Hapoel IBI Tel Aviv
Hapoël Tel-Aviv
| Fondation | 1923 | |
| Salle | Tel Aviv Arena | |
| Championnats | Winner League / EuroLeague | |
| Entraîneur | Dimítris Itoúdis | |
| Joueurs connus passés par le club | Patrick Beverley / Nate Robinson / Ish Wainright |
Joueur à surveiller : Vasilije Micić
Dans la liste des meilleures recrues estivales en EuroLeague (C1), Vasilije Micić se classe Top 3 sans aucune contestation possible. Certes, son rêve américain s’est transformé en chimère. Un léger doute plane autour de son retour. Mais difficile d’imaginer que le multiple MVP a perdu tout son génie en traversant l’Atlantique. Déjà intéressant au Bayern puis à Kaunas, le maestro des Balkans a dominé le continent comme rarement sous les couleurs de l’Anadolu Efes. Principal artisan de ce back-to-back emblématique, il personnifiait à lui seul toute la beauté dégagée par un meneur fantasque.
Des virtuoses, des joueurs romantiques qui savent gagner sont des spécimens rarissimes. Balle en mains, Vasilije Micić possède cette faculté unique de créer une sorte de faille spatio-temporelle. À le regarder, tout semble aller très lentement. Cela ne peut être cependant le cas au vu des énormes dégâts infligés aux quatre coins du Vieux Continent. Offensivement il sait tout faire, défensivement son mètre 96 pose d’importants problèmes pour les arrières adverses. Pierre angulaire de cet Hapoël Tel Aviv, le Serbe pourrait faire passer un cap inédit au club.

Style de jeu

À l’image de Vasilije Micić, l’Hapoël Tel Aviv s’identifie comme une équipe très méthodique. L’association avec le style structuré de Dimitris Itoudis colle parfaitement à l’effectif. Un « jeu à l’ancienne » principalement fondé sur ce demi-terrain empreint de pick and roll. Les isolations sont d’ailleurs assez rares du fait que les porteurs de balle privilégient la passe ou bien l’aide plutôt que l’exploit individuel. Jamais statique, le ballon circule afin de trouver le tireur dans les meilleures compétitions.
L’Hapoël Tel Aviv sait toutefois punir à la récupération. Cavaler, amener de l’intensité ne fait absolument pas peur aux hommes du double vainqueur de l’EuroLeague (C1). Leur marquage individuel est parfaitement complété par une bonne qualité de switch. Même si contrairement aux équipes comme Baskonia ou encore le Paris Basketball, l’agressivité défensive n’est pas omniprésente. À travers ce schéma, les Israélites cherchent à protéger les zones susceptibles de prise d’intervalle, par exemple. D’où le fait qu’ils provoquent très peu de fautes.
Histoire du club
Fondé en 1923 par un syndicat socialiste Histadrout, l’Hapoël Tel Aviv s’identifie au départ comme un club omnisports où l’on retrouve football, gymnastique et athlétisme. Le basketball débarque en 1935 sous la forme d’une section dont le 1er match contre l’Hapoel Ramat Gan se solde sur le score de… 6-2 ! Le championnat national naît quant à lui en 1954, 6 ans en amont de l’âge d’or du club. Cette décennie dorée débute par 2 back-to-back (1960/1961 et 1965/1966) avant de s’achever par un doublé coupe-championnat historique en 1969. Un formidable accomplissement que seul le Maccabi parviendra à recopier en Israël. En parlant de leur voisin, les sixties plantent également les racines de cette rivalité entre les 2 clubs de la capitale. Cerise sur le gâteau : les hommes de Barry Leibowitz découvrent également la saveur des soirées européennes.
Compliqué alors de s’imaginer que cette cascade de trophées en tout genre se transformera subitement en un désert aride. La réalité va pourtant prendre cette forme. Car cette Ligat Winner glanée en 1969 représente aussi la dernière de l’histoire de l’Hapoël, dont le bilan dans la compétition s’élève à 5 victoires pour 22 finales perdues ! La malédiction commence par des défaites en championnats comme en coupe nationale contre le Maccabi. Même lorsque leur bête noire de Tel-Aviv se fait éliminer par miracle d’une compétition, les Rouge et Blanc ne parviennent à saisir l’opportunité. Et ce, pendant près de 15 ans ! Cette sombre série prend cependant fin au moment où on s’y attend surement le moins. Bien que l’année 1980 réserve un lot majeur de changements avec l’inauguration de l’Hapoel Arena ou encore la qualification pour le dernier carré de la Coupe Korač (C3), les Israélites s’écroulent 3 saisons plus tard avec une 7e place de championnat. Il s’agit alors de leur pire performance depuis la création de la ligue. La réaction ne se fait pas attendre ! Le club recrute Mike Largie et Willie Sims, sort le pivot Amos Frishman de son centre de formation puis vainc pour la 1ère fois en 5 ans le Maccabi lors de la finale de la Coupe d’État 1984.
Une parenthèse enchantée au milieu de l’accalmie survenue en aval de l’ère Barry Leibowitz. Hormis une nouvelle demi-finale de Coupe Korac 1988 (C3) l’Hapoel ne gagne rien pendant 9 longues années. L’étincelle intervient cette fois-ci au cours de la saison 1992-1993. Constitués d’un effectif expérimenté, les Telaviviens concluent la saison régulière sur le trône – une 1ère depuis 1969 – mais soulèvent surtout la Coupe nationale. Une compétition qui leur réussit car l’année suivante ils atteindront une fois de plus la finale. Par la suite, l’entité passe sous pavillon privé. Sauf que rien ne marche comme prévu ! En raison de multiples problèmes financiers combinés à une mauvaise gestion, l’équipe connait 2 relégations entre 1995 et 2002. Les standards d’antan reviennent en 2004 lorsque les Rouges et Blancs atteignent leur 1er Final Four d’EuroLeague (C1), couronné par une belle 3e place. Cependant, en coulisse les problèmes s’accumulent. Rien d’ordre économique mais davantage relationnel. Les supporters ne soutiennent plus leur direction en raison de certaines mesures, type cette volonté d’évoluer désormais dans l’enceinte du Maccabi. L’ambiance délétère se retranscrit au sein de la sphère sportive. À l’issue de la saison 2006-2007, le club descend et frôle la disparition.
C’est ainsi que durant ce même été, un collectif d’aficionados décide de créer l’Hapoel Ussishkin, à savoir une équipe gérée de A à Z par les fans. La mayonnaise prend, les promotions se cumulent puis fin 2009 vient le graal : l’Hapoel Ussishkin a le droit d’utiliser le nom « Hapoel Tel Aviv » ainsi que de récupérer les titres de l’équipe dissoute. L’entité vieille de 7 décennies renaît de ses cendres ! Sous l’impulsion de jeunes joueurs menés par leur capitaine Matan Naor, les Israélites réalisent leur grand retour dans l’élite en 2012. Maintenant, le club de la capitale joue sans arrêt les 1ers rôles à l’échelle nationale. Au cœur de leur nouvelle salle nommée Shlomo Team Hal, ces derniers découvrent notamment le Final Four du championnat. Et si au cours de la campagne 2020-2021 l’Hapoël se bat pour le maintien, cela s’identifie comme une simple exception. D’autant plus qu’en 2023 les hommes d’affaires Ofer Yanai et Avi Seidenberg prennent les commandes du navire avec le budget conséquent qui va avec. L’aboutissement de ce renouveau se déroule en 2025, année durant laquelle les Telaviviens décrochent l’EuroCup (C2) face à Gran Canaria (74-65/103-94). Plus que jamais, les HaAdumim semblent enfin en capacité de remporter cette Ligat Winner qui leur échappe depuis beaucoup trop de saisons.
palmarès
| EuroCup (C2) | 2025 | |
| Champion d’Israël | 1960 / 1961 / 1965 / 1966 / 1969 | |
| Coupe d’Israël | 1962 / 1969 / 1984 / 1993 | |
| Supercoupe d’Israël | 2022 |
Zoom : Logo
Dans le ranking des logos dotés d’importantes significations, l’Hapoël Tel Aviv a largement son mot à dire. Tout d’abord concernant la forme, l’on distingue un athlète frappant un adversaire du poing, une faucille ainsi qu’un marteau. Ces 2 derniers éléments sont les symboles du communisme. En réalité, cet écusson nous indique d’emblée que le club vient tout droit d’un syndicat de travailleurs issu de la classe ouvrière.
Mais ça ne s’arrête pas là car les couleurs choisies accentuent cette idée. Le rouge et le blanc représentent en effet le mouvement ouvrier en exprimant de même l’idée que tous les êtres humains s’avèrent égaux, que le même sang coule dans leurs veines. Un message politique fort porté à chaque match par les joueurs depuis bientôt 90 ans.

Le Chiffre : 131
C’est le nombre de points cumulés à la mi-temps lors de la rencontre opposant l’Hapoël Tel Aviv (64) à Baskonia (67) le 27 mars 2026 – un record en EuroLeague.
autres adversaires

















