Valencia Basket
Valencia Basket
| Fondation | 1986 | |
| Salle | Roig Arena | |
| Championnats | Liga ACB / EuroLeague | |
| Entraîneur | Xavi Albert | |
| Joueurs connus passés par le club | Bojan Dubljević / Nando de Colo / Fabricio Oberto |
Joueur à surveiller : T.J. Shorts
Le 3e au classement du MVP 2025 va-t-il totalement se relancer Valencia ? Déjà impressionnant sous les ordres de Tuomas Iisalo à Bonn, T.J. franchit un énorme cap au Paris Basketball. Double MVP de Betclic ÉLITE lors de ses 2 saisons dans l’Hexagone, le meneur brille de même en Europe. D’abord en remportant l’EuroCup 2024 (C2), puis en emmenant dans son sillage le club parisien aux portes du Final Four.
Juste, technique, clutch, intelligent… T.J. Shorts est l’archétype du meneur référence. Une ascension fulgurante stoppée nette au cours de la campagne 2025-2026. Alors que sa signature au Panathinaïkos devait représenter un immense tremplin, l’histoire tourne finalement au vinaigre. Peu de temps de jeu et mal utilisé, c’est dans l’optique de repartir de plus belle que l’Étasunien rejoint Valencia.
Les clés du camion orange appartiendront à T.J. À lui maintenant de retrouver ses standards d’antan !

Style de jeu

La continuité est de mise à Valence. Car ce n’est nul autre que l’ex-assistant coach de Pedro Martínez – Xavi Albert – que le champion d’Espagne a décidé de promouvoir au poste d’entraîneur principal. Avec cette décision, le club entend « rester fidèle à sa philosophie de promotion des talents de L’Alqueria del Basket une fois qu’ils sont prêts ». Chez les Taronges, il n’y a pas de héros, pas de franchise player à proprement parler, mais une approche avant tout basée sur le collectif.
On parle également d’une formation parmi les plus jeunes de la compétition, ce qui lui confère un surplus d’énergie et d’athlétisme unique en son genre. Cette alliance leur permettant d’exceller en transition. Constamment en mouvement sans ballon, les joueurs valenciens excellent dans l’art de se démarquer. Résultat : une fois trouvés, ces derniers possèdent le temps nécessaire pour prendre la décision optimale.
Valencia est une équipe avant tout tournée vers l’attaque sans pour autant rechigner en défense. Agressive sur le porteur de balle, cette défense particulièrement tournée vers les lignes arrière cherche sans arrêt le turnover, l’interception. Pressé encore et encore jusqu’à noyer l’adversaire. Tel est le dessein de cette équipe sans ballon !
Histoire du club
La naissance du Valencia Basket découle de la chute du Valencia Football Club. Entre leur relégation en 2e division espagnole et les problèmes économiques qui vont avec, les Los Ches décident de mettre un terme à l’ensemble des sections sportives du club durant l’été 1986… dont le basketball ! Cela tombe mal car en raison des bons résultats sportifs, les basketteurs de la ville commençaient à se bâtir une communauté engagée. Au vu de l’engouement engendré, l’ex-directeur de la section basket – Vicente Solá – décide de créer une entité de basketball à part dès septembre 1986. Une initiative soutenue par la fédération qui leur offre un ticket dans l’antichambre de l’élite pour leur saison rookie. Un chemin vers la crème de la crème d’autant plus facilité qu’à l’issue de la saison 1987-1988, la Liga passe de 16 à 24 équipes soit 8 promotions. L’opportunité est trop importante ! Les Taronges réalisent un all-in, conservent seulement 2 joueurs, investissent en masse puis finissent par monter !
La folie des débuts laisse place à la rude concurrence. D’abord écurie de 2nd plan, Valence décroche 4 fois d’affilée son ticket pour les playoffs jusqu’à cette campagne 1994-1995. Au club depuis 2 ans et demi, Manu Moreno se voit déchu de ses fonctions d’entraîneur principal en cours d’une saison extrêmement laborieuse. Mais l’électrochoc ne fonctionne pas et le club connait la relégation au terme d’un malheureux barrage contre Somontano Huesca. Les hommes de Mihajlo Vuković obtiennent toutefois leur promotion dès l’année ultérieure. Sauf que cette fois-ci, la Liga réduit le nombre de montées. Les Valenciens réussissent tout de même à rejoindre l’élite en achetant les droits de la place laissée vacante par Amway Zaragoza. À la suite de cet épisode rempli de rebondissements, les Taronges grandissent sous Nacho Rodilla jusqu’à glaner leur 1er trophée avec la Copa del Rey 1998 face au champion national Joventut de Badalona (89-75).
Les années 2000 commencent comme la fin du millénaire. Si Mihajlo Vuković quitte le navire orange et blanc, Valencia maintient sa ligne éditoriale encline à la progression. Composée de beaux noms comme Fabricio Oberto, Dejan Tomašević ou encore Alejandro Montecchia, cette génération atteint pour la 1ère fois les finales de championnat en 2003. Mais l’Espagne ne suffit pas ! En parallèle, le club explore le niveau continental à travers la Coupe Saporta (C2) : 2000 – quart de finale, 2001 – demie, 2002 – finale et 2003 – victoire ! Cette courbe exponentielle se confirme en EuroLeague (C1). Soutenue par la signature d’Antoine Rigaudeau, l’équipe rate d’un rien les playoffs pour ne pas avoir voulu affronter le Maccabi Tel Aviv en Israël. L’élimination marque l’épilogue de ce 1er chapitre européen. S’ensuivent 2 années de creux, un ménage de printemps au sein de tous les échelons des instances dirigeantes ainsi que le recrutement de MVPs en les personne de Dejan Milojević et Rubén Douglas. Les Taronges additionnent les quarts de Liga puis en 2010, ces derniers réalisent une nouvelle épopée d’EuroCup (C2) conclue par un succès sans merci contre l’Alba Berlin (67-44).
Les prolongations de Neven Spahija, Thomas Kelati, Kosta Perovic et surtout Matt Nielsen offrent à Valencia un gage de constance pour les saisons futures. Les finales deviennent une habitude sur la côte ibérique. De la Supercoupe 2011 à la Copa del Rey 2013 en passant par l’EuroCup 2012 (C2), le club cumule les bons parcours dépourvus cependant de médaille d’or. Un signe indien brisé lors de l’EuroCup 2014 contre l’UNICS Kazan (80-67/85-73). Avec un dernier carré de coupe nationale ainsi que de championnat, les Taronges accomplissent une campagne XXL. À l’été 2015, Velimir Perasović quitte le banc valencien. Remplacé quelques mois après par Pedro Martínez, le technicien espagnol prépare le terrain avant de pondre la plus grande saison du club pour son 30e anniversaire en 2017. Au-delà d’un énième dernier carré d’EuroCup (C2) suivi d’une finale de Copa del Rey, Valencia crée la sensation face au Real Madrid dans une Fonteta en transe et remporte sa seule Liga. Un immense accomplissement couplé d’un triomphe en Supercoupe.
Afin de poursuivre sur cette lancée, le club nomme à sa tête Jaume Ponsarnau, alors assistant coach depuis 2016. Une stratégie rondement imaginée du fait que Valencia ajoute une 4e EuroCup (C2) au sein de son armoire à trophées en 2019 grâce à une nouvelle grosse performance contre l’Alba Berlin (89-75/92-95/89-53). Depuis, l’équipe vacille entre l’EuroLeague (C1) et l’EuroCup (C2). Dernièrement, la bande du revenant Pedro Martínez a atteint les finales de Liga 2025 avant de prendre dans la foulée sa revanche sur le Real Madrid lors de la Supercoupe 2025. Portés par de jeunes têtes telles Sergio De Larrea, les nouveaux résidents de la Roig Arena poursuivent dans leur sillage en pondant l’une, si ce n’est la meilleure saison de l’histoire du club. Au-delà de soulever son 2e championnat d’Espagne, les Taronges créent la surprise en se qualifiant pour le Final Four d’EuroLeague 2026 après un quart de finale historique contre le Panathinaïkos (3-2 après avoir été mené 0-2). Plus que jamais, Valencia compte bien contester encore davantage le règne des mastodontes madrilènes et barcelonais.
palmarès
| EuroCup (C2) | 2003 / 2010 / 2014 / 2019 | |
| Champion d’Espagne | 2017 / 2026 | |
| Coupe d’Espagne | 1998 | |
| Supercoupe d’Espagne | 2017 / 2025 |
Zoom : Roig Arena
Initialement prévue pour 2023, la Roig Arena a finalement ouvert ses portes le 6 septembre 2025 en tant qu’enceinte principale du Valencia Basket. Surnommée ainsi en hommage au fondateur et président de Mercadona (entreprise espagnole de distribution alimentaire spécialisée dans les supermarchés de proximité), cette salle possède une capacité de 15 600 spectateurs en jour de match. Même si en format concert, on peut atteindre les 18 600 voire 20 000 personnes.
Cet investissement de 300 millions d’euros se distingue notamment par son aspect ultra moderne, très « NBA compatible ». Entre écrans géants, jeu de lumière ou encore LED 360, la Roig Arena est confectionnée de telle sorte à amener une touche supplémentaire de show aux matchs de basketball. Symbole de la nouvelle dimension prise par le club, cette enceinte répond aux exigences croissantes imposées par le basketball européen en termes de capacité ainsi que de confort.

Le Chiffre : 2025
C’est l’année d’inauguration de la Roig Arena – ce qui en fait la benjamine des salles d’EuroLeague.
autres adversaires

















