Top 10 des meilleures joueuses WNBA 2026
À l’instar du basketball féminin dans sa globalité, le contingent de stars tout comme le niveau d’adversité ne cessent de progresser en WNBA. À l’aube de son 30e anniversaire, la ligue nord-américaine regorge de joueuses plus talentueuses les unes que les autres. Une nouvelle génération menée par Caitlin Clark commence d’ailleurs à faire de l’ombre aux Sabrina Ionescu, Breanna Stewart, A’ja Wilson et compagnie.
Mais à l’instant T, qui se trouve tout en haut de la WNBA ?
C’est ce que l’on va voir dans ce Top 10 établi selon les critères suivants : impact dans le jeu, présence dans les grands moments, scoring, défense, leadership et mentalité.
10) Kelsey Plum (Los Angeles Sparks) : Elle aurait pu continuer d’additionner les bagues du côté de Las Vegas. S’appuyer sur sa leadeuse A’ja Wilson et scorer en continu. Mais non ! Kelsey Plum en a décidé autrement. Au summum de sa carrière, la meneuse a quitté les Aces pour les Sparks en 2025. Depuis un peu plus d’1 an, les clés de l’équipe se trouvent entre ses mains. À l’image de ses moyennes record en rebond ainsi qu’en passe, la Californienne possède une nouvelle tunique empreinte de responsabilité assumée. Pour cette 1ère année dans ce rôle, elle a mené Los Angeles au bord des playoffs. Entre ses shoots hors norme, son talent de créatrice naturelle ou encore ses drives cliniques, Kelsey Plum trône bien haut dans le ranking des meilleures joueuses offensives de la ligue. Capable de bonifier une attaque à elle seule, la quadruple All-Star score quoi qu’il arrive. Plus intéressant encore : en playoffs, cette dernière s’adapte constamment à son opposition, ce qui rend son jeu compatible avec la post-saison. Kelsey Plum connait le chemin de la gagne et avec l’ajout d’Ariel Atkins, le backcourt violet devrait se révéler davantage étanche. On attend encore de voir le plafond que peuvent atteindre les Sparks sous sa tutelle.
9) Sabrina Ionescu (New York Liberty) : Les multiples douleurs au pied, aux orteils ou encore au cou ont directement influencé la saison 2025 de Sabrina Ionescu. Descendu en dessous des 30% au pourcentage à 3 points pour la 1ère fois de sa carrière, l’arrière a également manqué de rythme en playoffs. Une campagne contrastée comme ne le reflètent absolument pas ses statistiques. 18.2 points – 4.9 rebonds – 5.7 passes. Ces chiffres objectivement incroyables correspondent au standard « moyen » de la joueuse de Liberty. Oui, la Californienne ne joue pas dans la même cour que la concurrence. Difficile de faire plus complet à son poste. Au-delà de scorer, Sabrina Ionescu détient l’une des meilleures qualités de passe de la WNBA. Une combinaison de volume ainsi que de diversité irrésistible. Elle prend également beaucoup de rebonds et possède la meilleure adresse de la ligue aux lancers francs. Sa bague décrochée en 2024 dans la peau de co-leader juste derrière Breanna Stewart joue également en sa faveur. Cependant, cette récente baisse de régime couplée à ce statut de 2nd lame l’empêche de passer devant la panoplie de franchise Players qui suit.
8) Paige Bueckers (Dallas Wings) : La rookie de notre ranking roule sur la concurrence ! À l’aube de sa saison sophomore, Paige Bueckers affole la ligue. En recherche d’une joueuse intenable en isolement ? Ou bien d’une excellente snipeuse ? Voire d’un verrou défensif adepte des interceptions à foison ? Les Wings ont la chance d’avoir drafté une joueuse qui regroupe ce panel de qualités assez antinomiques pourtant. La franchise texane a d’ailleurs pleinement saisi l’envergure du joyau en commençant à sérieusement l’entourer durant l’intersaison. Des mesures à la hauteur de ce que « Paige Buckets » nous a pondu au sortir de l’université. Les statistiques parlent pour elle : Top 10 au scoring, aux passes décisives ainsi qu’en interceptions. Aucune joueuse n’est parvenue à atteindre de tels sommets individuels en 2025. Désormais la question se pose : où se trouve le plafond de l’arrière-scoreuse ? Il sera intéressant d’observer comment la native du Minnesota évoluera, adaptera son jeu aux focus adverses et évoluera en playoffs. Ce champ des possibles si vaste nous empêche de la classer plus haut. Surtout qu’elle n’a encore disputé le moindre match en post-saison. Un potentiel immense à confirmer !
7) Caitlin Clark (Indiana Fever) : Elle est le visage de cette nouvelle génération biberonnée aux highlights de Stephen Curry. L’élève a d’ailleurs failli dépasser le maître un soir d’All Star Game 2024. À ce moment-là, Caitlin Clark éclabousse la ligue de son talent comme jamais une rookie ne l’avait fait avant elle. Un peu plus haut, on parlait de prouesse avec Paigie Beuckers. Mais ce qu’a produit la joueuse d’Indiana lors de ses débuts en WNBA revêt de l’inimaginable. Les aficionados s’attendaient à une averse de 3 points, sauf qu’ils se sont trompés. Un déluge, un raz-de-marée digne d’une 4e de MVP a littéralement déferlé sur l’Amérique du Nord. Dès sa 1ère tentative, cette dernière a établi le record de passes décisives cumulées en 1 saison tout en cumulant le 2e plus gros total de shoots lointains. La dernière fois que l’on a vu la meneuse en bonne santé, celle-ci tournait à 19,2 points et 8,4 assists en moyenne par match. Car oui, après le beau temps, une légère grisaille est venue s’installer dans sa carrière. Avec seulement 12 matchs au compteur, la star d’Iowa a regardé sa franchise atteindre le dernier carré de playoffs 2025 sur le banc. Une quasi-saison blanche synonyme de 7e place. La solidité défensive et l’élargissement de la palette offensive représentent des axes d’amélioration intéressants pour la suite.
6) Allisha Gray (Atlanta Dream) : Points, passes, rebonds, interceptions, évaluation… À un peu plus de 30 ans, Allisha Gray sort de la toute meilleure saison de sa carrière. La 4e du MVP 2025 s’est littéralement métamorphosée depuis son arrivée à Atlanta. Déjà excellente sous la tunique des Wings, l’arrière explose tous les compteurs ces dernières années, même si la saison antérieure sort du lot. Son feu offensif a porté Atlanta sur le podium de la saison régulière. Au sein de ce mécanisme bien huilé, la native de Caroline du Sud incarne LE principal moteur. Sa patte correspond parfaitement au jeu ultra moderne déployé par Karl Smesko. Clinique quand il s’agit d’armé en bout de transition, armé de capacité athlétique calquée pour la transition et doté de l’un des meilleurs handles de la ligue. Elle est la personnification de son poste. Pas spécialement la plus à l’aise pour créer pour les autres, par contre s’immiscer dans la moindre faille adverse ne lui pose aucun souci. Défensivement aussi, c’est du très solide. Au vu de la progression constante, 2026 pourrait se révéler d’autant plus incroyable. L’élimination au 1er tour des précédents playoffs fait toutefois tâche. Dès lors qu’Allisha Gray aura prouvé qu’elle peut amener un collectif en finale, sa cote augmentera automatiquement.
5) Jackie Young (Las Vegas Aces) : Victor Wembanyama ne cesse de le répéter : le basketball se joue des 2 côtés du parquet ! Des pétards offensifs c’est bien, mais une équipe peut difficilement en faire un franchise player, voire même une 2nd option. D’autant plus dans une ère où n’importe quelle joueuse devient quasi intenable en 1v1. Jackie Young est sûrement l’arrière la plus complète de la ligue. Élite tant sans qu’avec ballon, la bras droit d’Aja Wilson excelle dans son rôle de métronome. On en parle moins du fait que son star-power se situe en dessous des joueuses précédemment citées, et pourtant elle est l’une des principales sources des 3 titres en 4 ans glanés par les Aces. À Las Vegas, cette dernière a connu une progression XXL. Un diamant poli à merveille par ses entraîneurs successifs qui porte aujourd’hui ses fruits. Rien n’est forcé avec elle. Le jeu coule dans ses veines. Son QI basket lui offre une capacité d’adaptation élite. D’ailleurs, le 1er pick de la draft 2019 s’apparente à un spécimen extrêmement rare. Une espèce dont les chiffres ainsi que le niveau global montent d’un cran une fois la post-saison démarrée. C’est assez fou ! Avec 3 bagues, Jackie Young souhaite de son propre aveu passer un cap individuel en récoltant les honneurs de la ligue. Pour l’instant, elle se trouve bloquée par un plafond de verre. Il lui faudra devenir la leadeuse incontestée de son équipe afin de pouvoir monter au classement.
4) Breanna Stewart (New York Liberty) : La légende des Storms n’est peut-être plus pleinement engagée dans la course au MVP comme cela pouvait être le cas ces dernières années. Et ce, en raison d’une adresse lointaine en chute libre. Cependant, Breanna Stewart se trouve toujours tout en haut de la hiérarchie en raison d’énormes qualités offensives et défensives. Seules A’ja Wilson – voire Alyssa Thomas – dépassent la New-Yorkaise dans ce domaine. Pierre angulaire de sa formation durant ses 3 campagnes de playoffs victorieuses, l’ailière-forte influence considérablement les collectifs qu’elle rejoint. Encore l’an dernier, le Liberty a cumulé un triste bilan de 5 victoires pour 8 défaites lors de l’absence de la double MVP. Sa polyvalence sans ballon unique complète une force à part quand il s’agit de planter au sein de la peinture. D’ailleurs, la 8e de notre classement des meilleures joueuses WNBA all-time sort d’une intersaison XXL. Entre sa victoire en Unrivaled et celle glanée en EuroLeague, Breanna Stewart semble déterminée à laver l’affront d’une saison 2025 marquée par l’élimination surprise de New York au 1er tour de la post-saison. Sa baisse de régime l’empêche néanmoins d’intégrer notre podium.
3) Alyssa Thomas (Phoenix Mercury) : La reine du midrange continue de marcher sur la ligue avec ce style toujours aussi atypique. L’intérieur d’un petit mètre 88 ne possède effectivement aucun shoot lointain. Mais vraiment aucun ! Alyssa Thomas n’a pas inscrit le moindre point lointain dans la ligue depuis bientôt 10 ans. Un paradoxe au vu de l’ère basketballistique empreinte de spacing que l’on traverse. Mais alors, comment la franchise player de Phoenix Mercury peut-elle atteindre de tels sommets ? Comment peut-elle se hisser sur le podium du MVP ? Déjà, il faut bien comprendre que l’on parle ici d’une véritable boule de puissance. Athlétisme, force, vitesse… Une fois lancée, personne ne peut la stopper. Et celles qui essaient, terminent dans le décor. Ensuite, la sextuple All-Star s’avère infaillible à mi-distance, comme l’illustrent ces 3 saisons consécutives à plus de 50% de moyenne au shoot. Sa défense calibre WNBA All-Defensive First Teamincarne également une flèche importante de son arc. Et enfin, l’ailière excelle dans l’exercice… de la passe ! Du haut de ses 357 assists cumulés la saison précédente, cette dernière a établi un nouveau record. Mais avec le départ de Satou Sabally, Miss triple-double a sûrement laissé échapper sa dernière chance de bague l’an dernier contre Las Vegas.
2) Napheesa Collier (Minnesota Lynx) : Quel dommage… La dernière image que le monde du basketball a de Napheesa Collier est cette terrible blessure survenue au match 2 des finales de conférences 2025. Le triste épilogue d’une saison tout bonnement fantastique. Pendant longtemps, l’on pensait qu’A’ja Wilson allait enfin chuter de son trône. Le niveau affiché par la DPOY 2024 frôle alors les étoiles. Entre ses 1.5 blocs en moyenne par match, ses pourcentages incandescent (57,1 % à 2 points et 40,3 % à 3), ses prouesses techniques… La perfection n’a pas d’égale, mais durant ce début de saison 2025 l’ailière forte s’en est grandement rapprochée. Malgré cette 1ère place de saison régulière du Minnesota Lynx, la numéro 24 a moins bien géré la dernière ligne droite de régulière, d’où cette 2nd place au MVP. Une légère déception que l’Étasunienne comptait rattraper en playoffs. Puis est venue cette terrible déchirure suivie d’une opération aux 2 chevilles. Cela va-t-il changer son style de jeu ? Réponse dans quelques mois ! Napheesa Collier possède toutes les cartes en mains pour revenir en pleine forme et nous pondre une campagne grandiose. En attendant, elle reste juste derrière la GOAT de notre sport.
1) A’ja Wilson (Las Vegas Aces) : Il y a Las Vegas et les autres franchises. Il y a A’ja et le reste de la concurrence. Il y a Wilson et le commun des mortels. Du haut de son double-double de moyenne, l’internationale étasunienne sort d’une nouvelle campagne XXXXXXXL. Aussi bien individuellement que collectivement, la géante d’1 mètre 93 a tout raflé. DPOY, MVP de régulière, MVP des Finales et bien sûr championne NBA. À l’image de ses 26 points de moyenne lors des playoffs 2025, A’ja Wilson possède une domination unique en WNBA. Ses mouvs près du cercle ainsi que son fin touché de balle la rendent indéfendable au poste. La joueuse au plus grand nombre de MVP rayonne également sans ballon. Une véritable muraille sur pattes, dont la mobilité écœure sans arrêt petite comme grande. Le pire dans tout ça, c’est que la triple baguée continue de progresser, notamment à la passe mais aussi depuis le parking. On pourrait encore élargir la liste des superlatifs à plusieurs pages. Le règne de la reine Wilson n’est pas prêt de s’arrêter. Nous n’avons plus qu’à souhaiter bonne chance à ces futurs adversaires.
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