Saint Quentin Basket Ball
Saint Quentin Basket Ball
| Fondation | 1973 | |
| Salle | Palais des Sports Pierre Ratte | |
| Championnat | Betclic ÉLITE | |
| Entraîneur | Raphaël Pascual | |
| Joueurs connus passés par le club | Chris Singleton / Parker Jackson-Cartwright / Nick Johnson |
Joueur à surveiller : Ousman Krubally
Joueur le plus âgé du championnat de France juste derrière l’inévitable David Holston, Ousman Krubally est reparti pour une 13e aventure différente en signant à Saint-Quentin. Passé pendant 4 saisons aux Georgia State Panthers, l’ailier fort troque d’emblée les parquets universitaires pour les Pays-Bas. De 2012 à 2024, ils changent chaque année de club. Grèce, France, Chypre, Allemagne… Durant ces années, il remporte la FIBA Europe Cup, devient MVP 1ère division slovène ainsi qu’en 2e division italienne et remporte le championnat du Kazakhstan.
C’est ce que l’on appelle une carrière particulièrement aléatoire ! Il faut attendre sa venue à Boulazac pour enfin voir l’étatsuno-gambien rester plus d’une saison au sein d’une même écurie. Artisan majeur de la montée des Périgourdins, Ousman Krubally confirme au plus haut niveau de l’élite française. Ce joueur tentaculaire, adepte des razzias au rebond, s’identifie comme un véritable guerrier qui – pour sûr – apportera énormément à la raquette de Saint-Quentin.

Style de jeu

À l’instar d’Ousman Krubally, Raphaël Pascual se distingue aussi par son âge. Plus jeune entraîneur du championnat, le head coach de 36 ans est pleinement ancré dans sa génération. En Nationale, sa formation s’identifiait comme l’une des meilleures attaques de l’Hexagone. Pas énormément de volume pour autant, mais davantage de jeu lent, construit afin de mettre les shooteurs dans les meilleures dispositions.
Ce mécanisme offensif bien huilé compense une défense assez instinctive. On retrouve un marquage presque individuel ultra-agressif. Le dessein est clairement d’étouffer le porteur de balle adverse, à coup de switch si besoin.
Histoire du club
Le Saint-Quentin Basket-Ball naît d’une fusion en 1973 entre l’Amicale Jumentier et l’Union sportive des Cheminots. Cela permet au club d’évoluer en Excellence régionale dès ses débuts avant de passer à l’échelle nationale en 1979 après une saison d’invaincu. Le 1er coup d’éclat a lieu 7 ans plus tard. En plus de monter en N2, le SQBB atteint la finale de la Coupe de France 1980 avant de la soulever une bonne fois pour toutes en 1987 face à Montpellier (102-86). À noter que le format était un peu particulier car de 1982 à 1995 cette compétition était disputée sans les clubs de N1 ni les meilleurs de N2.
Une formidable épopée confirmée dès 1987 avec l’arrivée de Chris Singleton en tant qu’entraîneur-joueur. Le natif de Brooklyn délaisse rapidement sa double casquette pour se focaliser sur le coaching. Une initiative audacieuse car pour sa 2e saison il amène Saint-Quentin en 1ère division. Cette ascension progressive se retranscrit dans les résultats. Les Nordistes enchaînent 9 victoires consécutives et atteignent la 5e place du classement lors de leur 2e campagne dans l’élite. Puis en 1991, le SQBB joue la Coupe Korać (C3). Une parenthèse continentale marquée par cette double confrontation mythique contre le Panathinaïkós.
Mais pour pouvoir atteindre de tels standings, le club dépense sans compter. Saint-Quentin paie très cher sa mauvaise gestion. Dans un 1er temps relégués en N1B, les Nordistes connaissent finalement la liquidation judiciaire en 1993 et repartent en N4. Hormis un petit passage en Pro B, le SQBB fait le yoyo au sein des divisions inférieures pendant 6 ans. Le passage dans les années 2000 marque le retour des Saint-Quentinois au plus haut niveau.
Sous les ordres d’Olivier Hirsch, le club cumule 2 quarts ainsi que 2 demi-finales de playoffs d’accession en 8 saisons… avant de à nouveau descendre. Cette fois-ci la parenthèse ne dure que 3 ans. Fort d’un titre de champion de N3, Saint-Quentin remonte puis redescend en 2017 pour définitivement retrouver la Pro B en 2019 au terme d’une victoire décisive face au Havre.
Pour leur 3e come-back dans l’antichambre de la 1ère division, les Nordistes sont sauvés par la COVID. Une campagne décevante, marquée par l’arrivée en cours de saison du futur visage de cette équipe : Julien Mahé. De lanterne rouge, Saint-Quentin termine sur le podium sans pour autant disputer des play-offs en raison de la pandémie. La consécration intervient en 2023. 30 ans après, le SQBB atteint de nouveau l’élite grâce à un point-average favorable (+3) sur Chalon.
Annoncé comme largement en dessous de la concurrence, le Saint-Quentin Basketball déjoue tous les pronostics. Fort d’une solide 6e place, le club participe aux playoffs de Betclic ÉLITE et décroche son ticket pour la 1ère Leaders Cup de son histoire. Qualifié en Basketball Champions League (C3), le SQBB confirme en 2025 avec un beau parcours européen couplé d’un solide Top 10 en championnat. C’est par la grande porte que Julien Mahé quitte le navire bleu et blanc durant l’été. La suite se révèle néanmoins bien plus terne avec une avant-dernière place synonyme de relégation. Mais à l’aube de la campagne 2026-2027, les déboires financiers monégasques aboutissent sur un sauvetage administratif in extremis en 1ère division.
palmarès
| Coupe de France | 1987 |
Zoom : Rudy Gobert Camp
Formé à Cholet, c’est bien à Saint-Quentin que Rudy Gobert a découvert le basketball. Aujourd’hui considéré comme l’un des tout meilleurs défenseurs de l’histoire de son sport du haut de ses 4 DPOY NBA, le pivot n’a pas oublié d’où il vient. Depuis 2015, le double vice-champion olympique organise un camp « à son image » afin de « transmettre aux jeunes les valeurs qui sont les siennes : respect, partage et dépassement de soi ».
En collaboration avec le Saint-Quentin Basket Ball, le Rudy Gobert Camp accueille des jeunes âgés de 10 à 17 ans. À l’issue de ces quelques journées d’entraînement, 2 MVP sont élus selon leurs performances ainsi que leur attitude exemplaire. Avec en cadeau, une immersion dans la vie quotidienne de Rudy Gobert aux Minnesota Timberwolves.

Le Chiffre : 3
C’est le nombre de joueurs présents sur le parquet du côté de Saint-Quentin lors de sa fin de match contre Chalon le samedi 4 mai 2024 – la faute à 5 joueurs à 5 fautes (Johnson, Pfister, Rayman, Dossou-Yovo, Olejniczak) et 2 blessés (Schwartz et Traoré).
autres adversaires













