Besiktas Istanbul
Besiktas Istanbul
| Fondation | 1933 | |
| Salle | BJK Akatlar Arena | |
| Championnats | Süper Ligi / EuroLeague | |
| Entraîneur | Dušan Alimpijević | |
| Joueurs connus passés par le club | Allen Iverson / Alperen Şengün / Deron Williams |
Joueur à surveiller : Devon Dotson
Durant cette saison à 3 finales, le Besiktas reposait sur un trio : Anthony Brown au scoring, Ante Zizic au rebond et… Devon Dotson à la passe ! Superstar en High School, ce jeune meneur s’identifie rapidement comme l’un des plus grands prospects de sa génération au Pays de l’Oncle Sam. Une pente ascendante qu’il poursuit en NCAA chez les Kansas Jayhawks avant de brutalement s’arrêter au moment de rentrer en NBA. Malgré ses performances à plus de 20 points de moyenne en G-League, les Bulls puis les Wizards ne lui donnent pas sa chance contrairement au club stambouliote.
Depuis son arrivée à l’été 2025, Devon Dotson répond plus que présent aux exigences du jeu européen. Sa vélocité naturelle balle en main à la Derrick Rose correspond au profil type du meneur moderne tourné vers le scoring. Et ce, sans pour autant délaisser la passe dont il est aussi le garant au sein de sa formation. À noter également que ce dernier excelle dans l’art de l’interception. L’EuroLeague révélera si oui ou non le natif de Chicago a la capacité de passer un palier supplémentaire.
Style de jeu
Beşiktaş mise sur la continuité ! Fruit d’un travail long de 3 saisons, la formation de Dušan Alimpijević renforce jour après jour une identité aussi bien marquée que flexible. Après avoir vite remonté la balle, les arrières Kara Kartallar usent de leur liberté pour naviguer autour du périmètre avant de piquer. Aidés par des écrans voire de pick and roll, les Devon Dotson ou encore Berk Ugurlu shootent, drivent ou bien délivrent un caviar pour leurs intérieurs.
Les transitions éclairs représentent également une arme que Besiktas utilise sans limite. Cette intensité se retrouve de même en défense à l’image de ces montées ultra-agressives sur le porteur de balle adverse.

Histoire du club
Alors que l’Empire ottoman refusait toute trace de sport anglo-saxon sur son territoire, le Bereket Gymnastics Club profite d’une autorisation spéciale des autorités pour voir le jour en 1903. Pour le basketball, il faut attendre l’année 1933 avant de voir apparaitre ce sport de manière officieuse au sein du giron. Surtout que juste après les JO de Munich en 1936, la balle orange quitte la capitale turque pour ne revenir que dans les années 40. S’ensuivent des saisons dans l’ombre marquées de hauts et de bas, jusqu’à l’été 1966, date de création du championnat national. Pour intégrer l’élite, les Kara Kartallar doivent d’abord remporter la Ligue d’Istanbul. Le club y participe, il gagne, puis intègre dès la saison suivante la Süper Ligi.
Cette année 1967 marque les débuts officiels du Besiktas Basketball ! Au cours de ses 1ères campagnes d’existence, le club de la capitale se positionne comme une place forte en Turquie. Les seventies commencent par plusieurs places de dauphins accompagnées de participations en coupe d’Europe. Point d’orgue de leur 20ème siècle, les Kara Kartallar soulèvent le graal en 1975 à la suite d’une victoire maitrisée contre Galatasaray (87-74). Le seul trophée avant bon nombre d’années de disette. En attendant, les Stambouliotes multiplient les 2nd places en championnat ou encore en Coupe, ainsi que les prestations insipides en Europe. L’espoir de conquérir le trône revient en 1987 avec cette 1ère place de saison régulière. Sauf que cela s’amenuise rapidement de par une terrible élimination dès les quarts de playoffs. Un échec prolongé par une terrible relégation après 20 ans passés au plus haut niveau.
1 saison ! 1 saison suffit à remonter pour Besiktas. Ce retour dans l’élite se réalise toutefois dans l’anonymat. Pendant un peu moins d’une décennie, le club s’embourbe au cœur de la seconde partie de tableau. Le déclic a lieu au terme d’une saison 1998 synonyme de playoffs. À partir de ce moment-là, la post-saison devient une habitude chez les Kara Kartallar notamment lorsque Burak Bıyıktay prend les commandes de l’équipe en 2002. S’ensuit une malheureuse finale de Süper Ligi 2005 contre l’Anadolu (1-4), un parrainage fructueux de Cola Turka, une présence continue dans le top 5 de régulière et la signature d’Allen Iverson. Mais toujours aucun nouveau titre en vue ! Afin de relancer la machine noire et blanche, Ergin Ataman débarque sur le banc en janvier 2011. Et si cette campagne inaugurale se conclut par une défaite en finale de Coupe Nationale contre Fenerbahçe (72-81), l’année qui suit s’annonce LÉGENDAIRE.
D’abord, Besiktas profite du lock-out NBA pour lancer sa saison sur d’excellentes rails. Puis tout s’enchaîne ! Au terme d’un parcours dantesque, les Stambouliotes soulèvent leur 2e championnat contre l’Anadolu Efes (4-2). À peine glanés, ces derniers ajoutent 1 Coupe nationale, 1 EuroChallenge (C3) ainsi qu’1 Coupe du Président. 4 des 5 trophées du palmarès du club turc ont été remportés en 2012. En dépit de sa 1ère participation en EuroLeague quelques mois plus tard, le départ d’Ergin Ataman empêche toute continuité. Pire, une valse des entraîneurs rythme leur quotidien jusqu’en 2016.
La venue du technicien Ufuk Sarıca permet à Besiktas de sortir la tête hors de l’eau malgré une grosse défaite en finale de championnat 2017. Les derniers carrés reviennent à la mode ! Sauf qu’entre-temps la COVID passe par là et fait beaucoup de mal au club. Lorsque Nedim Yücel prend le poste de directeur général de Beşiktaş en 2024, il décide de remplacer l’ensemble de l’effectif pour repartir à 0. Lancé sur une nouvelle dynamique, Dušan Alimpijević remet l’entité stambouliote sur la carte de la Turquie dès 2025 grâce notamment à une série historique de 13 victoires consécutives en championnat – du jamais vu en 45 ans ! Bien que l’entraineur reste sur 5 finales d’affilée perdues, les Kara Kartallar sont aujourd’hui de retour en EuroLeague, prêts à s’installer définitivement dans l’élite du Vieux Continent.
palmarès
| EuroChallenge (C3) | 2012 | |
| Champion de Turquie | 1975 / 2012 | |
| Coupe de Turquie | 2012 | |
| Coupe du président | 2012 |
Zoom : Hüdai Budanır

Ce nom ne vous évoque pas grand-chose, pourtant cet ancien joueur du Besiktas a réalisé l’une des performances les plus dingues de l’histoire de notre sport.
En 1957, Besiktas affronte le Karagücü. Largement au-dessus, le club stambouliote domine les débats et finit par s’imposer sur le score fleuve de 110-46. Un score sur le papier anodin, pourtant l’affiche fait les gros titres dans la presse locale. La raison ? Hüdai Budanır a planté 110 pions, soit 100% des points inscrits par son équipe !
Si 30 ans plus tard ce record de points inscrits sur un match de championnat turc tombera, le fait d’avoir un seul joueur concentrant l’ensemble des points de son équipe lors d’un match représente un évènement rarissime, presque hors norme.
Le Chiffre : 3
Au côté de Fenerbahçe ainsi que de l’Anadolu Efes, Besiktas est le 3e club stambouliote en EuroLeague – du quasi jamais vu dans l’histoire de la compétition.
autres adversaires

















