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Michael Jordan : L’histoire du plus grand

La boxe a Mohamed Ali, lathlétisme a Usain Bolt, le baseball a Shohei Ohtani, le football américain a Tom Brady et le basketball a… Michael Jordan ! Sportif dexception devenu licône de toute une génération, le numéro 23 des Chicago Bulls détient une carrière complexe et remplie dhistoires à limage de sa personne. Un phénomène culturel à lui seul, une personnalité unique en son genre.

Dans le grand livre de lhistoire du sport, Michael Jordan possède son propre chapitre. Retour sur lhistoire dun GOAT aux multiples facettes.

Trop petit pour le lycée

Michael Jeffrey Jordan né le 17 février 1963 à Brooklyn (New York). Avant-dernier enfant d’une fratrie de 5, le jeune Michael vit une enfance équilibrée au sein d’un cadre stable. À 5 ans, sa famille déménage à Wilmington en Caroline du Nord. Là-bas, il découvre une appétence pour le sport avec son frère Larry. Doté de qualités athlétiques innées, MJ excelle partout : football américain, basketball mais surtout baseball. Eh oui, la balle orange n’est pas son 1er amour ! 

Mais à force de jouer sur le playground du coin, ce fan de Doctor J décide de rejoindre l’équipe de son lycée. Son mètre 80 le restreint toutefois à un rôle de 6e homme. En dépit de pics à 40 points, sa taille lui fait défaut aux yeux de ses entraîneurs. 

Puis vient l’été. Le lycéen travaille d’arrache-pied et prend au passage 10 centimètres en quelques semaines. Élevé au rang de titulaire, His Airness pond une année sophomore à plus de 20 points de moyenne, couronnée d’une présence au sein de la prestigieuse McDonald’s All-American Team. Désormais, cap sur la NCAA !

Michael Jordan : « Certains veulent que ça arrive, dautres aimeraient que ça arrive et dautres font que ça arrive »

Superstar NCAA

Dans un 1er temps, l’écho de ses exploits ne dépasse pas les frontières de son État. Il doit attendre un camp d’été assez anodin à Pittsburgh pour voir sa cote totalement exploser ! Ses exploits technico-physiques font le tour des États-Unis. Bien que les plus grandes universités sonnent à sa porte, ce dernier préfère rester au bercail à North Carolina. 

Coaché par la légende Dean Smith, le freshman permet à sa formation d’atteindre un bilan sensationnel en régulière de 27 victoires pour 2 défaites. Michael Jordan poursuit ses prouesses durant cette March Madness 1982. Arrivés au Final Four, les Tar Heels sortent le Houston d’Hakeem Olajuwon (68-63), avant d’affronter en finale les Georgetown Hoyas de Patrick Ewing. 

Devant plus de 60 000 spectateurs, le jeune gamin de 19 ans plante le panier de la gagne à 17 secondes du buzzer (63-62). Une fois la coupe empochée, Air Jordan soulève à 2 reprises consécutives le titre de meilleur joueur NCAA (1983 et 1984). L’histoire est en marche !

Michael Jordan : « J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis »

« A Star Is Born »

L’heure de sauter dans le grand bain a sonné ! Drafté le 24 juin 1984 en 3e place derrière Akeem Olajuwon et Sam Bowie (bien vu les Blazers), Michael Jordan débarque aux Chicago Bulls. C’est fort d’une médaille d’or glanée aux JO de Los Angeles 1984 que le natif de Brooklyn ridiculise ses coéquipiers durant l’été puis remet ça en saison régulière face à une concurrence bouche bée. 

En l’espace d’une poignée de semaines, il remplace sa veste de rookie pour celle d’all-star. Au-delà de soulever le ROY 1985, il termine à la 6e place du MVP avec en prime le statut de meilleur scoreur en total de points. Du jamais-vu depuis un certain Kareem Abdul-Jabbar. « A Star Is Born » selon Sports Illustrated !

Orlando Woolridge : « Il est capable de t’enlever ton cœur et de le manger devant toi »

Les Bad Boys en travers de la route

Sèchement éliminé par les Bucks au 1er tour des playoffs, MJ connait un gros coup d’arrêt lors de sa campagne sophomore en raison d’une blessure au pied qui l’éloigne des parquets pendant 64 matchs. Revenu attend, pour la série contre les Celtics, Jumpman ne peut empêcher l’élimination des siens malgré une marque à 63 points lors de game 2. En parallèle, il obtient son diplôme de 1er cycle en géographie culturelle. 

À la suite d’une saison à 37,1 points de moyenne – des standards calibre Wilt Chamberlain – Michael Jordan voit notamment l’arrivée de son fidèle lieutenant Scottie Pippen ainsi que de son mentor Phil Jackson. Ces venues coïncident avec les prémices de la fameuse attaque en triangle made in Tex Winter. 

Pendant que MJ reçoit son 1er MVP ainsi qu’un titre de DPOY – seul joueur à avoir empoché ces 2 récompenses la même année – un 1er obstacle s’avance sur son chemin vers le titre. Leur nom ? Les Bad Boys ! Durant 3 saisons consécutives, les Pistons écoeurent les Bulls en playoffs grâce à cette fameuse « Jordan Rules » accompagnée de ce vice si déroutant. 3 éliminations formatrices pour la suite.

Larry Bird : « Je pense que c’était juste Dieu déguisé en Michael Jordan »

Three-peat et la Dream Team

À l’aube de la saison 1990-1991, Chicago apparaît suffisamment armé pour se sortir de la jungle de l’Est. Une impression confirmée en régulière à travers ces 61 victoires synonyme de 1ère place. Mené par un Michael Jordan calibre MVP, les Bulls roulent successivement sur les Knicks, les Sixers puis… les Pistons ! Le signe indien enfin conjuré, plus rien ne peut arrêter ce collectif déchaîné. Pas même des Lakers vieillissants à l’image de leur leader Magic. En même temps quand en face un monstre tourne en double-double à plus de 30 points de moyenne lors des Finales, tout est plus compliqué. Il s’agit de la 1ère bague d’une longue série. 

Loin d’être rassasié, His Airness réalise le back-to-back dans la course au MVP quand sa franchise améliore encore son assise au classement. Davantage bousculée lors de son parcours en post-saison, la formation de l’Illinois se sort du piège tendu par New York et Cleveland puis vient à bout des Blazers en 6 matchs. Une nouvelle série grandiose où le numéro 23 explose les compteurs avec notamment 35 points inscrits lors de la 1ère mi-temps du game 1 – un record à ce stade de la compétition. Il profite ensuite de l’intersaison afin de remporter ses 2e JO avec l’une des grandes équipes de l’histoire de notre sport : la Dream Team. 

La 1ère partie de sa carrière se conclut par une énième campagne historique. À l’exception que Jordan cède le MVP au profit de Charles Barkley et que les hommes de Phil Jackson terminent à la 2e place de l’Est. Le double champion en titre se hisse néanmoins aisément en finale où les attendent justement les Suns. Au coude à coude pendant 6 manches, Chicago doit son salut au shoot à la dernière seconde de son sniperJohn Paxon. Le 1er Three-Peat est validé, mais à quel prix ?

Magic Johnson : « Il y a Michael Jordan et il y a le reste dentre nous »

I’m back !

Derrière l’euphorie du 3e titre, se cache quelque chose de plus sombre. Un mal-être commence à s’emparer de Michael Jordan. Lassitude, difficulté à gérer la célébrité, vie privée constamment exposée… Un spleen amplifié par l’assassinat de son père sur une aire d’autoroute. Le point de non-retour est atteint ! À un jour de l’entame du training camp le 6 octobre 1993, MJ annonce sa retraite. Un séisme de magnitude 12 frappe la planète basketball ! 

Sa carrière sportive ne s’arrête pour autant. Dans l’incompréhension la plus totale, cette légende NBA se met… au baseball. La raison ? À travers ce choix, il souhaite honorer la mémoire de son père. En 1994, le nouveau joueur des White Sox de Chicago joue sans pour autant sortir du lot. Des performances qui l’empêchent d’évoluer en ligue majeure. Le 2 mars 1995, Jumpman décide de lâcher la batte. 

Et du côté des Bulls, ça donne quoi ? Dans le sillage de Scottie Pippen, Chicago conserve un niveau élite mais échoue au 2e tour des playoffs 1994. Par contre, la 1ère partie de la saison 1994-1995 s’avère bien plus rude. C’est alors qu’une rumeur enfle dans les travées de la Grande Ligue. Des bruits de couloir confirmés par le simple fax « I’m back ». En 3 mots, Michael annonce son retour aux affaires. En 3 mots, Jordan change à jamais l’histoire de la NBA !

John Paxson : « Michael jouait tellement juste et tellement bien que je me suis retrouvé à vouloir arrêter et le regarder – et j’étais sur le terrain »

Entrez dans la lumière…

Sur le toit de l’Olympe

À l’instar de ses 55 points au Madison Square Garden marqués lors de sa 1ère rencontre post-retraite, MJ est toujours aussi fort. Bien que son équipe se fasse éliminer par le Magic, tout le monde sent qu’une nouvelle vague s’apprête à déferler sur le pays de l’Oncle Sam. D’autant plus que même après cette pause d’1 an et demi, Michael Jordan éprouve encore d’importantes difficultés à digérer la défaite. 

Avec dans leur rang l’ancien des « Bad Boys » Dennis Rodman, les Bulls pondent la meilleure saison régulière all-time de l’histoire de la NBA avec 72 victoires pour seulement 10 défaites (battus en 2016 par les Warriors). Et comme au bon vieux temps, le numéro 23 gagne le MVP puis écrase sa conférence au cours de la post-saison avant de vaincre les SuperSonics en 6 matchs. Tel un symbole, il reçoit sa 4e bague le même jour que la fête des pères. 

Nonobstant l’offre des Knicks, His Airness rempile à Chicago pour 2 années supplémentaires. C’est reparti pour un tour ! Vous commencez à connaitre la chanson : stratosphérique d’octobre à avril, illustre en mai et enfin injouable en juin. Pourtant, ces finales face au Jazz auraient pu tourner au vinaigre. Notamment lors du game 5 où Jordan doit jouer un match décisif dans un état fiévreux. 40 minutes – connues sous le nom de « Flu Game » – au cours desquelles l’homme malade élève sa marque à 38 points, dont le panier de la gagne à 1 minute de la fin.

Pour sa last dance sous la tunique rouge en 1997-1998, MJ décroche son 5e MVP et égalise ainsi le record de Bill Russell. Le niveau d’adversité lors des playoffs monte crescendo : perfect face aux Nets, 1 défaite contre les Hornets et série en 7 éprouvante face aux Pacers. Mais le plus dur reste à venir du fait que les Jazz comptent bien prendre leur revanche. À l’approche du match 6, les Bulls mènent 3 matchs à 2. Un succès sur le parquet de Salt Lake City rimerait avec un 2e Three-peat. Sauf qu’à 20 secondes du terme, Chicago se trouve à 1 maigre unité du graal. Une dernière opportunité s’offre à eux. Naturellement, le ballon de la victoire revient à Jordan. Et après avoir fait danser Bryon Russell, il offre le titre à Chicago sur un mi-distance clinique. Ce panier ultraclutch s’identifie comme la dernière rime écrite par ce poète. 6e finale, 6e triomphe, 6e MVP des Finales (un record), 6e récital…

Brad Daugherty : « Je narrive pas à croire quil a rentré ce shoot. Je ne sais pas comment il est resté en lair aussi longtemps »

La Last Dance

Cette fois-ci la boucle semble une bonne fois pour toutes bouclée. À 35 ans, Michael Jordan annonce sa retraite définitive, laissant derrière lui une flopée d’accomplissements encore aujourd’hui jamais égalée. Il peut maintenant se consacrer entièrement à sa femme Juanita ainsi qu’à ses 3 enfants, Jeffrey, Marcus et Jasmine. Du moins, seulement un temps. 

Dès le 19 janvier 2000, His Airness réapparaît en NBA dans la peau de copropriétaire des Wizards. Un passage marqué entre autres par la sélection de Kwame Brown à la draft 2001. Oui, c’est normal si ce nom ne vous évoque pas grand-chose. Vous commencez néanmoins à connaitre le personnage.  En amont de la saison 2001-2002, il rechausse les baskets pour la 2e fois de sa carrière. À la différence que son dévolu se jette sur Washington. 

2 saisons assez moroses collectivement parlant, ponctuées par des pics jordanesques comme ces 51 points contre les Hornets le 29 décembre 2001. Sa last dance sur les parquets de la Grande Ligue a lieu le 16 avril 2003 dans l’antre de Philadelphie. Un match conclu par une ovation de 3 minutes de ses coéquipiers, ses adversaires et de 21 257 personnes présentes au sein des gradins. 

Felton Spencer : « Tu n’hésites pas avec Michael, ou tu finis sur un poster dans un magasin de souvenirs quelque part »

Air Jordan

Charlotte, « Michael Jordan Motorsports », superbike et restaurant. C’est ainsi que l’on pourrait résumer son après-carrière. Aujourd’hui, son nom rayonne à travers la planète grâce à la marque « Jordan ». Cette simple collaboration entre Nike et le rookie Michael Jordan en 1984 s’est transformée en véritable phénomène culturel. 

Propulsées par des campagnes marketing innovantes, les « Air Jordan » deviennent la 1ère gamme de chaussures à transcender le statut d’équipement sportif pour devenir une marque à part entière. Cette entité a non seulement révolutionné le marché de la basket à l’international, mais elle continue d’enchaîner les chiffres d’affaires dépassant le milliard de dollars annuellement. Un empire économique qui continue de remplir les poches du sextuple champion NBA

Michael Jordan : « Je peux accepter l’échec, tout le monde échoue dans quelque chose. Mais je ne peux pas accepter de ne pas essayer »

Sa carrière en chiffres

Trophées collectifs :

– 1× Championnat NCAA (1982)

– 6× NBA (1991, 1992, 1993, 1996, 1997 et 1998)

– 2x Jeux olympiques (1984 et 1992)

Trophées individuels :

– 5× NBA Most Valuable Player (1988, 1991, 1992, 1996, et 1998)

– 6× NBA Finals Most Valuable Player (1991, 1992, 1993, 1996, 1997 et 1998)

– 14× NBA All-Star Game (1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998, 2002, et 2003)

– 10× All-NBA First Team (1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997 et 1998)

– 10× Meilleur marqueur NBA (1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, et 1998)

– 1× NBA Defensive Player of the Year (1988)

– 1× NBA Rookie of the Year (1985)

– 9× NBA All-Defensive First Team (1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, et 1998)

– 1x Jeux olympiques Most Valuable Player (1984)

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Article rédigé par alexis gallot
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