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Olympiacos Piraeus

Olympiacos Le Pirée

Fondation 1931
Salle Stade de la Paix et de l’Amitié
Championnats ESAKE / EuroLeague
Entraîneur Georgios Bartzokas
Joueurs connus passés par le club Vassilis Spanoulis / Patrick Beverley / Miloš Teodosić

Joueur à surveiller : Evan Fournier

Au sortir de 13 années NBA en dents de scie, le scepticisme était de mise concernant le retour d’Evan Fournier en EuroLeague (C1). Qui plus est à l’Olympiacos ! Des doutes rapidement effacés par le talent du swingman. Son duo aux côtés de Sasha Vezenkov a traumatisé toutes les écuries européennes la saison antérieure en saison régulière. Quand le Bulgare pilonnait au poste 4, notre Frenchie brillait par son flair ainsi que son catch and shoot dévastateur.

En plus de ses qualités naturelles, l’expérience lui permet de bonifier son jeu par l’intermédiaire d’un QI basket plus développé couplé d’une meilleure prise de décisions. Sa faculté à changer le cours d’une rencontre est toujours bien présente, ce qui le rend difficile à défendre. Pour sa campagne sophomore en EuroLeague (C1), Evan Fournier a toutes les clés en main pour frôler une cadence de MVP.

Style de jeu

Régularité dans l’élite, capacité à maximiser le potentiel de ses équipes, connaissance de la victoire… Georgios Bartzokas est l’archétype du coach collectif, méthodique et qui sait évoluer avec son temps. Cet Olympiacos 2025-2026 s’inscrit pleinement dans cette démarche. À une époque où la gestion du tempo est primordiale, les Athéniens cherchent constamment à imposer leur rythme davantage posé.

Empreint d’un style particulièrement structuré, l’Olympiacos mise sur la densité physique de ses intérieurs, parfaitement complétée par le spacing de ses arrières. Cela rend cette équipe imprévisible, capable de punir sur un gros tomar de Milenkovic avant que Dorsey envoie un gros shoot depuis le parking. 

Malgré ce fort collectif, l’Olympiacos reste toutefois dépendant de son duo Vezenkhov-Fournier. Et ce, pour le meilleur à l’instar des quarts de finale 2025 contre le Real Madrid… comme pour le pire à l’image du dernier Final Four !

Histoire du club

La section basketball de l’Olympiacos tient son origine de l’association entre un professeur d’éducation physique et ses élèves. Fondé en 1931, le club de la capitale grecque participe à son 1er championnat national en 1938. 11 ans plus tard, il le remporte, empochant par la même occasion le 1er titre de son histoire. Rebelote en 1960 où en plus de soulever l’ESAKE, les Erythrólefki réalisent leurs débuts en Coupe d’Europe.

Alors que l’Olympiacos se trouve sur la pente ascendante, le club se voit subitement freiné par une rétrogradation. En pleine période d’instabilité, un certain Fedon Mattheou débarque sur le banc rouge en 1967. Avec le soutien de son président Nikos Goulandris, le tacticien façonne une génération dorée. Parmi lesquels on retrouve des Giatzoglou, Kastrinakis ou encore Melini. Rapidement les Athéniens remontent en ESAKE et jouent les 1ers rôles tant à l’échelle nationale que continentale. Sous Mattheou, les Erythrólefki performent sur le continent tout en remportant le doublé Coupe-Championnat en 1976. Les résultats continuent d’être au rendez-vous après son départ avec 1 three-peat en Coupe nationale ainsi qu’1 Top 6 de Coupe des vainqueurs de coupe (C2) 1979.

Mais cette superbe dynamique se stoppe brutalement : durant les années 80 l’Olympiacos ne remportera qu’1 seul trophée ! Et comme 2 décennies auparavant, cette disette laisse place à une razzia. En dépit de gros résultats, l’année 1991 voit l’arrivée de joueurs étrangers de classe internationale en les personnes d’Eddie Johnson, David Rivers, Roy Tarpley ou encore Walter Berry. Dirigé par Giánnis Ioannídis puis Dusan Ivković, le club gagne 5 championnats consécutifs et 3 Coupes nationales en 8 ans. En EuroLeague (C1) toutefois, les Erythrólefki patinent. Finale en 1994 : perdue (59-57) – Finale en 1995 : perdue (73-61) – Finale en 1997… remportée au terme d’un parcours impressionnant contre Barcelone (67-66) !

C’est par une 3e place d’EuroLeague (C1) que les Athéniens débutent ce nouveau millénaire. Mais dans un 1er temps, les années 2000 ne sourient pas à l’Olympiacos. Après une année 2003 remplie de frustration, le club enchaîne 8 saisons blanches. Et ce, notamment en raison d’un budget revu à la baisse. Pas à pas, les Erythrólefki retrouveront leurs standards d’antan. D’abord sous Jonas Kazlauskas où ils atteignent les quarts d’EuroLeague (C1) en plus de disputer 5 finales de championnat d’affilée. Puis le technicien Panayótis Yannákis met un terme à cette série noire en glanant la Coupe nationale 2010.

L’ajout décisif dans le retour en grande pompe des Grecs intervient cette même année lorsque Dusan Ivković reprend les rênes de l’équipe. Le club change de philosophie en s’appuyant principalement sur de jeunes joueurs tels Kostas Sloukas ou encore Kostas Papanikolaou. Cet Olympiacos 2.0 déjoue tous les pronostics ! Dans le sillage de Vassilis Spanoulis, le club réalise le doublé Championnat – EuroLeague (C1) en 2012 – une 1ère depuis 15 ans. Et malgré le départ de Dusan Ivkovic, la bande de Giorgos Bartzokas signe le back-to-back en Europe, suivi d’un back-to-back en ESAKE (2015-2016).

Si l’Olympiacos continue à performer en Europe, sur le plan national les Athéniens connaissent une phase de trouble inédite. En signe de protestation contre les décisions arbitrales, les Rouge et Blancs décident de se retirer en pleine demi-finale de Coupe nationale 2019. Leur contestation atteindra même les plus hautes instances. La Fédération nationale n’acceptera néanmoins les revendications des Erythrólefki, ce qui poussera le club à boycotter le championnat pendant 2 saisons. Depuis, Giorgos Bartzokas a réalisé son come-back dans la capitale. Un retour auréolé de 3 ESAKE, 3 Coupes nationales, 3 Supercoupes ainsi que 3 top 3 d’EuroLeague (C1). Le tout, auréolé du graal en 2026.

palmarès

EuroLeague (C1) 1997 / 2012 / 2013 / 2026
Championnat de Grèce 1949 / 1960 / 1976 / 1978 / 1993 / 1994 / 1995 / 1996 / 1997 / 2012 / 2015 / 2016 / 2022 / 2023 / 2025
Coupe de Grèce 1976 / 1977 / 1978 / 1980 / 1994 / 1997 / 2002 / 2010 / 2011 / 2022 / 2023 / 2024
Supercoupe de Grèce 2022 / 2023 / 2024 / 2025

Zoom : Stade de la Paix et de l’Amitié

Depuis plus de 30 ans, l’Olympiacos évolue au « Stade de la Paix et de l’Amitié » à Athènes. Ce nom à rallonge détient en réalité une connotation politique. Inauguré en 1985 pendant la Guerre Froide, la Grèce souhaitait transmettre un message diplomatique et culturel à travers cette enceinte. D’autant plus que cette nation a fait l’objet de convoitises de la part des 2 blocs idéologiques.

Le nom « Paix et Amitié » reflète cette volonté de dialogue international, notamment via le sport. Paradoxalement, aujourd’hui l’ambiance extrêmement hostile mise en place par les supporters de l’Olympiacos contraste avec l’appellation de l’arène.

Le Chiffre : 23,1

C’est la moyenne d’âge de l’Olympiacos lors de son titre en 2012 – il s’agit de la plus jeune équipe à avoir soulevé l’EuroLeague dans l’ère moderne.

autres adversaires

Paris pour Paris