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Power Ranking WNBA 2026

La WNBA vient de vivre l’intersaison la plus mouvementée de son histoire. 18 mois de négociation, nouvelle convention collective, expansion, agents libres à foison… Ce 30e anniversaire s’annonce aussi mouvementé qu’attrayant. 

Si 2 équipes se détachent tout en haut de la ligue, les sérieux outsiders ne manquent pas. Alors que le début de saison arrive à grands pas, voici une vue d’ensemble de ce qui nous attend cette saison.

15) Portland Fire : L’incursion d’une nouvelle franchise suscite constamment une flopée d’interrogations. En réalité, le Portland Fire ne s’identifie pas réellement comme un nouvel élève. La formation de l’Oregon a effectivement déjà connu la WNBA entre 2000 et 2002. De retour aux affaires, le collectif de notre ancien assistant coach Alex Sarama s’appuiera sur un effectif plutôt prometteur bâti autour de l’ailière Bridget Carleton. D’une part, les agents libres Megan Gustafson, Emily Engstler, Karlie Samuelson ou encore Lexi Held devront assumer davantage de responsabilité. Et de l’autre, les rookies Iyana Martín ainsi que Frieda Bühner apporteront de l’allant offensif. Trop d’incertitude compose ce groupe hétéroclite pour les placer plus haut.

14) Connecticut Sun : À mesure que le soleil se couche sur le Connecticut, la campagne du Sun repose sur 1 personne. Pour sa dernière année avant le déménagement à Houston, la formation de la côte Est sort d’une intersaison intéressante. En dépit de gros départs type DeWanna Bonner mais aussi Alyssa Thomas, la venue de Kennedy Burke que Rachid Meziane connait bien apportera un peu de spacing. Car si le secteur intérieur est bien fourni (Diamond Miller, Saniya Rivers, Aneesah Morrow…), les lignes extérieures s’avèrent un peu plus faibles. Au milieu de tous ces changements, le destin des Connecticut Sun semble reposer sur les épaules d’une joueuse : Brittney Griner. Arrivée cet été, la pivot sera le baromètre de la franchise. Problème : depuis sa terrible détention en Russie, la multiple All-Star n’est que l’ombre d’elle-même. On s’attend à une campagne plutôt morose…

13) Toronto Tempo : Portland n’est pas l’unique ville à avoir rejoint la ligue cet été. Toronto s’est également joint à la fête avec un recrutement tourné vers la défense. À l’instar de cette 1ère lame Mabrey-Sykes ultra dynamique, les Canadiennes possèdent sur le papier une assise sans ballon déjà très solide. Surtout que la densité physique offerte par les Big Women offre une complémentarité très intéressante. Numéro 6 de cette draft 2026, Kiki Rice sera la tête d’affiche au sein de la capitale canadienne. La native du pays apprendra pour sûr énormément aux côtés de Marina Mabrey. Le manque de repères ainsi que de talent offensif pèse cependant trop lourd au moment de réaliser nos pronostics.

12) Seattle Storm : Tel un braquage de banque de Bonnie and Clyde, la ville émeraude s’est faite dépouiller d’une grande partie de ses diamants durant l’intersaison. Nneka Ogwumike, Skylar Diggins, Gabby Williams, Erica Wheeler, Brittney Sykes… En l’espace d’une poignée de mois, le Storm est passé de sérieux contenders pour le titre final à équipe en reconstruction. Mais au milieu de cette tempête, un souffle tout droit venu d’Europe est venu réchauffer Seattle. Si les cadres sont partis, l’avenir quant à lui est déjà là. En plus notre Frenchie Dominique Malonga, la rookie ultra prometteuse Awa Fam Thiam complétera une raquette remplie de promesses. De par cette panoplie de joyaux, Seattle pourrait bien être l’équipe à suivre de la saison. La différence de niveau entre le front et le backcourt s’avère néanmoins trop importante pour envisager une présence dans le Top 10.

11) Washington Mystics : Pas facile de se pencher sur le cas de la capitale. Le roster est si jeune, que seule une poignée de certitudes se dégage. Une chose est sûre concernant les Mystics : du vivier, il y en a ! Les rookies de la saison antérieure Sonia Citron et Kiki Irafen nous ont pondu une saison d’envergure All-Star. Malgré le changement de GM, Washington a continué de drafter en masse avec pas moins de 6 picks amassés en 2026. Parmi lesquelles on y retrouve des Lauren Betts, Angela Dugalić ou encore Cotie McMahon. Ce shot de renouveau apporte forcément une dose d’incertitudes. Une saison sinusoïdale attend les Mystics. À voir si cela se conclut tout en haut ou bien tout en bas. Leur manque de spacing combiné à ce lot d’incertitudes les place au sein de cette 11e place.

10) Chicago Sky : Qui l’aurait cru ? Oui, Chicago se trouve pleinement engagé dans la course aux playoffs. Cela paraît presque insensé, vu comment l’intersaison s’était lancée. Atkins mais surtout sa superstar Angel Reese se sont vus échanger contre des picks ainsi que Rickea Jackson. Des pertes pareilles admettent à minima une saison ultérieure empreinte de non-compétitivité, voire de tanking. Pourtant, le Sky évoluera probablement dans la peau d’un outsider prêt à bondir au moindre écart des formations supposées supérieures. Avec l’apport des Skylar Diggins et DiJonai Carrington au niveau des lignes arrières, la conservation de joueuses expérimentées mais également la draft de Gabriela Jaquez (sœur du Miami Heat’s Jaime Jaquez Jr.), Windy City possède un effectif aussi complet qu’équilibré. Sans compter les basketteuses prêtes à franchir un cap type Kamilla Cardoso. Pour l’instant on les classe 10e. La concurrence est toutefois prévenue : il faudra suivre cette formation de très près.

9) Phoenix Mercury : Balayé d’un revers de main par Las Vegas lors des Finales WNBA 2025, Phoenix se trouve à un moment charnière de son histoire récente. Le départ de leur franchise player Satou Saballyaccompagné de la retraite de Diana Taurasi a totalement rebattu les cartes. Le Mercury est-elle en train de dépasser les limites de son effectif actuel ? Ont-elles bien fait de s’obstiner avec ce roster lors de l’intersaison au lieu de tout faire exploser ? À regarder l’effectif, la bande Nate Tibbetts apparaît totalement dépendante de son tandem Thomas-Copper. D’autres éléments intéressants complètent certes cet effectif, mais aucune alchimie collective ne se dégage. L’arme du 3 points ainsi que le mi-distance devraient à nouveau porter cette équipe totalement dépendante de ses individualités. En cas de saison incroyable de leur star, pourquoi pas viser plus haut. En attendant, Phoenix s’arrête aux portes des playoffs.

8) Dallas Wings : C’est la plus fulgurante remontée de ce ranking. Avant-dernier en 2025, Dallas se trouve à la 8e place de notre classement. Mais que s’est-il passé durant la trêve pour constater un tel changement ? Déjà, le bord des Wings a abordé cette période de manière très cartésienne. Il s’agit du 2e pire pourcentage à 3 points ? Très bien, on va drafter la snipeuse Azzi Fudd. De plus, l’équipe trône tout en haut des pires défenses WNBA ? Aucun souci, on va recruter la DPOY en titre Alanna Smith. Des mesures concrètes résultant en un 5 majeur très intéressant. Car à ces noms cités, il ne faut pas oublier Arike Ogunbowale, Maddy Siegrist et bien sûr Paige Bueckers. Au sortir d’une saison rookie sensationnelle, tous les facteurs sont au vert pour voir la meneuse star s’imposer encore davantage dans le paysage de la ligue. Le manque de repères au sein d’un effectif grandement renouvelé – associé à une maigre profondeur de banc – pourrait cependant les handicaper. Mais une présence en post-saison serait d’ores et déjà un formidable accomplissement.

7) Golden State Valkyries : Jamais une franchise n’avait connu une telle saison rookie. Comment se projeter sur la campagne 2026 sans évoquer 2025 ? Pour sa 1ère année dans la ligue, Golden State a pris tout le monde de court en glanant une 8e place synonyme de playoffs. En préparation de l’an 2, les Californiennes ont pris exactement les mêmes ingrédients qui ont fait leur réussite – à savoir la défense – en améliorant le tout. La signature de Gabby Williams reflète parfaitement cette initiative. Considérée depuis déjà pléthore d’années comme l’une des toutes meilleures défenseuses de la ligue, notre Frenchie sera la leadeuse de ce projet florissant. Les Kayla Thornton, Veronica Burton, Cecilia Zandalasini ou encore Tiffany Hayes ont totalement changé de visage depuis que ces dernières portent la tunique violette. Une montée en puissance que nos Françaises Iliana Ruppert et Janelle Salaun suivent également. Peut-être manque-t-il encore légèrement de talent offensif. Les promesses entrevues semblent néanmoins se confirmer, d’où cette légère progression au classement. 

6) Los Angeles Sparks : Plum, Atkins et Ogwumike. 3 mots, 3 noms qui résument à merveille les Sparks. Au large de la côte Ouest, c’est presque assumé que Los Angeles repose en grande partie sur la forme de ses superstars. Bien sûr, des joueuses très intéressantes entourent ce trio (sinon il ne se trouverait pas aussi haut dans notre ranking). En 1er lieu se trouve Cameron Brink. Blessé durant la quasi-entièreté de la précédente saison, l’apport de la pivot devrait apporter de l’assise dans la peinture. Un game changer pour cette formation dont les avaries sans ballon ont eu raison d’une 5e campagne consécutive sans playoffs. La présence des Dearica Hamby, Erica Wheeler, Rae Burrell et compagnie représente également des motifs de satisfaction. À noter tout de même les pertes d’Azura Stevens ainsi que de Rickea Jackson qui pèsent lourd dans la balance. Les joueuses de Lynne Roberts ont peut-être trouvé la solution pour pallier leur défense poreuse. Cela n’en reste pas moins un pari, nous empêchant ainsi de les intégrer à notre Top 5.

Une nouvelle ère commence…

5) Minnesota Lynx : Les Sparks ont de la concurrence ! Tout à l’heure, nous avons évoqué la multitude de pertes enregistrées par Seattle durant l’intersaison. Mais dans ce game, Minnesota occupe une place de choix ! 5… Les Lynx ont perdu 5 joueuses clés de leur effectif. 5 joueuses dont les performances ont porté la franchise tout en haut de la saison régulière en 2025. Une liste scintillante au sein de laquelle se trouvent Bridget Carleton, Jessica Shepard, Natisha Hiedeman, DiJonnai Carrington et la superstar Alanna Smith. Au milieu de ces départs, une vague de prolongation a permis au navire bleu foncé de résister à la houle. La doublette d’All-Star McBride – Williams rempile à l’image de sa franchise player Napheesa Collier. D’ailleurs, une grosse partie des résultats finaux dépendra du niveau de l’ailière forte. Le comeback de Natasha Howardest aussi à mettre en exergue. Le facteur X de cette équipe se nomme sûrement Olivia Miles. La numéro 2 de la draft 2026 a le potentiel nécessaire pour s’imposer dans la reine des ligues féminines. Les bases installées par Cheryl Reeve – actuelle sélectionneuse des États-Unis – sont restées intactes. Un fond de jeu solide, synonyme de matelas de protection. De par les départs, Minnesota descend inévitablement au ranking. Même si cette 5e place reste très honorable.

4) Atlanta Dream : Il ne s’agit pas encore de la Dream Team mais on s’en rapproche. Avant même que le marché des free agents n’ouvre ses portes, la WNBA connaissait d’ores et déjà son blockbuster de l’intersaison. En acquérant la double All-Star Angel Reese, Atlanta a envoyé un gros message à la concurrence. L’ennemie numéro 1 de Caitlin Clark roule en effet sur la ligue depuis ses 1ers pas sur les parquets nord-américains. Cet ajout est d’autant plus remarquable que le Dream a conservé son triptyque Gray-Howard-Jones. Un triangle extérieur-intérieur métamorphosé en quatuor dévastateur. Angel Reese va en effet amener ce petit supplément de défense qui manquait au cœur de la peinture. Car de l’autre côté du terrain, une averse de 3 points s’apprête à inonder l’ensemble des salles étasuno-canadiennes. Karl Smesko a prévenu : le spacing sera de mise en Géorgie ! Notamment lorsque l’on connait les joueuses qui suivent. De Naz Hillmon sur l’aile à la 6e femme Jordin Canada, Atlanta possède une armada sacrément parée pour la course au titre. Le manque de pivot à un tel niveau les fait descendre au pied du podium.

3) Indiana Fever : Imaginez des Denver Nuggets sans Jokic passés à un match des Finales NBA. Ou encore des Lakers sans Doncic, des Warriors sans Curry, des Spurs sans Wemby ou encore des Thunder sans SGA. Cela parait invraisemblable, pas vrai ? Pourtant, le Fever a accompli ce formidable exploit lors des derniers playoffs. En l’absence de Caitlin Clark, Indiana a regardé droit dans les yeux les championnes en titre névadaines. Et ce, grâce à un collectif aussi talentueux que rodé. Kelsey Mitchell a franchi un véritable cap en tant que meneuse offensive tandis qu’Aliyah Boston s’est imposée comme l’un des meilleurs couteaux suisses de la ligue. Cette formidable épopée a eu pour conséquence directe de débloquer quelque chose à l’Est des États-Unis. Il faut capitaliser là-dessus et le bord l’a bien compris en ramenant Sophie Cunningham, Lexie Hull, Monique Billings ainsi que Tyasha Harris afin de renforcer le banc. La franchise a aussi profité de la draft pour agrémenter un verrou défensif en la personne de Raven Johnson. Au vu du roster, on s’attend à une équipe adepte du 3 points qui court absolument partout. Cerise sur le gâteau, aux dernières nouvelles Caitlin Clark se trouve en forme olympique. 

2) Las Vegas Aces : Vont-elles le faire ? Vont-elles parvenir à glaner un 4e titre en 5 ans ? En tout cas, les Aces ont appliqué à la lettre près le dicton : « On ne change pas une équipe qui gagne ». En même temps, ça se comprend. Quand un collectif inflige un 4-0 en finale, difficile de le changer. Donc est reparti pour un tour ! Au niveau des lignes arrières se trouvent Chelsea Gray et Jackie Young – le feu et la glace. En plein prime, ces doublons continuent d’éteindre à petit feu les équipes adverses dans tous les pans du jeu. Sur l’aile ensuite, Jewell Loyd ainsi que NaLyssa Smith impressionnent par leur dimension physique. Et enfin, dans la raquette se trouve A’ja Wilson, LA pierre angulaire de ce projet, l’unique quadruple MVP de l’histoire de la WNBA. Las Vegas est de loin la formation la plus rodée. D’autant plus que le système établi par Becky Hammon depuis 2022 semble à son paroxysme. La seule raison pour laquelle elles ne trônent pas tout en haut du classement, c’est que devant se trouve un effectif galactique.

1) New York Liberty :  19 sélections au All-Star Game, 17 sélections dans l’équipe All-WNBA et 3 titres de MVP. Bienvenue à New-York ! À l’image de leur antagoniste de la saison 2023, dans la Grosse Pomme on veut gagner maintenant. Sauf qu’à contrario de Las Vegas, le Liberty n’a pas du tout digéré cette élimination en quart contre Phoenix. L’ossature de base ne change pas. Cependant, 2 Avengers sont venus rejoindre ce collectif déjà compétitif. La swingman Laney-Hamilton complète parfaitement le backcourt aux côtés de Sabrina Ionescu. Mais la signature la plus majeure se trouve à l’intérieur. Entre Jonquel Jones et Breanna Stewart, se trouve désormais… Satou Sabally !Le désormais ex-visage de Mercury représente la dernière pierre de cet incroyable édifice. Désormais dirigée par Chris Kolb – ancien assistant des Warriors – la Grosse Pomme possède des individualités exceptionnelles qui en plus paraissent compatibles entre elles. Le tout, accompagné du meilleur banc de la WNBA à l’instar des Anneli Maley, Han Xu, Marine Johannès voire Leonie Fiebich. La seule incertitude réside dans l’alchimie. La mayonnaise va-t-elle prendre ? Réponse cet été !

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Article rédigé par alexis gallot
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