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Panathinaikos AKTOR Athens

Panathinaikos AKTOR Athens

Fondation 1921
Salle Telekom Center Athens
Championnats ESAKE / EuroLeague
Entraîneur Ergin Ataman
Joueurs connus passés par le club Dimitris Diamantidis / Dominique Wilkins / Vassilis Spanoulis

Joueur à surveiller : TJ Shorts

Il s’agit sans aucune contestation du blockbuster de l’été. Le Panathinaïkos a ajouté dans ses rangs T.J. Shorts et compte désormais 2 des 3 meilleurs joueurs de la saison régulière d’EuroLeague 2024-25 (C1).

Déjà impressionnant sous les ordres de Tuomas Iisalo à Bonn, T.J. a franchi un énorme cap au Paris Basketball. Double MVP de Betclic ÉLITE lors de ses 2 saisons dans l’Hexagone, le meneur a de même brillé en Europe. D’abord en remportant l’EuroCup  2024 (C2), puis en emmenant dans son sillage le club parisien aux portes du Final Four.

Juste, technique, clutch, intelligent… T.J. Shorts est l’archétype du meneur référence. Pour sa saison sophomore dans la reine des compétitions européenne, il sera intéressant de voir si la mayonnaise prend avec Kendrick Nunn.

Style de jeu

De l’Anadolu Efes au Panathinaïkos, Ergin Ataman – triple vainqueur de l’EuroLeague (C1) – emploie un système assez similaire basé sur une agressivité chronique ainsi qu’un spacing rythmé. Un jeu très NBA compatible. Avec dans le rôle de chef d’orchestre 2 MVP de régulières en les personnes de Vasilije Micić en Turquie et aujourd’hui Kendrick Nunn en Grèce.

Cette approche rythmée se traduit notamment en défense où le Panathinaïkos cherche à casser le tempo imposé par l’adversaire grâce à un mélange de switchs et de pression. Cette palette variée contient de même des hedges agressifs et parfois des drops courts selon le profil du meneur adverse.

Le pick-and-roll est un aspect primordial chez Ergin Ataman. Le jeu offensif du Pana tourne d’ailleurs autour de ce système sur demi-terrain, exécuté par les arrières pendant que les intérieurs roll ou cut. Le but : toujours créer le mismatch pour cumuler les paniers faciles ou des fautes.

Histoire du club

Accompagné de 40 autres athlètes, George Kalafatis fonde le Panathinaïkos Athletic Club en 1908, avant d’ajouter une section basketball 11 ans plus tard. Presque à la surprise générale, les Athéniens remportent leur premier championnat dès 1921, avant de connaître une longue période de trouble. Derrière les YMCA, Ethnikos Athinon, ou encore Panionios dans la hiérarchie – ce n’est qu’après la 2nd Guerre Mondiale que le PAO retrouve le succès avec un back-to-back.

Après 2 nouvelles saisons blanches, le Panathinaïkos reste invaincu pendant 2 ans et remporte ainsi l’ESAKE 1950 et 1951. Un exploit reproduit en 1954. Si les Athéniens concèdent quelques revers, ces derniers dominent en Grèce du haut de leurs 4 championnats glanés durant les années 60. Une décennie au cours de laquelle le Pana découvre l’Europe. Avec une 1ère participation en 1962 suivie 7 saisons plus tard d’un dernier carré en Coupe des vainqueurs de coupe (C2). La fin d’un cycle conclue par la signature du 1er joueur étasunien par un club grec, en la personne de Greenwood.

Ce nouveau chapitre est sûrement le plus dominant sur la scène nationale. Cette génération des « 4K »(Kontos, Koronaios, Kokolakis, Kefalos) remporte 10 championnats sur 14 possibles, dont 5 consécutifs. De même, entre 1979 et 1983, le Panathinaïkos soulève 3 Coupes nationales, accompagnées de belles performances en Europe avec 2 Top 6 en Coupe des clubs champions européens (C1). Mais ces 14 années dorées laissent place à 14 années de disette en ESAKE. L’apothéose de cette descente a lieu en 1992, lorsque les Athéniens ne se qualifient pas pour une compétition continentale – une 1ère depuis… 1967 ! Sous l’égide de Kóstas Polítis, le Pana se relève dès 1993. Le club soulève la Coupe nationale et passe à 1 match de retrouver le toit de la Grèce, après avoir refusé de disputer la belle contre l’Olympiacos en raison des décisions arbitrales lors du match 2 des finales.

Le Panathinaïkos progresse. Et pour passer un nouveau cap, le bord grec décide de recruter Božidar Maljković – alors double vainqueur de l’EuroLeague (C1) – à l’été 1995. Accompagné d’un gros effectif avec en tête de gondole Dominique Wilkins, le PAO soulève sa 1ère EuroLeague (C1) après sa victoire d’1 point contre le FC Barcelone (67-66). Une saison conclue sur une touche amère suite à sa lourde défaite au match 5 de championnat face à l’Olympiacos, malgré une nouvelle Coupe nationale glanée. Dans la foulée d’une saison blanche, l’équipe athénienne s’appuie sur son néo-duo Souboti-Radja pour remporter l’ESAKE et enfin briser ce signe indien long de 14 ans.

À l’aube du nouveau millénaire, le Panathinaïkos réalise le meilleur mouv de son histoire en intronisant sur son banc Zeljko Obradovic – déjà triple vainqueur de l’EuroLeague (C1). Autour du swingman Dejan Bodiroga puis du combo-guard Dimítris Diamantídis, le technicien serbe place définitivement le Pana sur la carte de l’Europe. Sur la scène nationale, les Verts remportent 9 championnats consécutifs ainsi que 6 Coupes nationales. Et en EuroLeague (C1), le PAO récolte 5 des 11 premiers titres des années 2000. D’abord en 2000 puis en 2002 avec 2 upsets contre le Maccabi Tel Aviv (73-67) et Bologne (89-83). Suivi par 2 victoires de 2 points à 1 an d’intervalle face au CSKA Moscou (93-91 en 2007 puis 73-71 en 2009). Le tout, finalisé par la dernière EuroLeague  (C1) de l’ère Obradovic en 2011. 

Le club reconstruit brique par brique autour de Dimitris Diamantidis. Jusqu’à son départ en 2016, le Panathinaïkos performe en Grèce avec 7 trophées nationaux et se hisse à 3 reprises en playoffs. Mais si les titres continuent d’affluer, en coulisse l’instabilité est de mise. 10 entraîneurs s’enchaînent de 2019 à 2023 avant la signature d’Ergin Ataman. Sous la direction du Turc, les Athéniens retrouvent les playoffs et gagnent l’EuroLeague 2024 (C1) en plus de coller une remontada à l’Olympiacos lors des Finales de championnat.

palmarès

EuroLeague (C1) 1996 / 2000 / 2002 / 2007 / 2009 / 2011 / 2024
Champion de Grèce 1921 / 1946 / 1947 / 1950 / 1951 / 1954 / 1961 / 1962 / 1967 / 1969 / 1971 / 1972 / 1973 / 1974 / 1975 / 1977 / 1980 / 1981 / 1982 / 1984 / 1998 / 1999 / 2000 / 2001 / 2003 / 2004 / 2005 / 2006 / 2007 / 2008 / 2009 / 2010 / 2011 / 2013 / 2014 / 2017 / 2018 / 2019 / 2020 / 2021 / 2024
Coupe de Grèce 1979 / 1982 / 1983 / 1986 / 1993 / 1996 / 2003 / 2005 / 2006 / 2007 / 2008 / 2009 / 2012 / 2013 / 2014 / 2015 / 2016 / 2017 / 2019 / 2021 / 2025
Supercoupe de Grèce 2022

Zoom : Le club de tous les Athéniens

AEK, Olympiacos Le Pirée, Paniónios B.C., Peristeri B.C., Maroussi B.C… L’ensemble des clubs professionnels de basketball d’Athènes font référence de près ou de loin à un quartier de la capitale, voire même à une autre ville (AEK avec Constantinople). Une tendance que l’on retrouve historiquement chez beaucoup de clubs d’Euroleague (C1) – notamment en Turquie.

Pourtant, le Panathinaïkos ne s’est pas rattaché à une zone précise de la ville. Le nom du club signifie littéralement « Tous les Athéniens ». Dès sa création, le Pana a donc exprimé  l’idée de représenter l’ensemble des habitants d’Athènes, et non un seul quartier.

Le Chiffre : 41

C’est le nombre de fautes provoquées par le Panathinaïkos face au Skipper Bologne le 14 janvier 2004 – soit le plus grand nombre enregistré dans l’ère moderne de l’EuroLeague.

autres adversaires

Paris pour Paris