Top 10 all-time des pires équipes NBA
Les Warriors 2016, les Bulls 1996, les Lakers 1972 ou encore le Thunder 2025. On parle beaucoup de ces équipes qui ont roulé sur la ligue durant l’ensemble d’une saison régulière. Pourtant l’on parle moins de leurs antonymes, de ces formations ayant défié les lois de la… nullité ! Alors que certaines performances sont tout autant anthologiques.
Aujourd’hui, on rétablit la justice en braquant les projecteurs sur ces franchises qui ont fait du tanking un art. À côté, la saison 2025-2026 des Nets ou encore du Jazz paraît ambitieuse. Notre seul critère ? Le niveau des profondeurs atteint !
10) Detroit Pistons 2024 : Ils en ont chassé des records afin de rentrer au sein de ce ranking. Mission accomplie ! Les plus jeunes fans de basketball pensaient avoir vu le pire de ce que la NBA peut nous produire avec ces Pistons 2024. Pourtant, ces derniers trônent « seulement » à notre 10e place ! On ne vous a pas menti, il y a vraiment du très, très lourd. Une présence dans ce classement témoigne toutefois de la magnifique performance produite par la bande Monty Williams. Pendant 1 semaine, on a cru à une belle surprise. Porté par un Jaden Duren en mode All-Star, Detroit remporte 2 de ses 3 premiers matchs. Profitez de cette lumière car il s’agira du seul rayon de soleil de cette tempête interminable. À la suite de ces succès, la formation encaisse en effet un terrible 0-28. Un record dans l’histoire de la grande ligue co-détenu avec les 76ers de 2016 (retenez bien cette équipe). Heureusement, une bouée de sauvetage venue tout droit de Toronto a stoppé la noyade. Après, ça reste juste 1 petite victoire en 35 rencontres. Durant ce laps de temps, la fan base de Detroit avait plus de chances d’assister à plusieurs pleines lunes qu’à un triomphe de son équipe. C’est lunaire ! Une telle prouesse pour finalement obtenir le 5e pick de la Draft 2024. Décidément, même le destin était contre eux. Au milieu de ces trentaines de joueurs utilisés, quelques motifs de satisfaction type Ausar Thompson, Marcus Sasser ou encore Cade Cunningham ont un peu illuminé le Michigan. Tout comme un dernier mois relativement positif (4 victoires quand même). Ces 2 aspects les empêchent de viser plus haut en dépit de ce bilan final de 14-68.
9) Vancouver Grizzlies 1996 : La NBA aurait peut-être dû réveiller les Grizzlies de leur hibernation avant de les jeter dans le grand bain. Oui, la saison inaugurale d’une franchise au cœur de la Grande Ligue est toujours délicate. Difficile pour une équipe d’expansion de rivaliser ne serait-ce qu’avec des formations du milieu de tableau. Mais ici, on évalue les pires équipes. Vancouver 1996 est obligé d’être mentionné tant les ratés s’avéraient nombreux. Car contrairement aux Pistons de 2024, aucun motif de satisfaction ne semble émerger parmi les membres de l’effectif. Quand ton meilleur marqueur Greg Anthony tourne à un peu plus de 14 points par match, cela en dit beaucoup sur le niveau de ton équipe. Sans oublier leur pivot aux mains carrées – Bryant Reeves. D’ailleurs, ils l’ont signé combien de temps déjà ? Ah oui c’est vrai : 6 ans à 64 millions de dollars pour un rookie ! Ça pique d’autant plus qu’en face se trouvaient des petits noms comme Kevin Garnett ou encore Rasheed Wallace. Bon, arrêtons de remuer le couteau dans la plaie. Sinon sur le terrain on frôle la catastrophe. Avant les 76ers, ce sont eux qui détenaient la pire série de défaites avec un remarquable 0-23. Les coéquipiers de Benoit Benjamin terminent cependant cette campagne sur un 15-67 pas si pire, complété par une 18e défense de la ligue. Et cela reste une année rookie contrairement aux autres membres du classement. Puis franchement, le maillot était sublime. Perdre certes, mais avec style ! L’héritage est également terrible car cette saison posera les bases d’un déménagement acté en 2001. En attendant, la franchise vivra dans le néant total.
8) Houston Rockets 1983 : Cette équipe a révolutionné la NBA ! Aucun sarcasme dans cette affirmation. La 2e plus ancienne escouade de ce classement évoluait effectivement à une époque où le système de loterie n’existait pas encore. Avant 1985, l’équation était élémentaire en NBA : le pire bilan obtient le meilleur pick et ainsi de suite. Un paradigme, que ces Rockets 1983 changent en l’espace d’une saison de par un tanking poussé à l’extrême. Même si l’idée de modifier le fonctionnement de la draft trotte depuis déjà un bon moment au sein des hautes sphères de la Grande Ligue, Houston devient LA goutte d’eau qui fait déborder le vase. Durant l’été 1982, la franchise se sépare de son pivot phare Moses Malone. De plus, leurs légendes semblent totalement à bout de souffle. Les dirigeants texans décident alors de ne pas passer par 4 chemins : la mission tanking est officiellement ouverte. Exit les maigres joyaux se trouvant au sein de l’effectif. Non, Del Harris n’a le droit qu’à une panoplie de joueurs dépourvue d’avenir dans l’équipe, à quelques exceptions près. On repart sur de nouvelles bases et en attendant le leader se nommera Allen Leavell. Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal. Les futurs finalistes de conférence 1986 se voient dirigés par une 3e option. Le bilan n’est pas forcément le plus cataclysmique (14-68). Cependant, cette intentionnalité de périr combinée à leur présence tout en bas de la plupart des chiffres avancés les élève à une solide 8e place. Le fait qu’ils aient perdu leur franchise player durant l’intersaison plaide aussi en leur faveur.
7) Los Angeles Clippers 1987 : Quand on parle de loose, comment ne pas évoquer les seules, les uniques Clippers ? Désastreuse durant l’ensemble de la décennie, la franchise californienne a atteint un point de non-retour lors de la saison 1986-1987. Ils l’ont fait, ils ont atteint cet Everest de 70 défaites. Et pour ce faire, Los Angeles a dû batailler. Mais grâce à ses choix, l’ascension vers un tel sommet s’est faite d’une traite. Pour bien se préparer, au cours de la Draft 1986 le bord jette son dévolu en 3e pick sur Reggie Williams. Un superbe choix car juste derrière se trouve un certain Scottie Pippen. Mais ça ne s’arrête pas là. Bien que le navire bleu coule dans le Pacifique depuis déjà belle lurette, le général manager Elgin Baylor ainsi que le head coach Don Chaney sont conservés. Puis pour mener cette rude expédition, la formation peut compter sur Marques Johnson. À savoir, une 3e option élevée au rang de Franchise Player le temps de quelques mois. Désormais, place au jeu. Décidément, ces Clippers ont pensé à tout car pour ne pas manquer de vivres, ces derniers se prennent valise sur valise. Le Staples Center se mue en un open bar au sein duquel l’équipe encaisse en moyenne 115 points par match. À la fois pire défense et pire attaque de la ligue, L.A. coche toutes les cases de notre ranking. Néanmoins, il y a vraiment pire.
6) New Jersey Nets 2010 : En début de saison, la grande majorité des équipes se cherche. Cela engendre une fenêtre d’une dizaine de matchs durant laquelle l’ensemble des franchises en lice remporte à minima 1 rencontre. Même les formations précédemment citées n’ont pas loupé ce coche. Et ces Nets 2010 n’étaient absolument pas partis pour déroger à la règle, bien au contraire. Certes on ne parle pas d’un prétendant pour les playoffs, mais sur le papier il s’agit peut-être du meilleur roster de cette liste. Un point qui rend d’autant plus incroyable la campagne 2009-2010 du New Jersey. Car la formation de Lawrence Frank puis de Tom Barrise commence avec un 0-18. Nouveau record battu (pour l’époque) ! Une entrée dans les livres d’histoire de la NBA qui a dû ravir le néo-propriétaire de l’entité – Mikhail Prokhorov. Il faut attendre la nomination de Kiki Vandeweghe pour voir les Nets retrouver le chemin de la victoire. Oui, en à peine 20 matchs, 3 entraîneurs se sont déjà succédé sur le banc. Heureusement qu’un jeune Brook Lopez superforme, car sinon les clés de l’équipe devraient revenir à Devin Harris ou encore Courtney Lee. Si défensivement ça tient la route, devant New Jersey devient l’une des pires attaques que la NBA ait connues. À 12 matchs du terme, les Noirs et Blancs présentent un bilan catastrophique de 7 victoires pour 63 défaites. 5 succès glanés dans le sprint final leur permettent de grandement limiter la casse même si on ne va pas se le mentir : le mal est déjà fait. Cette once de talent couplée à une bonne fin de campagne les empêche de rentrer au sein de notre Top 5.
5) Denver Nuggets 1998 : La NBA est une ligue de série. Aussi bien en saison régulière qu’en playoffs, savoir faire preuve de régularité en engrangeant plusieurs matchs d’affilée s’avère primordial au vu de la victoire finale. Une règle non écrite mais connue de tous que les Nuggets ont suivie à la lettre lors de la saison 1997-1998. Peut-être fallait-il leur dire que cela fonctionne dans un sens et non dans l’autre. Car Denver a additionné les séries… de revers ! Même les Pistons 2024 n’ont pas accompli un tel exploit. Surtout que le crash n’était absolument pas prévu. À l’été 1997, Bill Handzik reprend un collectif sur une bonne lancée. Problème : de nombreux facteurs jouent promptement en leur défaveur. Bryant Stith – joueur le mieux payé de l’équipe – joue la saison sur une jambe quand derrière les Anthony Goldwire, Johnny Newman, Dean Garrett ou encore Danny Fortson donnent l’impression de découvrir le haut niveau. Alors pour rentrer au mieux dans cette campagne historique, la franchise du Colorado commence sur un solide 0-12. L’échauffement avant les choses sérieuses. S’ensuit un run de 0-16 puis la cerise sur le gâteau avec ce 0-23. Et juste histoire d’illustrer un peu plus leur débâcle, sur les 11 équipes ayant remporté plus de 47 matchs cette année-là, Denver n’en a battu aucune en 37 matchs. Le bilan final s’élève à 11 victoires pour 71 défaites. Les abysses sont atteints ! Continuons toutefois à nous enfoncer un peu plus.
4) Dallas Mavericks 1993 : Peu de personnes s’attendaient à une saison aussi terrible des Nuggets en 1998 ou bien des Nets en 2010. Autant là, une odeur de cramoisi s’est rapidement proliférée au sud des États-Unis durant l’intersaison 1992. Les dieux de la balle orange ont comme tenté une expérience sur Dallas. Du genre : « Tiens ? Qu’est-ce que ça fait si on concentre l’ensemble des problèmes possibles et imaginables au sein d’un même effectif ? ». Ce sort nous a donné les Mavericks 1993. Voici une liste non exhaustive des soucis enregistrés par la franchise : Fat Lever se blesse pour l’entièreté de la saison, le rookie Jim Jackson refuse de jouer à cause d’une embrouille contractuelle et Roy Tarpley est toujours suspendu en raison d’une 3e violation de la politique NBA. Sans grande surprise, l’équipe active le mode tanking. Cela donne immédiatement lieu à de superbes 0-12, 0-15 ou encore 0-19. La bande d’un Derek Harper âgé de 31 ans se hisse tout en haut des pires défenses ainsi que des pires attaques. Ce n’est pas faute de courir sur le parquet, mais cela ne se matérialise pas comptablement parlant. D’autant plus que 90% des joueurs utilisés possèdent à minima 5 ans d’expérience dans la ligue, donc l’excuse de la jeunesse n’est même pas concevable. Heureusement pour eux, un bon run final les fait passer de 4-57 à 11-71. Cette petite étincelle ainsi que la malchance globale dont ces Mavericks ont dû faire face les poussent au pied du podium.
3) Philadelphie Sixers 2016 🥉 : L’apothéose du tanking ! Rares sont les General Manager à avoir été pris à partie par la Grand Ligue. Sam Hinkie et son horrible « Process » font partie de cette caste. Pendant 3 ans, ce magicien a métamorphosé cette franchise NBA en une machine à récupérer des picks. 2014 : 19-63, 2015 : 18-64 et 2016 : 10-72. Déjà amoindrie, des blessures comme celle de Joel Embiid rajoutent une couche au calvaire que s’apprête à subir la fan base de Philadelphie. Dès le départ, les Sixers envoient un message fort à la concurrence. Ils imposent à quiconque souhaitant s’opposer une ligne éditoriale empreinte de défaite. Exit le record des Nets de 2010. Ces derniers doivent attendre non pas 18 mais bel et bien 19 rencontres avant de remporter leur tout 1er match de la saison. Et pour rajouter une pierre supplémentaire à sa Legacy, cette escouade bat le record de la série de défaites la plus longue des sports US, avec 28 débâcles de suite. Seuls les Pistons de 2024 atteindront de tels sommets. Ce résultat découle en réalité des forces présentes sur le terrain. Entre les joueurs sortis de G-League et la panoplie de no name (à l’instant T) type Christian Wood, l’effectif n’est tout simplement pas à la hauteur de la concurrence. Des mois et des mois de honte pour finalement drafter en numéro 1… Ben Simmons (No comment) ! Cette génération ne se classe pas plus haut du fait que quelques éléments positifs sont à noter. Des jeunes joueurs à l’instar de Jahlil Okafor ont pu se révéler et le secteur offensif tournait quand même à 97,4 points de moyenne par match. Mais ne vous indignez pas les supporters des 76ers, nous n’en avons pas fini avec vous !
2) Philadelphie Sixers 1973 🥈 : Oui les 76ers ont connu pire que « Trust the Process ». Car quoi qu’on en dise, les 76ers de 2016 ont volontairement tanké. Alors que leurs homologues de 1973 étaient tout bonnement nullissimes. Toujours impacté par la perte de Wilt Chamberlain 5 ans plus tôt, Philadelphie navigue dans les tréfonds d’une ligue réduite à seulement 17 équipes. Point d’orgue de cette période empreinte de débâcle, cette saison 1972-1973 nous a concocté le pire bilan de l’histoire de la Grande Ligue (en 82 matchs). De base dépourvus de talent, les maigres cadres encore présents dans le roster ont tous failli un par un sans aucune exception. Tom Van Arsdale, Bill Bridges, Kevin Loughery, Fred Carter et même John Bloc ne sont pas parvenus à atteindre la barre des 50% d’adresse. L’équipe a effectivement tourné à 42% au shoot, soit le pire niveau all-time. On parle d’une armada de poulets sans tête qui ne cesse de tirer à tout-va sans vraiment viser. Défensivement, le désastre est à minima aussi important. Les Sixers réussissent à faire mieux que les Clippers de 2013 en cumulant une moyenne de 116 points encaissés par match. Rien ne va, la franchise de Pennsylvanie pointe à 4-58 avant de conclure cette invraisemblable aventure sur un 9-73. Du jamais-vu. La presse locale change même leur surnom en « Nine and 73-ers ». Difficile de faire plus humiliant. Ce record vieux de plus de 50 ans tient encore et n’est pas prêt de tomber. Après, cela reste une autre époque où le niveau de professionnalisme se trouvait à des années-lumière d’aujourd’hui. Les écarts de niveau pouvaient ainsi davantage prendre forme. Par contre, notre GOAT du jour n’a vraiment aucune excuse.
1) Charlotte Bobcats 2012 🐐 : Derrick Rose, Len Bias, Grant Hill, Greg Oden… À cette liste de « what if », le nom des Charlotte 2012 ne ferait pas tâche. La question se pose : Quel bilan auraient pu atteindre les Bobcats s’il n’y avait pas eu le lockout NBA ? Synonyme du terme défaite, ce collectif a atteint le pire pourcentage de victoire all-time de la ligue avec un bilan de 7-59. Au cours de cette campagne 2011-2012, la franchise de la Caroline du Nord se personnifie en un sac de frappe. Du 1er à l’avant-dernier, tout le monde roule sur cette équipe sans âme, sans but. Ce succès glané contre les Milwaukee Bucks à 36 secondes du terme lors de leur entrée en matière apporte pourtant une brise d’optimisme. D.J. Augustin, Bismack Biyombo, Gerald Henderson, Corey Maggette et Tyrus Thomas sont effectivement censés revêtir la tunique de leader. Sauf que la mayonnaise ne prendra jamais. Les jeunes Bismack Biyombo, Kemba Walker ou encore Boris Diaw n’apportent même pas une touche de piment à ce plat fade. En fait, cette équipe ne dégage rien. À l’extérieur, ils se font balader dans tous les sens et à domicile leurs propres supporters les hue. Et comme si les 16 défaites consécutives enregistrées en milieu de saison ne suffisaient pas, les Bobcats terminent ce chemin de croix sur un terrible 0-23. Aucun sursaut d’orgueil, aucune réaction. Non, juste le vide total. Ah oui, d’ailleurs cette prestation vaut à Charlotte un simple 2e pick utilisé pour récupérer Michael Kidd-Gilchrist, laissant filer Bradley Beal, Damian Lillard ou encore Andre Drummond. Bravo à eux ! Ces Bobcats ont totalement épuisé les rigueurs du sort.
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