommence à se faire un nom en Europe. Notamment à partir de l’arrivée de la légende Šarūnas Jasikevičius en janvier 2016. L’aventure débute par une encourageante 10e place d’EuroLeague (C1) en 2017. Puis un certain Vasilije Micić débarque durant l’intersaison. Partis pour être bons derniers en raison d’un budget bien plus faible que la concurrence, ces derniers créent la sensation et parviennent à décrocher la médaille de bronze au nez et à la barbe du grand CSKA Moscou. Depuis 2001 le Žalgiris attendait une telle performance ! Par la suite, la COVID interrompt la campagne 2020-2021 et dans la foulée le club perd le championnat. Kazys Maksvytis a alors entrepris une refonte radicale. Aujourd’hui, la bande de Jonas Valančiūnas semble repartir sur un nouveau cycle.
palmarès
| EuroLeague (C1) | 1999 | |
| Coupe Saporta (C2) | 1998 | |
| Champion de Lituanie | 1994 / 1995 / 1996 / 1997 / 1998 / 1999 / 2001 / 2003 / 2004 / 2005 / 2007 / 2008 / 2011 / 2012 / 2013 / 2014 / 2015 / 2016 / 2017 / 2018 / 2019 / 2020 / 2021 / 2023 / 2025 / 2026 | |
| Baltic Basketball League | 2005 / 2008 / 2010 / 2011 / 2012 | |
| Coupe de Lituanie | 1990 / 2007 / 2008 / 2011 / 2012 / 2015 / 2017 / 2018 / 2020 / 2021 / 2022 |
Zoom : les fans
Alors que Kaunas dépasse à peine les 300 000 habitants, le Žalgiris détient un supporterisme particulièrement élevé. Sur les 3 dernières saisons, le club est soit n°1 soit n°2 d’EuroLeague (C1) en taux de remplissage. À titre d’exemple, la saison dernière 100% des matchs de régulière ont été sold-out selon leur rapport annuel. Et on ne parle pas ici d’une petite salle. Non, la Zalgirio Arena est la 7e plus grande enceinte d’Europe (basketball) avec plus de 15 500 places.
Le Žalgiris possède une fan base unique en son genre. Car en plus de répondre plus que présent en termes d’affluence, les supporters mettent l’ambiance de la 1ère à la dernière minute. Assister à une rencontre du Kaunas est une expérience à part.

Le Chiffre : 77 + 2
77, c’est le nombre de points cumulés par le Žalgiris (41) et Nancy (36) en 1QT lors de leur confrontation le 9 janvier 2009. Et 2 correspond au nombre de points inscrits par Kaunas en 1QT contre l’Anadolu Efes le 4 décembre 2014. Des records aux antipodes l’un de l’autre que détient le club lituanien.
autres adversaires

















