Virtus Bologna
Virtus Bologne
| Fondation | 1871 | |
| Salle | Virtus Arena | |
| Championnats | LBA Serie A / EuroLeague | |
| Entraîneur | Álex Mumbrú | |
| Joueurs connus passés par le club | Emanuel Ginóbili / Antoine Rigaudeau / Miloš Teodosić |
Joueur à surveiller : Kevin Kokila
Fraîchement vainqueur de l’EuroCup 2026 sous la tunique de Bourg-en-Bresse, Kevin Kokila joue sa 1ère saison en EuroLeague. Une magnifique ascension pour celui qui juste après la COVID, évoluait en 3e division française. Rien ne prédestinait l’international angolais à atteindre un tel niveau, d’autant plus que ce dernier réalise ses 1er pas en club à l’âge de 15 ans. Une entrée tardive dans l’univers de la balle orange rapidement remarquée de par sa venue au centre de formation de l’ASVEL dès 2019. Malgré ce trophée du Futur soulevé en 2021, ce dernier entame sa carrière professionnelle au Lyonso Basket.
Son talent s’arrête enfin de passer sous les radars lorsque la JL le recrute à l’été 2022. Kevin Kokila grimpe un à un les échelons à Bourg jusqu’à occuper le poste de capitaine lors de son ultime campagne dans l’Hexagone. Un leader né, à l’image de cette Coupe d’Afrique 2025 soulevée. Pivot athlétique capable de combler son déficit de taille par une grosse explosivité, le joueur de Dubai prêté au Virtus possède une saison pour montrer ses preuves dans l’élite du Vieux Continent.

Style de jeu

Lorsqu’il s’agit de décortiquer cette Virtus Bologne, il faut partir du constat suivant : ils ne sont élites dans aucun domaine. Il n’y a pas de vraie star au sein de cette équipe. Aucun joueur capable de gagner périodiquement des matchs à lui seul. Un mal pour un bien de par la patte tactique d’Álex Mumbrú. Issu tout droit de l’école Valencia, le champion d’Europe 2025 avec l’Allemagne a rarement construit son équipe autour de 1-2 stars. D’où le fait que des rotations bien plus profondes sont mises en place et que tout le monde détient un rôle bien spécifique. Ces derniers possèdent néanmoins un même point commun dans leur tâche : mettre de l’intensité.
L’attaque du Virtus tourne autour de tout un collectif très bien huilé. Très peu d’isolation mais beaucoup de spacing, de mouvement, de flexibilité selon le joueur en feu. Le but : que le danger vienne de partout ! Alex Mumbrú met aussi un grand accent sur la défense à travers une intensité maximale sur le porteur de balle, des aides rapides ainsi qu’un contrôle soutenu du rebond offensif. Le tout, accompagné d’une activité permanente afin d’activer le mode transition à peine le ballon récupéré.
Histoire du club
Durant la soirée du 17 janvier 1871 à l’école primaire San Domenico, le professeur de la Società Sezionale di Ginnastica fonde une entité qui deviendra la Sef Virtus Bologna. Et en guise de symboles, sont choisis 4 F disposés en croix romaine : fort, franc, ferme et fier. Des mots qui sont encore aujourd’hui la devise du club. La 1ère équipe de basketball se forme plus de 50 ans après la création du club en 1927. Les Bianconeri gravissent les échelons. Mais une fois arrivés en 1ère division, ces derniers vont enchaîner les places d’honneur sans jamais parvenir à décrocher le graal. Il faut attendre la fin de la 2nd Guerre Mondiale pour voir le club inscrire des 1ères lignes à son palmarès. Des débuts métamorphosés en période de domination car sous Renzo Poluzzi, les Bolonais remportent 4 Scudetti consécutifs avant de signer le back-to-back (1955-1956). Entre-temps, une autre place forte du basket italien a retrouvé ses standards des années 40 : l’Olimpia Milano. Une rivalité qui privera la Virtus de nombreux titres, surtout lors des sixties. Malgré la découverte des Coupes d’Europe, les portes de l’armoire à trophées ne bougent pas d’un poil au cours de la décennie.
Une stagnation stoppée nette par la nomination de l’avocat Gianluigi Porelli à la tête de l’entité en 1968, accompagné de Giovanni Elkan pour la section basketball. Si jusqu’en 1973 les résultats sportifs n’évoluent pas spécialement, la santé financière quant à elle reprend du galon. Les fondations dorénavant consolidées, Bologne peut passer à l’étape supérieure. Cela commence avec la venue de l’ex-sélectionneur chilien – Dan Peterson – suivie 2 ans plus tard du recrutement de Tom McMillen. Bologne atteint ainsi les quarts de la Coupe d’Europe des vainqueurs de la Coupe 1975 (C2), remporte son 1er championnat en 22 ans la saison ultérieure, pour finalement échouer à 2 petits pions du succès en Coupe des Coupes 1978 (C2). La montée en puissance se poursuit sous Terry Driscoll avec un nouveau back-to-back en LBA, le 1er doublé coupe-championnat et cette fois-ci la finale de Coupe d’Europe des clubs champions 1981 (C1), là aussi perdue d’un rien face au Maccabi Tel-Aviv (80-79). Cette ère Porelli ultra exigeante prend fin par la « Sugar Mania ». Pourquoi ce nom ? Dans la foulée de la nomination d’Ettore Messina en 1989, le club rapatrie dans ses filets l’ancien NBA All-Star Michael « Sugar » ainsi que le champion NBA Clemon Johnson. Ensemble, cette petite troupe venge 10 années de frustration en empochant enfin la Coupe des Coupes 1991 (C2) contre le Real Madrid (79-74).
De suite après ce formidable accomplissement, Gianluigi Porelli vend le Synudine Bologne, qui devient laVirtus Bologne. L’ère Cazzola prend ses racines avec la signature du fantasque poste 2 Predrag Danilović. L’assise bolonaise prend alors forme avec un 1er Scudetto lors de la last dance d’Ettore Messina enchaînée par un three-peat durant le cycle Alberto Bucci. Mais à chaque fois, pas de grosse performance en Ligue des champions d’Europe (C1). À la suite de 2 campagnes de transition de 1995 à 1997, Ettore Messina fait son grand retour avec dans ses bagages un certain Predrag Danilović qui était alors parti à la conquête de la NBA. Entourés de Radoslav Nesterovič ou encore d’Antoine Rigaudeau, les Noir et Blanc s’imposent comme LA meilleure équipe du continent en cette fin de millénaire. En 1998, le club gagne la LBA lors de la prolongation du match ultime grâce à la légendaire faute de Dominique Wilkins sur le tir à 3 points de Danilovic. Puis dans la foulée, la Virtus soulève son EuroLeague (C1) tant attendue contre l’AEK Athènes (58-44). Il y aura une nouvelle finale l’année suivante face au Žalgiris Kaunas (82-74) avant qu’Alfredo Cazzola ne vende l’entité à Marco Madrigali en 2000.
Afin de repartir de plus belle, Bologne fait all-in sur la jeunesse. Dans le sillage des Jaric, Smodis, Manu Ginobili… la Virtus enchaîne 33 victoires consécutives toutes compétitions confondues. Et sans surprise, cette saison 2000-2001 se conclut par le grand chelem Coppa Italia – Championnat – Euroleague (C1). Un coup d’éclat plus qu’une nouvelle dynamique. Les Bolonais ne confirment pas et Ettore Messina se voit licencié le temps d’un instant. Sauf qu’un envahissement de terrain des supporters en amont d’un match contre Pallacanestro Trieste oblige Marco Madrigali à réembaucher le technicien italien. Une coupe nationale accompagnée d’une malencontreuse finale d’EuroLeague (C1) plus tard, le club se retrouve au bord de la banqueroute. Cela atteint une telle dimension que les Bianconeri s’avèrent exclus de la LBA en raison de retards de paiement de salaire. Si la faillite est évitée de justesse, la relégation est tout de même confirmée. Le fond est touché.
Lors de l’été 2004, le club obtient sa réaffiliation à la Fédération italienne de basket-ball et peut en conséquence de nouveau utiliser le nom « Virtus Pallacanestro ». De retour en 1ère division dès 2005, les Bianconeri progressent à vitesse grand V. La consécration de cette relève intervient en 2009 lorsqu’après 7 ans d’attente, la boite à trophées bolonaise s’ouvre pour accueillir l’EuroChallenge (C3). S’ensuivent 4 défaites consécutives en finale de Coupe d’Italie et quelques années plus tard, la 1ère relégation sportive du club. Encore une fois, Bologne remonte promptement. Et encore une fois, la black V soulève dans la foulée un énième trophée européen avec la Basketball Champions League 2019, un 1er Scudetto en 20 ans ainsi que l’EuroCup (C2). Actuellement, ils sont champions d’Italie en titre.
palmarès
| EuroLeague (C1) | 1998 / 2001 | |
| Coupe des Coupes (C2) | 1990 | |
| EuroCup (C2) | 2022 | |
| EuroChallenge (C3) | 2009 | |
| Basketball Champions League (C3) | 2019 | |
| Champion d’Italie | 1946 / 1947 / 1948 / 1949 / 1955 / 1956 / 1976, 1979 / 1980 / 1984 / 1993 / 1994 / 1995 / 1998 / 2001 / 2021 / 2025 | |
| Coupe d’Italie | 1974 / 1984 / 1989 / 1990 / 1997 / 1999 / 2001 / 2002 | |
| Supercoupe d’Italie | 1995 / 2021 / 2022 / 2023 |
Zoom : Madison Square Garden
La Virtus Bologne est la plus new-yorkaise des équipes européennes. Les Knicks sont en effet particulièrement appréciés au nord de la Botte. Voici pourquoi ! Dans les années 50, la popularité grandissante du quadruple champion d’Italie pousse la ville à bâtir une nouvelle salle pour remplacer la Sala Borsa. C’est alors qu’en 1956, le club déménage à Giuseppe Dozza. La nouvelle enceinte comporte alors 7 000 places.
Cette arène directement inspirée du Madison Square Garden va alors rapidement être surnommée « Il Madison » par les supporters et les médias. Puis après la retraite politique de Dozza en 1966, la salle a été officiellement rebaptisée « PalaDozza » bien que le surnom « Il Madison » soit resté dans la culture populaire.

Le Chiffre : 33
C’est le nombre d’interceptions réalisé par la Virtus Bologne le 1er février 2001 face aux Adecco Estudiantes – un record.
autres adversaires

















