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Partizan Mozzart Bet Belgrade

Virtus Bologne

Fondation 1945
Salle Štark Arena
Championnats Ligue adriatique / EuroLeague
Entraîneur Joan Peñarroya
Joueurs connus passés par le club Dante Exum / Bogdan Bogdanović / Nikola Peković

Joueur à surveiller : Miikka Muurinen

La pilule n’est toujours pas passée. Quel EuroBasket 2025 nous a pondu Miikka Muurinen ! En l’espace de 15 jours, il est passé de total no name à grand espoir du basketball européen. Fils de parents internationaux finlandais à plus de 60 sélections chacun, le natif de Järvenpää rejoint le Zentro Basket Madrid à 15 ans puis traverse l’Atlantique en 2023 pour passer ses années de lycéen au sein de la Sunrise Christian Academy. Aux États-Unis, son nom faisait déjà parler. Alors forcément, après son EuroBasket XXL l’ailier fort a reçu de belles offres pour jouer en NCAA : Kentucky, UCLA, Michigan…

Mais au lieu de cela, Miikka Muurinen a pris tout le monde de court en choisissant de prolonger son aventure européenne. Et son dévolu s’est jeté sur le Partizan Belgrade. Les suiveurs avaient déjà pointé du doigt son caractère, du moins trempé sur le parquet. Cela s’est retranscrit dans cette décision ultra risquée. Pour l’instant ça ne marche pas. Željko Obradović le plaçait en bout de banc et désormais Joan Peñarroya ne le convoque même plus. Mais ce diamant brut risque à tout moment de retrouver son éclat passé. Ce mix d’envergure et d’explosivité, capable de finir au cercle comme d’écarter le jeu, pourrait faire énormément de dégâts en EuroLeague (C1) une fois pleinement développé. 

Attention toutefois à son comportement hors du terrain !

Style de jeu

C’est un mini-séisme qui a frappé Belgrade lors de la démission de Željko Obradović en plein milieu de cette saison. Remplacé au pied levé par Joan Peñarroya, les 1ères fulgurances dégagées par cette équipe dénotent du style Obradović. Bien plus libres balle en main, les arrières serbes cherchent avant tout l’espace. Le Partizan n’hésite pas à créer des trous, des mismatches en usant énormément de l’arme du pick and roll. Il y a d’ailleurs une grosse relation porteur de balle – intérieur. Ces screens offrent aussi drives et prises d’intervalles.

Sans ballon, Belgrade déploie une zone 2-3 particulièrement compacte. Joan Peñarroya semble privilégier la défense de la raquette à celle des lignes extérieures. Pour compenser ce déséquilibre, les joueurs restent très agressifs sur le porteur de balle. Discipline, cohésion collective et exigence tactique sont aussi des fondamentaux que suivent à la lettre les joueurs.

Histoire du club

Le club de basket-ball du Partizan Belgrade naît le 4 octobre 1945. Cette section fait alors partie de la Société sportive de la Maison centrale de l’Armée yougoslave (CDNJA Partizan). Autrement dit, elle a été formée à partir de l’équipe de basketball de l’Armée yougoslave. Un statut assez particulier qui prendra fin en 1953. Pendant ses 30 premières années d’existence, la formation de la capitale occupe à 5 reprises la 2e place du championnat, dont 2 fois avec le même nombre de points que le 1er. Les bons joueurs ainsi que les internationaux serbes ne manquent pas. Mais aucune version du Partizan ne parvient à soulever le moindre trophée.

Le tournant intervient aux prémices des années 70. Pour la 1ère fois, les anciens joueurs du Partizan intègrent la direction du club et installent sur le banc l’ex-sélectionneur de l’équipe nationale : Ranko Žeravica. Durant cette décennie, lui comme ses anciens assistants Ćorković et Ivković maintiendront une même ligne éditoriale mixant dureté soviétique à modernité étasunienne. Un style de jeu innovant qui porte ses fruits en 1976 lorsque les Crno-beli soulèvent leur 1er championnat. Celui-ci sera suivi de 2 autres jusqu’en 1981, le tout complété par 1 Coupe de Serbie. Cette philosophie gagne surtout l’Europe où le club belgradois signe le back-to-back en Coupe Korac (C3) lors des campagnes 1978 et 1979. 

Un goût prononcé pour l’Europe que perpétuent les coéquipiers de Željko Obradović, Milenko Savović ou encore Aleksandar Đorđević de la fin des eighties aux débuts des nineties. À la suite de quelques années plus tranquilles, le Partizan retrouve le sommet de la Yougoslavie en 1987 à travers ce doublé coupe-championnat. Et sur le Vieux Continent, les Belgradois se rapprochent du graal. 3e en Coupe d’Europe des clubs champions 1987 (C1) puis vainqueur pour la 3e fois de la Coupe Korač 1989 (C3). Ces 2e cycle rempli de succès se termine par les départs des Divac, Paspalj, Grbović, Savović et plein d’autres cadres. La saison 1991-1992 se transforme en un laboratoire où le nouveau head coach Željko Obradović lance une nouvelle génération. Un contexte déjà peu évident, que la guerre est venue empirer. Obligés de jouer en Espagne, les Crno-beli atteignent le Final Four de la Ligue des champions d’Europe (C1) à la surprise générale. Rendez-vous compte, cette équipe a une moyenne d’âge de 21,7 ans ! La fougue serbe bat les Italiens de Philips Milano avant qu’Aleksandsar Đorđević plante un 3 points emblématique à la dernière seconde contre le Montigalà Joventut en finale (71-70). Ils l’ont fait, ils sont champions d’Europe et réalisent par la même occasion un triplé historique.

Un accomplissement tombé à pic, car jusqu’en 1995 le club est interdit de coupe continentale en raison des sanctions de l’ONU. Au cours de cette période de disette, le KK Partizan empoche 1 championnat. Et pour finir en beauté ce millénaire, les Serbes signent le back to back en coupe nationale tout en atteignant un 3e Final Four d’Euroleague en 1998. Le retour de Duško Vujošević en tant que head coach marque les prémices d’une domination sans merci sur le territoire. Cette KLS glanée en 2002 est la 1ère d’une série longue de 13 triomphes consécutifs. Une fois la case nationale cochée, Belgrade s’attaque à la sphère régionale. De 2007 à 2013, le club remporte à 6 reprises la Ligue Adriatique. Et après 2 quarts de finale consécutifs, les Serbes atteignent le Final Four d’EuroLeague (C1) où ils enchainent 2 contre-performances : une contre l’Olympiacos (80-83) puis une autre en petite finale face au CSKA Moscou (88-90). Lorsque Vujošević quitte la capitale en 2010, s’ensuivent 3 saisons où l’équipe se rajeunit avant que les Noirs et Blancs réalisent la 2e saison blanche de leur histoire moderne en 2015.

Une période de sécheresse financière déferle dès lors à Belgrade. Pendant 3 ans, le Partizan frôle la crise, vire Petar Božić à la suite de la pire demi-saison de leur histoire récente, change de head coach tous les 6 mois et cumule 7 millions d’euros de dette. En 2018, le club voit le bout du tunnel en remportant son 1er titre depuis 4 ans. Mieux, ils réalisent le three-peat ! Au sortir de cette belle série, Željko Obradović – nonuple vainqueur de l’Euroleague (C1) – revient avec dans ses bagages des gros joueurs tels Kevin Punter, Mathias Lessort ou encore Zach LeDay. 3 121 jours après, les Crno-beli gagnent 1 rencontre d’EuroLeague (C1) avant de finalement s’incliner en quart de finale au match 5 contre le futur vainqueur madrilène. Et plus récemment, en 2025 le Partizan est devenu le club le plus titré de la Ligue ABA tout en décrochant le champion national. 

palmarès

EuroLeague (C1) 1992
Coupe Korać (C3) 1978 / 1979 / 1989
Champion de Serbie 1976 / 1979 / 1981 / 1987 / 1992 / 1995 / 1996 / 1997 / 2002 / 2003 / 2004/ 2005 / 2006 / 2007 / 2008 / 2009 / 2010 / 2011 / 2012 / 2013 / 2014 / 2025
Coupe de Serbie 1979 / 1989 / 1992 / 1994 / 1995 / 1999 / 2000 / 2002 / 2008 / 2009 / 2010 / 2011 / 2012 / 2018 / 2019 / 2020
Ligue Adriatique 2007 / 2008 / 2009 / 2010 / 2011 / 2013 / 2023 / 2025

Zoom : Grobari

Si la Štark Arena est considérée comme l’arène la plus hostile de l’EuroLeague (C1), c’est en grande partie grâce ou à cause (cela dépend de votre vision) des « Grobari ». Fondé en 1970, le principal groupe de supporters du KK Partizan Belgrade est le poumon de ce chaudron unique en son genre. Chants en continu, tifos géants, fumigènes, coordination parfaite des tribunes, pression constante sur les arbitres et l’adversaire… Disputer un match là-bas revient à jouer dans une ambiance assourdissante pendant 40 minutes.

Rien que leur nom en dit beaucoup sur eux. En serbe, Grobari signifie littéralement  « fossoyeurs ». Ce surnom leur a été attribué à la fin des années 1970 par les supporters de l’Étoile Rouge Belgrade, en raison des tuniques du Partizan qui ressemblaient à celles des fossoyeurs de l’époque.

Le Chiffre : 22 567

C’est l’affluence atteinte par ce Partizan Belgrade – Panathinaïkos le 5 mars 2009 – soit la  plus grande influence officielle pour un match de l’EuroLeague à ce jour.

autres adversaires

Paris pour Paris