Maccabi Playtika Tel Aviv
Maccabi Tel Aviv
| Fondation | 1932 | |
| Salle | Menora Mivtachim Arena | |
| Championnats | Winner League / EuroLeague | |
| Entraîneur | Oded Kattash | |
| Joueurs connus passés par le club | Anthony Parker / Šarūnas Jasikevičius / Deni Avdija |
Joueur à surveiller : Jaylen Hoard
Chez les Hoard, on a le basketball en cathéter. Le papa Antwon a évolué en 1ère division française, la maman Katia est vice-championne d’Europe 1993 avec l’Équipe de France, la fille Anaïa est passée par les équipes de France espoirs et le fils Jaylen… excelle au Maccabi Tel-Aviv ! Le plus américain de nos Frenchies évolue depuis maintenant 2 saisons à l’est de la capitale israélienne. Précision importante car – de 2022 à 2024 – c’est au nord de la ville que l’ancien joueur a explosé aux yeux de l’Europe sous la tunique de l’Hapoël.
Passé par le Pôle France, le champion du monde U17 s’exporte rapidement outre-Atlantique. Là-bas il découvre les high schools, la NCAA, la G-League mais surtout la NBA où il y passera 3 saisons pour un total de 257 points en 39 matchs. L’ailier fort de seulement 26 ans dispute actuellement sa 2e campagne d’EuroLeague (C1). Même si son shoot depuis le parking est encore en chantier, Jaylen Hoard abat un boulot considérable des 2 côtés du parquet. Playmaker d’élite, à l’avenir il pourrait avoir un rôle important dans l’équipe de France de Victor Wembanyama.

Style de jeu

Sous Oded Kattash, le Maccabi Tel Aviv développe un basket plutôt offensif. À la fois structuré et spontané, marqué d’une présence importante du shoot à 3 points. Leur jeu tourne en grande partie autour de cet aspect. On retrouve une excellente circulation de balle pour appuyer sur le côté fort avant de renverser vers les shooteurs. Ainsi, la partie est régulièrement rythmée d’extras passes ainsi que de catch and shoot. Les remontées de balle rapide ainsi que les transitions sont aussi omniprésentes.
Ce Maccabi 2025-2026 privilégie de même des intérieurs mobiles capables de rouler vers le cercle ou de ressortir pour jouer en short roll, type Jaylen Hoard voire Roman Sorkin. Une volonté qui a un prix défensif. Cette mobilité intervient au détriment de la densité physique, ce qui rend Tel Aviv très friable dans la peinture. L’équipe alterne alors pression sur le porteur, aides agressives et changements ciblés selon le matchup pour tenir la route.
Histoire du club
L’année 1932 marque les débuts du basketball au Maccabi Tel-Aviv. Initialement teinté de bleu et blanc, le club ajoute la couleur jaune à son écusson dans les années 40 comme acte de solidarité avec les Juifs européens. D’où d’ailleurs la présence de l’étoile de David sur le logo. À peine le championnat national créé, les Telaviviens s’imposent comme LA meilleure équipe du territoire en ne laissant aucune miette à la concurrence de 1954 à 1959. Du moins, avant que l’autre équipe de la capitale ne pointe le bout de son nez. Un jeu de mano a mano prend forme avec l’Hapoël. Cela n’empêche toutefois pas les coéquipiers de Tal Brody de réaliser un three-peat en coupe nationale ainsi que d’atteindre la finale de la Coupe des vainqueurs de coupe 1967 (C2).
Mais les sixties ne se terminent pas de la plus belle des manières dans le club. Des problèmes financiers fragilisent en effet l’institution. C’est alors qu’un jeune avocat de 30 ans nommé Shimon Mizrahi devient président par intérim. Difficile d’imaginer qu’il occupera encore ce statut en 2026. Cette zone de turbulence n’empêche toutefois les Israéliens de remporter le championnat 1970. Le 1er d’une série de 23 triomphes d’affilée, sans compter le panel de coupes nationales engrangé ! Au-delà de la sphère nationale, le Maccabi semble se rapprocher du graal européen. Une quête qui prend forme en 1977. Tel-Aviv vient notamment à bout du Real Madrid puis du BC Brno. Cependant, un obstacle de taille leur barre la route vers la finale : le CSKA Moscou ! La rencontre revêt d’un tel enjeu politico-sportif (Guerre Froide oblige) qu’elle se déroule en terrain neutre. Et à la surprise générale, le David telavivien terrasse le Goliath moscovite, avant de soulever le trophée pour 1 petit point face au Mobilgirgi Varese (78-77).
Cela marque le début de cette histoire d’amour entre le Maccabi et la Coupe d’Europe des clubs champions (C1). Menés par des Motti Aroesti ou encore Doron Jamchi, les Yellows s’imposent de nouveau en 1981 sur la plus petite des marges face à Bologne (80-79). Malgré le fait qu’il s’agisse de l’équipe la plus régulière du continent, cette victoire sera la seule lors de cette décennie. La faute à 5 petits échecs en finale. Défaite pour 4 points contre le Real Madrid et l’Olimpia Milan, ainsi que défaite pour 2 possessions face au Squibb Cantù, Jugoplastika Split… et Milan ! Les années 90 seront beaucoup moins garnies sur le Vieux Continent, en dépit de bons joueurs tels Doron Jamchy. Même sur ses propres terres, Tel Aviv s’est vu défait par l’Hapoël Galil Elyon au cours du championnat 1993 – seule équipe qui réalisera cet exploit en près de 37 ans !
Car ces petits nuages sombres ouvrent la voie à une période faste. L’équipe du début du millénaire, c’est le Maccabi Tel-Aviv ! Doté d’un effectif constamment réinjecté de talent, les Yellows poursuivent leur balade de santé en Israël avec notamment 9 Winner League en 10 ans. Et en Europe, ces derniers gagnent 3 des 5 EuroLeague (C1) de 2001 à 2005. L’aventure débute face au Panathinaïkós (81-67) dans un contexte un peu particulier (imbroglio avec la FIBA). Ensuite, Pini Gershon retourne au Maccabi où il fonde son collectif autour d’Anthony Parker – unique double MVP de l’histoire de l’EuroLeague (C1) – ainsi que de Šarūnas Jasikevičius- lui aussi MVP. Résultat : back-to-back ! En 2004 ils infligent la plus lourde victoire all-time en finale à Bologne (118-74), puis écrasent l’année suivante Tau Vitoria (90-78).
Décidément, le Maccabi adore débuter fort les décennies. 4 ans après sa dernière finale d’EuroLeague (C1), les hommes du revenant David Blatt créent la sensation contre Tau Vitoria et le Real Madrid, mais échouent à une marche du trophée contre le Panathinaïkós (78-70). Ils prendront leur revanche en 2014. À l’issue d’une prolongation, Tel-Aviv décroche sa 6e étoile face au Real Madrid (98-86). Plus de 10 ans plus tard, cette grande institution n’a pas dépassé les quarts. Une régression retranscrite sur le plan national où leur assise est contestée de manière récurrente.
palmarès
| EuroLeague (C1) | 1977 / 1981 / 2001 / 2004 / 2005 / 2014 | |
| Coupe Saporta (C2) | 1967 | |
| Champion d’Israël | 1954 / 1955 / 1957 / 1958 / 1959 / 1962 / 1963 / 1964 / 1967 / 1968 / 1970 / 1971 / 1972 / 1973 / 1974 / 1975 / 1976 / 1977 / 1978 / 1979 / 1980 / 1981 / 1982 / 1983 / 1984 / 1985 / 1986 / 1987 / 1988 / 1989 / 1990 / 1991 / 1992 / 1994 / 1995 / 1996 / 1997 / 1998 / 1999 / 2000 / 2001 / 2002 / 2003 / 2004 / 2005 / 2006 / 2007 / 2009 / 2011 / 2012 / 2014 / 2018 / 2019 / 2020 / 2021 / 2023 / 2024 | |
| Coupe d’Israël | 1956 / 1958 / 1959 / 1961 / 1963 / 1964 / 1966 / 1970 / 1971 / 1972 / 1973 / 1975 / 1977 / 1978 / 1979 / 1980 / 1981 / 1982 / 1983 / 1985 / 1986 / 1987 / 1989 / 1990 / 1991 / 1994 / 1998 / 1999 / 2000 / 2001 / 2002 / 2003 / 2004 / 2005 / 2006 / 2010 / 2011 / 2012 / 2013 / 2014 / 2015 / 2016 / 2017 / 2021 / 2025 | |
| Coupe de la Ligue | 2007 / 2010 / 2011 / 2012 / 2013 / 2015 / 2017 / 2020 / 2021 / 2022 / 2024 |
Zoom : NBA
Historiquement, le Maccabi Tel-Aviv est LE club européen ayant disputé le plus de rencontres contre des équipes NBA avec près de 20 matchs. Accrochez-vous, la liste des 1ères est particulièrement longue :
– 1ère équipe européenne à jouer contre une franchise NBA
– 1ère à battre une franchise NBA
– 1ère à battre une franchise NBA sur le sol nord-américain
– 1ère équipe étrangère à remplir complètement le Madison Square Garden dans un match d’exhibition
Le club israélien a déjà vaincu les Washington Bullets, les New Jersey Nets, les Phoenix Suns et plus récemment les Toronto Raptors au Canada en 2005.

Le Chiffre : 57
C’est le nombre d’années passées par Shimon Mizrahi à la tête du Maccabi Tel Aviv – difficile d’affirmer qu’il s’agit d’un record mais en tout cas la statistique est totalement délirante.
autres adversaires

















