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Top 10 Draft NBA 2026

Véritable pont entre les saisons NBA, la Draft nous offre constamment de bonnes comme de mauvaises surprises plus ou moins inattendues. Événement majeur de la Grande Ligue, chaque année des franchises sont prêtes à gâcher toute une campagne rien que pour ces 2 jours (coucou les Kings).

Cette cuvée 2026 s’avère particulièrement homogène. Si un trio se détache, le reste du rooster est de même très solide. C’est ce qu’on va voir dans ce Top 10 au sein duquel les joueurs seront classés selon ces 3 critères suivants : talent intrinsèque, feat avec la franchise et capacité à être « NBA Ready ».

Alors, quel 1st pick va sélectionner les Washington Wizards ?

10) Nate Ament (Ailier – Milwaukee Bucks) : L’incertitude autour de Giannis Antetokounmpo influencera grandement le choix des Bucks. Un départ pourrait pousser Milwaukee à penser dès maintenant au futur avec la sélection d’un intérieur type Karim Lopez, Yaxel Lendeborg ou encore Hannes Steinbach. Mais pour l’instant, le géant grec évolue toujours dans le Wisconsin. Au milieu de ces 2 options, un compromis au nom de Nate Ament semble émerger. Ces 2,06m bourrés de talents attirent l’œil des scouts. Au sortir du lycée, l’originaire de Virginie figurait parmi les prétendants plus que sérieux pour le podium de cette draft. Quelques mois après l’entame de la saison de NCAA, les esprits se sont largement refroidis à son égard. Même lorsque ce dernier semblait enfin trouver un certain rythme de croisière, les blessures l’ont freiné. Déjà un peu frêle en high school, l’ailier des Volunteers s’est pris de plein fouet la densité physique de ses adversaires. Et cela s’est d’emblée retranscrit dans son jeu. Il crée moins, ses pourcentages descendent et les drives se font de plus en plus rares. Avec lui, il faudra de la patience. On parle ici d’un diamant brut à polir. Mais cela va prendre du temps et Dieu sait à quel point tout va toujours plus vite en NBA (sauf aux Bucks apparemment). Après, le potentiel est indéniable. En attendant, Milwaukee apparaît comme un bon environnement pour lui. Dans tous les cas l’équipe ne reposera pas sur ses épaules et son profil apportera une dose de spacing intéressante à la formation de Taylor Jenkins. C’est en réalité cette balance entre talent et attente qui jouera potentiellement en sa défaveur.

9) Brayden Burries (Arrière – Dallas Mavericks) : Dallas possède d’ores et déjà son pilier pour les années futures en la personne de Cooper Flagg. Désormais, les Mavs semblent entrer dans une phase de construction. En jetant un œil à l’effectif, un autre joueur indéboulonnable ressort avec à la mène Kyrie Irving. Mais entre les 2… personne ! L’apport d’un arrière complémentaire à Uncle Drew apparaît particulièrement intéressant. Cela tombe à pic car ces derniers mois, un certain Brayden Burries est parvenu à créer son trou chez les Arizona Wildcats, jusqu’à même passer devant son coéquipier Koa Peat dans la hiérarchie. Déterminant lors des victoires d’Arizona sur Purdue mais aussi Arkansas au cours de la March Madness, l’arrière s’est distingué par sa polyvalence des 2 côtés du parquet. Il n’est pas élite dans un domaine précis, par contre il possède un niveau plancher dans chacun des fondamentaux du basketball. Son choix de rejoindre une grosse fac quitte à avoir moins de responsabilités illustre d’ailleurs son profil davantage calibré pour un rôle de 2nd option élite plutôt que de véritable star. Un two-way player complet, dont la ténacité sans ballon au niveau des lignes arrières compléterait parfaitement l’assise de Cooper Flagg à l’intérieur. Même s’il progresse, Brayden Burries possède des limites qui l’empêchent de rivaliser avec les autres joueurs de la liste.

8) Mikel Brown Jr (Meneur – Atlanta Hawks) : Sa série contre les Knicks l’a une nouvelle fois mis en exergue : C.J. McCollum est encore un meneur de très, très haut niveau. Mais à bientôt 35 ans, les années de CJ sont comptées dans la Grande Ligue. Surtout, l’opportunité de trouver un pendant à fort potentiel au nouveau franchise player des Hawks – Jalen Johnson – ne se représentera pas 2 fois. Un point guard ultra-talentueux devrait vraisemblablement être encore disponible à ce stade de la draft. Son nom ? Mikel Brown Jr ! Un peu à l’image de Nate Ament, le leader des Cardinals intrigue les scouts. Lui aussi n’est pas encore parvenu à matérialiser les promesses entrevues au lycée. Sa saison régulière est en effet… irrégulière ! Le meneur détient trait pour trait ce syndrome du joueur bourré de talent incapable d’enchainer les matchs au même niveau. Il peut claquer 45 points contre NC State puis pondre une rencontre à 15% depuis le parking. Au milieu de ses montagnes russes, une chose est sûre avec le natif d’Orlando : nous ne sommes encore qu’au début du processus. Si physiquement l’arrière tient plus que la route, son QI basket laisse encore à désirer. Ses éclairs de génie contrastent avec un caractère assez individualiste. Lorsqu’il a la balle entre les mains, c’est œillères et tout droit direction le panier. Cette fougue aux antipodes de la gestion demandée aux meneurs amène beaucoup de déchet dans son jeu. Son manque d’impact en défense est également préoccupant. Mais compte tenu de la rareté et du potentiel de ses compétences, Brown pourrait connaître une ascension fulgurante s’il parvient à tout mettre en place. Ce lot d’incertitudes qui l’accompagne le stoppe à quelques encablures du Top 5.

7) Kingston Flemings (Meneur – Sacramento Kings) : Pléthore d’options s’offre à Sacramento pour combler le trou béant laissé par De’Aaron Fox à la mène. Cela tombe à pic car notre 7e pick nous fait énormément penser à l’actuel élément des Spurs.Le joueur popcorn de cette draft se trouve à Houston. Kingston Flemings impressionne depuis ses 1ers pas en NCAA. Pourtant, au départ de cette campagne 2025-2026 il rentrait tout juste dans le Top 20 de la plupart des mock drafts. Alors qu’aujourd’hui, il s’agit d’un Top 5 en puissance. À 19 ans, son arc est déjà rempli de nombreuses flèches : passe, dribble, vitesse, lecture de jeu, habileté, talent… Il fait l’unanimité chez les scouts ! En l’espace de quelques semaines, Kingston Flemings est passé d’un prospect du Texas à tête d’affiche de la Draft 2026. Accélérateur de particules, le jeu change de rythme dès lors que le ballon est entre ces mains. Sa vitesse lui permet également d’exceller en transition. Sans compter ses prouesses défensives, parmi les plus développées de ce ranking. Oui, ce n’est pas le plus talentueux ni le meilleur shooteur lointain. Mais sa hype est telle qu’elle nous rappelle celle ayant entouré Markelle Fultz. Sauf que cette fois-ci, les Kings (et les aficionados de balle orange en général) espèrent que la mayonnaise prenne.

6) Darius Acuff Jr (Meneur – Brooklyn Nets) : Egor Demin, Ben Saraf, Nolan Traoré… Des meneurs, il n’en manque pas aux Nets. Au sortir d’une énième saison morose, Brooklyn commence à subir l’ancienne malédiction des Pistons : plus la campagne est mauvaise, plus la franchise descend dans la loterie. Et avec ce 6e pick, les New-Yorkais se trouvent face à un choix cornélien : rajouter un nouveau meneur ou choisir un autre joueur moins talentueux ? Le bord noir et blanc devrait vraisemblablement se tourner vers la 1ère option. Un choix en réalité plus nuancé. Là où Kingston Flemings est un pur meneur de jeu, Darius Acuff Jr semble détenir une patte similaire à celle d’un poste 2. D’où le fait qu’il devance d’une courte tête son homologue des Cougars. C’est une petite sensation de voir ce joueur si bien classé. Car du haut de son mètre 88, le joueur d’Arkansas semblait plus proche du 2nd tour que du Top 10 il y a encore quelques mois. Alors forcément, il a bien dû se passer quelque chose pour que le meneur se retrouve dans notre ranking. Classé dans la catégorie des joueurs champagne unidimensionnels, le joueur d’Arkansas a su assumer une grande partie de la responsabilité offensive de son équipe. Certes, des joueurs brillants balle en main en NCAA il en existe des tonnes. Mais Darius Acuff Jr ne se contente pas de scorer. Non, il fait gagner ! Pour un pétard offensif, il joue particulièrement juste et lit plutôt bien le jeu. S’il ne s’agit encore d’un passeur à la Chris Paul, ce dernier ne force que rarement, à l’image de ces pourcentages au tir. Sa mentalité représente sûrement SA principale valeur ajoutée comparée à ses homologues, avec la dose de talent qui va avec. Malgré son envie, ses limites physiques devraient néanmoins le poursuivre toute sa vie en défense. Le passé nous l’a montré : ce point noir peut vraiment coûter cher aux arrières. Après, la volonté de bien faire est là et avec les 2 mètres d’Egor Demin à ses côtés, sa limite sans ballon devrait moins se voir.

5) Keaton Wagler (Arrière – Los Angeles Clippers) : Pas de chance pour les Pacers. Leur pari de tanker pendant toute 1 saison à la suite de la blessure de Tyrese Haliburton à l’issue du match 7 des Finales 2025 n’a pas porté ses fruits. La raison ? Un trade, plus précisément celui d’Ivica Zubac. Ce 5e choix passe alors d’une conférence à l’autre, du Midwest à la Californie, d’Indiana aux Clippers. Une aubaine pour Los Angeles, dont le choix devrait naturellement se diriger vers Keaton Wagler. Celui-ci clôt cette série de meneur/arrière sélectionné. L’étoile de l’Illinois se distingue comme LA plus grande sensation de cette cuvée. Pratiquement inconnu il y a 1 mois de cela, le grand combo-guard des Fighting Illini brille avant tout par sa technique soyeuse, son shoot élite mais également par sa dimension physique. Ce leader polyvalent est même parvenu à maintenir un niveau incandescent au cours de la March Mandes. Un parcours clôturé aux portes de la grande finale durant lequel il aura fait preuve d’une grande polyvalence, accompagné d’un semblant d’irrégularité. Son style assez lent – un peu type Jamal Murray – lui confère un calme naturel. Balle en main, il donne l’impression d’observer le jeu depuis son estrade. Il contemple, analyse, puis exploite très proprement les avaries défensives. Un peu comme si on contrôlait un joueur sur NBA 2K. Son profil colle bien au jeu plutôt lent déployé par la bande de Tyronn Lue. Un superbe duo avec Darius Garland semble d’ailleurs se dessiner. Peut-être qu’un chouia d’explosivité supplémentaire ne lui ferait pas de mal.

4) Caleb Wilson (Ailier-fort – Chicago Bulls) : Les Chicago Bulls possèdent enfin uneligne directrice limpide au sein de laquelle la nécessité de recruter un poste 4 polyvalent s’avère fondamentale.Parmi les bonnes pioches à l’intérieur, se trouve Caleb Wilson. Au sein de la fac ultra-compétitive de North Carolina, il a su se faire une place. Ce mélange de taille, de motricité ainsi que de détente verticale lui offre une palette très large des 2 côtés du parquet. Sans ballon, il s’avère particulièrement polyvalent. Défendre sur de gros postes 5 comme sur des ailiers voire des arrières ne lui pose aucun problème. Et balle en main, il possède les compétences et la capacité de passe nécessaires pour jouer à l’intérieur comme à l’extérieur. Les scouts connaissaient ses forces au sortir du lycée, mais sa montée en puissance dans la meilleure ligue universitaire au monde a pris de court les recruteurs. Aujourd’hui, sa place dans le Top 5 fait peu de doute. À voir peut-être s’il parvient à retranscrire son jeu lors de la March Madness. Car sa finition aussi bien de près que de loin laisse encore les franchises perplexes. Difficile de l’imaginer en tant que futur 1ère ou même 2e option d’une équipe prétendante au titre suprême. Ce point bien précis crée justement la scission entre notre Top 3 et le reste de la Draft.

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3) Cameron Boozer (Ailier – Memphis Grizzlies) : Kyrie Irving, JJ Redick, Jayson Tatum, Jabari Parker, Brandon Ingram, Zion Williamson, Cam Reddish… et bientôt Cameron Boozer ! Alors oui, la dernière image que l’on a de ce joueur est cette fameuse perte de balle concédée contre Ucon à la dernière seconde. Une image très peu flatteuse qui ne reflète absolument pas le talent du joueur. Le nouveau joyau de la mine Duke éteint toutes les défenses qu’il croise. Si les Blue Devils ont à nouveau sorti une saison régulière exceptionnelle, c’est en grande partie grâce à lui. L’ailier de 2m05 répond totalement aux attentes. Mieux, il les dépasse ! Avec de solides pourcentages au tir, ce dernier tourne quasi en double-double à plus de 20 points de moyenne. Son état d’esprit irréprochable, son QI basket, sa lecture de jeu et surtout sa polyvalence font déjà de lui un atout offensif pour n’importe quelle équipe NBA. En creusant, on trouve toutefois quelques lacunes. Boozer manque encore d’explosivité verticale et son infériorité physique se fait régulièrement ressentir, notamment en défense. Mais en termes de production pure, ce dernier n’a aucun égal au sein de cette cuvée. La véritable question le concernant s’avère son potentiel feat. Va-t-il matcher avec le Memphis de Tuomas Iisalo ? Difficile d’y répondre. Les Grizzlies possèdent déjà un pivot très lourd en la personne de Zach Edey. Le départ de Jaren Jackson Jr. a libéré une place à ce poste. Néanmoins son profil diffère du jeu up-tempo voulu par l’ancien technicien du Paris Basketball. Il ne serait d’ailleurs pas impossible de le voir intervertir avec Caleb Wilson en dépit de l’écart de talent qui sépare les bonhommes. Cette machine à double-double aurait même pu prétendre au 1st pick dans d’autres drafts. Mais cette année le niveau du duo de tête est tel qu’il occupe « seulement » la 3e place.

2) Darryn Peterson (Arrière – Utah Jazz) : Non, ce n’est pas cette saison que le Jazz conjurera la malédiction du 1st pick. Ce 2e choix – une 1ère depuis 1980 – apparait néanmoins comme un superbe lot de consolation. Qui plus est, la probable 2nd option de cette draft trônait tout en haut de ce classement jusqu’il y a encore une poignée de semaines. Ses chiffres sont loin d’être les plus flashy, notamment comparés aux 2 autres membres de notre podium. Pourtant, Darryn Peterson possède clairement le meilleur rapport « potentiel – NBA Ready » de sa classe. Capable d’évoluer sur les 2 postes de la ligne arrière, le combo guard de 19 ans joue avec très peu de déchets pour son âge. Il ne force pas et répond à ce que lui demande le jeu. Forgé dans la glace, le temps semble s’arrêter lorsque celui-ci a la balle en main. Il a toujours cette petite seconde d’avance sur ses adversaires, cette petite lecture de plus qui fait la différence. Et lorsqu’il est en pleine possession de ses moyens, ses qualités athlétiques lui apportent une dose d’imprévisibilité. Mais le problème avec le joueur de Kansas est justement sa santé. Depuis novembre, il lutte contre les blessures sans jamais parvenir à exploiter 100% de son potentiel physique. Cette incapacité à enchaîner a jeté un énorme coup de froid sur toute la ligue. Sans ça, il serait le pick numéro 1 sans aucune contestation possible. Ses airs d’Anthony Edwards le rendent d’autant plus attractif. L’idée de le voir évoluer aux côtés des Keyonte George, Lauri Markkanen ou encore Jaren Jackson Jr fait saliver n’importe quel amoureux de basketball. En outre, Utah sait prendre le temps avec les prospects.

1) AJ Dybantsa (Ailier – Washington Wizards) : La principale interrogation de cette draft 2026 se trouve ici : les Wizards vont-ils échanger leur 1st pick ? En tout cas, au vu du visage affiché par notre numéro 1 au moment de la loterie, cette décision ne lui déplairait pas. À seulement 18 ans, AJ Dybantsa a égalé un record vieux de 30 ans en devenant le 1er freshman de Division I NCAA à inscrire plus de 20 points avec plus de 50 % de réussite au tir lors de 9 matchs consécutifs. Une statistique exceptionnelle à la hauteur de tout son talent. L’ailier des Cougars brille par la fluidité de son basket. Quand on le regarde, tout semble si facile. Sa foulée digne d’un sauteur olympique l’aide à aligner les drives toujours plus difficiles à défendre. Cela lui offre d’ailleurs bon nombre de fautes. Ajoutez à cela sa force pour créer son shoot et ce joueur devient quasi impossible à défendre tout au long d’une rencontre. Offensivement, seul un tir à 3 points vraiment fiable manque à sa boite à outils. Par contre, sans ballon son niveau d’agressivité peut parfois faire grincer des dents. Même si cela ne représente qu’un grain de sable face à sa mentalité déjà impressionnante. Il s’agit d’un leader dans l’âme, sans aucun doute possible. Emmener tout un collectif dans son sillage, ça le connaît. Maintenant à voir où ce dernier atterrira. Bien que cela ne semble l’enchanter à prime abord, sa présence sur l’aile comblerait un cruel déficit offensif dans cette zone pour Washington. 

Jusqu’au bout du bout, le suspense sera total quant au dénouement de la Draft 2026 !

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Article rédigé par alexis gallot
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