Real Madrid
Real Madrid Baloncesto
| Fondation | 1931 | |
| Salle | Movistar Arena | |
| Championnats | Liga ACB / EuroLeague | |
| Entraîneur | Pedro Martínez | |
| Joueurs connus passés par le club | Luka Dončić / Arvydas Sabonis / Sergio Llull |
Joueur à surveiller : Timothé Luwawu-Cabarrot
À Antibes, notre serial shooteur du jour découvre Espoir ÉLITE, Pro 1 et même Pro B. Alors que tout le monde pensait le voir traverser l’Atlantique pour tenter sa chance en NBA comme bon nombre l’ont fait avant lui, Timothé Luwawu-Cabarrot décide de quitter la France pour… la Serbie ! Choix bizarre, choix étrange aux 1ers abords mais choix finalement payant. Aussi bien en Ligue Adriatique qu’en championnat de Serbie, le 3&D casse tout au pays de Jokic en tournant à plus de 13 points de moyenne. Une année de patience récompensée par un 24e pick de la draft 2016.
Le rêve américain durera 340 matchs répartis sur 5 saisons aux 76ers, Thunder, Bulls ou encore aux Nets. Même lorsqu’il était au milieu des Kevin Durant et James Harden, Timothé Luwawu-Cabarrot dépassait constamment le quart d’heure de jeu. Revenu en Europe par l’Italie, le médaillé d’argent aux JO 2021 ainsi qu’à l’EuroBasket réalisera une pige à l’ASVEL puis traversera les Pyrénées pour Baskonia. Le voici au summum de son art, à l’image de son titre de meilleur scoreur du championnat espagnol 2026. Au Real Madrid, TLC s’apprête à passer un cap à l’instar de Théo Maledon la saison antérieure. Avec en fond cette question : jusqu’où peut-il s’élever ?

Style de jeu

Valencia, Baskonia, Gran Canaria, Bàsquet Manresa… Tous ces clubs au sein desquels Pedro Martínez a officié possèdent cet ADN empreint de modernité. Dans chacune de ces équipes, le technicien ibérique déploie une approche avant tout basée sur le collectif. Même si l’effectif du Real Madrid s’avère plus expérimenté et plus talentueux que les précédentes formations citées, l’exploitation de l’espace reste la pierre angulaire de ce système.
Moins de transitions certes, moins de mouvement sans ballon, mais une meilleure circulation du ballon. Avec en bout de chaîne des shooters, des slashers ou bien la montage Tavares. La présence du pivot cap-verdien assure d’ailleurs une protection d’arceau quasi automatique. En défense, le Real Madrid sort ainsi agressivement sur les lignes arrières sans cette pression de se voir totalement ouvrir en 2 dans la peinture.
Histoire du club
En conséquence de l’attractivité croissante du Real Madrid Fútbol, Angel Cabrera fonde en 1931 une section baloncesto au sein du club. Ce pionnier du basketball ibérique permet à la Casa Blanca de jouer rapidement les premiers rôles sur la scène nationale. Et une fois la guerre civile passée (1936-1939), les Madrilènes engrangent les titres dans les années 50 : multiples champions de Castille, quintuple vainqueur de la Coupe du Roi avec 2 back-to-back, 1 Copa Latina, 1 Liga ainsi que 2 demies d’affilée de Coupe d’Europe.
Composé de légendes telles Sevillano ou encore Brabender, le Real Madrid poursuit sa razzia en Espagne de 1960 à 1970. Avec 9 des 10 championnats de la décennie et 2 three-peats en Coupe du Roi, personne ne fait mieux en Europe occidentale. Par contre à l’est, l’URSS continue à dominer le continent. Les Blancos profitent alors du non-alignement des équipes soviétiques en 1964 – perquisitionnées pour les JO de Tokyo – afin de soulever leur 1ère Coupe d’Europe (C1). Mieux, ils réalisent le back-to-back après une victoire contre le CSKA Moscou (81-88/62-76). Un exploit répliqué en 1967 face à Milan (91-83) puis en 1968 contre le Spartak Brno (98-95).
Rares sont les équipes à avoir autant dominé dans les seventies. On parle ici de 10 Liga et 5 Coupes du Roi consécutives, accompagnées d’une série historique de 88 succès d’affilée sur le territoire. Au-delà de l’Espagne, la bande de Pedro Ferrandiz surnage en Europe avec 3 finales en 3 ans dont 1 victoire de 2 points contre l’ogre de l’époque, à savoir l’Ignis Varèse (84-82). C’est d’ailleurs face à cet adversaire que le Real Madrid Baloncesto deviendra l’équipe la plus titrée en Coupe d’Europe des clubs champions (C1) après son nouveau succès en 1979. Un statut que le club détient encore aujourd’hui.
Après 2 nouveaux championnats remportés, la Casa Blanca doit faire face à une concurrence accrue en Espagne avec la création de la Liga ACB. Si les Madrilènes remportent les 3 premières éditions, les succès s’amenuisent au fil du temps. Alors qu’en Coupe du Roi, le Real Madrid remporte 4 éditions entre 1985 et 1993, en empochant au passage la 1ère Supercoupe d’Espagne. Sur le continent, les Espagnols brillent davantage en Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe (C2) avec 3 triomphes.
C’est sur une pente descendante que le Real Madrid aborde cependant cette fin de millénaire. L’année 1992 marque le début d’un nouveau projet bâti autour du géant lituanien Arvydas Sabonis. Vainqueur de 2 des 3 dernières campagnes d’EuroLeague (C1), Željko Obradović rejoint dans la foulée le navire Blancos. Et 15 ans après, le Madrilène soulève la reine des compétitions FIBA en 1995. La dernière avant une nouvelle disette. De 2000 à 2014, la Casa Blanca remporte 4 Liga, 2 Coupe du Roi, 2 Supercoupes d’Espagne, ainsi qu’1 Coupe ULEB (C2). Dès lors réélu président du club, Florentino Pérez n’hésite pas à investir massivement dans la section basketball. Rudy Fernandez, Sergio Rodriguez, Jaycee Carroll ou encore Serge Ibaka signent dans la capitale. Et après 2 finales perdues de peu, la Casa Blanca empoche sa 9e EuroLeague à la maison après un succès 78-59 contre l’Olympiacos.
Porté par leur nouvelle star Luka Dončić, le Real Madrid Baloncesto rafle Coupe du Roi, Supercoupe et Liga lors des 2 saisons suivantes, avant de réaliser la Decima en Europe. Toujours aussi supérieurs en Espagne, les Blancos continuent de cumuler les titres sur leur territoire. Et en EuroLeague (C1), leur dernier triomphe remonte à 2023. Mené à 3 secondes de la fin, l’éternel Sergio Lull lâche un shoot clutchissime sur la tête de Youssoupha Fall pour donner la victoire aux siens (79-78). Le plus grand club au monde n’en a pas fini de cumuler les étoiles.
palmarès
| EuroLeague (C1) | 1964 / 1965 / 1967 / 1968 / 1974 / 1978 / 1980 / 1995 / 2015 / 2018 / 2023 | |
| Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe (C2) | 1984 / 1989 / 1992 / 1997 | |
| Coupe ULEB (C2) | 2007 | |
| Coupe Korać (C3) | 1988 | |
| Champion d’Espagne | 1957 / 1958 / 1960 / 1961 / 1962 / 1963 / 1964 / 1965 / 1966 / 1968 / 1969 / 1970 / 1971 / 1972 / 1973 / 1974 / 1975 / 1976 / 1977 / 1979 / 1980 / 1982 / 1984 / 1985 / 1986 / 1993 / 1994 / 2000 / 2005 / 2007 / 2013 / 2015 / 2016 / 2018 / 2019 / 2022 / 2024 / 2025 | |
| Coupe d’Espagne | 1951 / 1952 / 1954 / 1956 / 1957 / 1960 / 1961 / 1962 / 1965 / 1966 / 1967 / 1970 / 1971 / 1972 / 1973 / 1974 / 1975 / 1977 / 1985 / 1986 / 1989 / 1993 / 2012 / 2014 / 2015 / 2016 / 2017 / 2020 / 2024 | |
| Supercoupe d’Espagne | 1985 / 2013 / 2014 / 2015 / 2019 / 2020 / 2021 / 2022 / 2023 / 2024 |
Zoom : Torneo de Navidad
Contrairement à la grande majorité des sports, le basketball ne s’arrête pas durant la période des fêtes de fin d’année. Au contraire, jouer lors de ce moment de la saison est presque devenu une tradition, à l’instar des « NBA Christmas Games »… ou encore du méconnu « Torneo de Navidad » organisé par le Real Madrid !
L’histoire de ce tournoi remonte à 1966. Alors que le basketball recule sur le sol ibérique, Raimundo Saporta – alors haut dirigeant du Real Madrid – décide de créer une compétition en plein Noël réunissant les clubs ainsi que les nations des quatre coins de la planète.
Malgré ce statut de simple « Tournoi Amical », le Torneo de Navidad ne cesse de gagner en importance au fil des années. Un événement fascinant, auquel participent des universités comme celle de la Caroline du Nord, des sélections telles la Yougoslavie, ainsi que des clubs à l’image de Nice.
Cette compétition disparaît finalement en 2006, après 41 éditions dont 36 remportées par les Merengues.

Le Chiffre : 11
C’est le nombre d’EuroLeague glanées par le Real Madrid Baloncesto – un total inégalé en Europe.
autres adversaires

















