Top 10 all-time des plus grandes surprises en playoffs NBA
Source de surprises à foison, les payoffs NBA réservent constamment leur lot de surprises. En l’espace de quelques matchs, le numéro 1 de saison régulière, le favori, peut violemment trébucher sur une équipe sortie des play-in.
Retour sur ses surprises, sur ses upsets qui ont marqué la Grande Ligue. Avec comme critères principaux : l’écart numérique constaté à la fin de la régulière, la dynamique des 2 équipes, le scénario ou encore la durée de la série.
10) Memphis Grizzlies 2011 : À cette époque, les 8e picks étant parvenus à éliminer une tête de série au 1er tour se comptaient sur les doigts d’une seule main. Un fait rarissime, d’autant plus que la NBA a récemment opté en faveur d’un format au meilleur des 7 matchs et non 5. L’upset ne repose plus sur un malentendu, mais bien un exploit bâti de toutes pièces. Un nouveau phénomène dont les Spurs sont parmi les 1ers à expérimenter. Surtout que rien, mais vraiment rien ne laissait penser que les Grizzlies pouvaient réussir un coup de maître. En face, s’avance un San Antonio certes un poil vieillissant. Dans le sillage de leur trio iconique Duncan – Parker – Ginobili, ce collectif rodé a néanmoins conclu la régulière tout en haut de l’ouest. La route vers les finales de Conférences, ils la connaissent par cœur. Le danger apparaît minime d’autant plus qu’à contrario, Memphis enchaîne les post-season ratés. En amont de ce 1er match, la franchise du Tennessee reste sur 12 défaites en 12 rencontres de playoffs réparties sur 3 ans. Bon nombre de suiveurs sont déjà allés chercher le balai pour nettoyer ces poussières bleues et noires. La série débute et l’impact de Zach Randolph, la défense de Tony Allen ou encore le chantier de Marc Gasol incendient l’équipe du Texas. Nous voici nez à nez avec les prémices du « Grit and Grind », à savoir un jeu fondé autour du nettoyage de peinture ainsi que du physique. Jamais les hommes de Popovich ne parviendront à s’adapter : Victoire 4-2 des Grizzlies !
9) Portland Trail Blazers, 1977 : Le contrat était déjà rempli. Dans les tréfonds de la ligue moins de 3 ans en arrière, voire des Blazers un minimum compétitifs pour les playoffs 1977 semble d’ores et déjà assez inespéré. Cette histoire venue tout droit de Portland est celle d’une ascension inattendue, portée par un collectif jeune. Sous l’impulsion Bill Walton cette panoplie de joueurs inexpérimentés se transforme en véritable roublard. Ils gagnent encore et encore jusqu’à atteindre des Finales NBA presque improbables. La conférence Ouest c’est bien sympa, mais désormais les 76ers d’un certain Julius Erving comptent bien remettre les points sur les i. Et à juste titre car ce Philadelphie impressionne par sa constance accompagnée d’une dose de talent unique en NBA. Au moment de désigner le favori, il n’y a pas photo. Une impression confirmée par les 2 raclées infligées à des Orégonais sous l’eau de A à Z. Bien qu’il s’agisse de rencontres en dehors de leur terre, l’écart de niveau entre Portland et son adverse paraît abyssal. Alors que tout a l’air perdu, que le droit à l’erreur n’existe plus, les coéquipiers de Bill Walton reviennent à ce qu’ils savent le mieux faire : défense – rebond – jeu rapide. Une recette simple sur le papier empoisonne toutefois les 76ers. Méconnaissable lors de ses 2 matchs à l’extérieur, Philadelphie perd totalement ses moyens. Les Blazers continuent de pilonner puis renversent définitivement ces finales en décrochant le match 5. Derrière, ils tuent le suspense à la maison. Une 1ère bague mythique pour Portland, symbole d’un collectif discipliné, capable de renverser une équipe plus expérimentée.
8) Dallas Mavericks 2011 : Cet exploit face à Miami né d’un traumatisme fondateur contre… le Heat ! Pour comprendre l’upset suivant, prenons la machine à remonter le temps, direction l’année 2006. Menés par un Dirk Nowitzki aux portes de son MVP de régulière, les Mavs arrivent avec le statut de favoris, confirmé à l’issue des 2 premiers matchs. Ce qui devait être la consécration de la franchise texane se transforme en véritable cauchemar. Jamais Dallas ne se remettra de l’énorme match 3 pondu par Dwyane Wade. Promis au trône, ces derniers quittent l’American Airlines Center déchu avec ce sentiment d’avoir loupé le coche. Rebolote en 2011 mais dans le sens inverse ! Les « Heatles » du trio James – Wade – Bosh sont destinés à rouler sur la NBA. Et ce, dès leur 1ère année ! D’autant plus que l’écart entre les 2 équipes s’avère davantage conséquent. À l’image de son éternel leader allemand, les Texans se distinguent comme une équipe vieillissante, bien moins bling-bling que leurs adversaires. Cela se vérifie lors de leur entrée en matière. Les Floridiens sont tout bonnement au-dessus. Le match 2 prend exactement la même direction. Avec 15 points de plus dans le 4QT, les Mavs s’apprêtent à concéder le break. Sauf que dans le sillage d’un The Blond Bomber en trans, ces derniers renversent la partie et également la série. Autour des ajustements brillants de Rick Carlisle tels la mise en place d’une zone surprise, le changement du cinq majeur, la montée en puissance de J.J. Barea, l’implication accrue de Tyson Chandler… Ils tiennent tête à Miami tout au long de la partie avant de faire parler leur expérience dans les moments chauds. Résultat : un succès 4 matchs à 2 synonyme de 1ère et unique bague pour la franchise.
7) Boston Celtics 1969 : Non, parmi les 11 bagues de Bill Russell, toutes n’ont pas été le fruit d’une domination sans merci. Notamment lors de l’épilogue de cette ère unique en son genre dans le sport américain. En 1969, le vent tourne. Fini les bourrasques à répétition déferlant sur la côte Ouest. Pour la 1ère depuis près d’une décennie, l’Est est donné outsider dans ces finales NBA. Baltimore, Philadelphie ou encore New York sont effectivement tombés dans le piège bostonien. Oui, « tomber dans le piège » et non logiquement éliminé car la franchise du Massachusetts n’est plus aussi verdoyante qu’auparavant. Les hommes de Bill Russell (oui, il est aussi entraîneur) sortent de leur pire saison régulière depuis plus d’une décennie. Autant diminuée que vieillissante, cette équipe n’effraie plus vraiment la concurrence. Par contre, leur adversaire – eux – fait très, très peur. Certains les considèrent d’ores et déjà comme LA meilleure équipe de tous les temps. Insérez Wilt Chamberlain, Jerry West et Elgin Baylor au sein d’une marmite, remuez bien et vous obtenez des Lakers prêts à en découdre. Dans la douleur, ces derniers empochent d’ailleurs les 2 premiers matchs. Les dés ont l’air jeté, Boston se révélant incapable de saisir sa chance. Mais cette dernière danse ne peut pas se terminer ainsi. À l’envie, les Celtics recollent au TD Garden grâce notamment à un shoot décisif de Sam Jones au buzzer du Game 4. Au sein de leur demeure, chacune des équipes assume son statut. C’est décidé : la série donnera son dénouement au Staples Center ! Il s’agit déjà d’un exploit pour Boston d’être encore en vie à ce stade de la compétition. Une opportunité qu’ils saisissent pendant que les Lakers se ratent. Les choix douteux de Butch van Breda Kolff concernant la gestion de Wilt Chamberlain offrent une minime fenêtre aux Celtics. Devant d’une courte tête durant une bonne partie de la rencontre, les visiteurs enclenchent la douche froide sur un tir ultra clutch de Don Nelson dans le money time. Les ballons étaient déjà de sortie à Los Angeles pour fêter le titre. Dommage ! La prochaine fois, vaut mieux attendre le coup de sifflet final ! Contre toute attente, Boston devient la 1ère équipe à remporter un Game 7 des Finales en dehors de ses terres. La consécration ultime de la plus grande dynastie de notre sport.
6) Houston Rockets 1986 : Désolé aux fans des Lakers mais on va encore évoquer de bien tristes souvenirs. Autre période, autre adversaire, autre génération. Cette fois-ci, la surprise ne vient pas l’Est mais de l’Ouest. Au cœur d’une décennie dominée par le Showtime de Magic et Abdul-Jabbar, seuls les Celtics pouvaient réellement rivaliser. En tout cas une chose est sûre : personne au sein de leur conférence ne les regarde dans les yeux. Enfin, ça, c’est ce que l’on pensait jusqu’à ces playoffs 1986. Champions en titre, Los Angeles se prépare à un nouveau classique contre le Boston de Larry Bird. D’abord impeccable en régulier puis chirurgicale en demi-finale de playoffs. La machine est lancée ! Et ce n’est pas cette jeune équipe de Houston qui va les stopper. D’accord, la bande d’un jeune Hakeem Olajuwon a décroché la place de dauphin avant de rouler sur les Kings ainsi que les Nuggets. Mais là, on parle des finales de conférence NBA. Qui plus est face à la meilleure équipe de ces dernières années. Effectivement, il n’y a pas match. 1 équipe se fait terrasser physiquement par son adversaire. La défense intérieure est si âpre, la bataille au rebond tellement déséquilibrée que le futur perdant ne décroche qu’un pauvre match. En résumé : une franchise vit un cauchemar éveillé. Un sort terrible infligé par… les Rockets ! Eh oui, les Texans démolissent dans les règles de l’art des Californiens totalement dépourvus de solution. L’upset prend une telle ampleur que cela en devient presque gênant. Comment est-ce possible ? Que se passe-t-il ? Enfin, comme un symbole de ce renversement total, Sampson tue définitivement le sort de la série sur un incroyable buzzer beater au Forum. Houston ne vient pas de battre un favori. Non, ce collectif innocent vient de faire chuter l’une des plus grandes dynasties de l’histoire du basket-ball. Pour le coup il s’agit d’un réel épisode paranormal car derrière ils n’existeront pas face aux Celtics. Ils ont débarqué, détruit les Lakers et sont repartis. Point barre !
5) Detroit Pistons 2004 : Là aussi, on aurait bien besoin de personnes dans le BTP car une nouvelle destruction massive s’annonce. Ce n’est pas une fixette promis, mais la victime se nomme une nouvelle… les Lakers ! Décidément, d’Elgin Baylor à Kobe en passant par Magic, toutes les plus belles années de la franchise auront été survolées. Bref, revenons à nos moutons. Bien que les têtes d’affiche se nomment encore Shaquille O’Neal ainsi que Kobe Bryant, Los Angeles connaît un certain déclin. L’ogre est toujours aussi immense, même s’il lui manque quelques dents par-ci par-là. Dans la foulée de ce three-peat, les Californiens ont pour la 1er fois en un peu moins de 4 ans perdu en playoffs. Une contre-performance dont les conséquences s’avèrent terribles pour la concurrence. En plus des 2 MVP précédemment cités, Phil Jackson peut désormais s’appuyer sur 2 futurs Hall of Famers : Gary Payton et Karl Malone. Pas mal pour des « renforts » ! L’histoire ne se répète pas, les Lakers ne se ratent pas, assument leur statut de favoris puis atteignent à nouveau les finales contre une vieille bête noire nommée Detroit. La bande de Magic Johnson en fait toujours des cauchemars. Même si on ne va pas se le cacher, hormis l’ADN beaucoup de choses opposent les Bad Boys à leurs homologues 2.0. Le talent manque sur le papier. La venue de Rachid Wallace en cours de saison a amené du bien aux coéquipiers de Chauncey Billups. Ces derniers savent pertinemment qu’offensivement ils ne peuvent pas rivaliser. Non, ils ont une carte nommée défense qu’ils décident de jouer à fond. Ce mix de vice, de coup d’épaule, de physique représente l’ensemble des ingrédients parfaits pour venir à bout d’une esquade en déliquescence. Hormis une victoire fruit d’un tir sorti de nulle part du Black Mamba afin d’arracher l’overtime, les Lakers n’existent pas. Les pailletés de Beverly Hills se font rouler dessus par les Ford de Dearborn. Une intensité si importante que même les corps angelenos lâchent un à un. Réduits 3 fois à moins de 80 points en 5 rencontres, les Pistons mettent le dernier coup de pelle sur le tombeau du duo Kobe – Shaq. Un upset notoire, un upset pour l’histoire…
4) Denver Nuggets 1994 : Denver restera à jamais la 1ère… la 1ère équipe classée 8e de saison régulière à avoir créé la surprise face au leader. Pour les plus jeunes d’entre vous, les Sonics ne vous disent sûrement pas grand-chose. Cependant, lorsque les Bulls de Jordan marchaient sur la ligue dans les années 90, Seattle était l’un de leurs plus féroces concurrents. Donc lorsque MJ annonce sa retraite à l’aube de la saison 1993-1994, les regards se braquent directement sur la franchise de Washington. Après 3 ans à ronger son frein, les joueurs de George Karl détiennent enfin un chemin dégagé vers la victoire. Ni une ni deux, ces derniers pondent l’une des toutes meilleures saisons régulières de l’histoire de la NBA (63-19). Logiquement en tête de l’ouest, ces derniers retrouvent Denver au 1er tour. Une formalité sur le papier. Les Gary Payton, Shawn Kemp et compagnie possèdent dans leur artillerie une défense de fer combinée à des qualités athlétiques hors norme. Des soldats expérimentés en mission commando ! Côté Denver, la donne est largement différente. Jeune, inexpérimenté… Récolter 1 match serait déjà une réussite. Sauf que les Nuggets en décident autrement. Dans cette série au meilleur des 5 matchs, les failles des Sonics voient pour la 1ère fois la lumière du jour. Dirigés par la tour défensive Dikembe Mutombo ainsi que le serial scoreur Mahmoud Abdul-Rauf, les Nuggets jouent avec une résilience remarquable. Mais cela ne suffit pas ! Seattle remporte les 2 premières rencontres et au moment de se rendre au cœur du Colorado, les dieux de la balle orange semblent avoir déjà choisi le vainqueur. Leur dévolu se jette… sur les Nuggets ! Impérial à la maison, Denver s’offre une partie décisive. Et malgré la prolongation arrachée par Kendall Gill, les outsiders créent la sensation face aux Sonics. Jamais un tel exploit n’avait encore été réalisé ! Seattle repart la queue entre les jambes quand leur bourreau échoue finalement d’un rien contre le Jazz. Grâce à ce triomphe, les Nuggets ont rendu possible ce que tout le monde pensait impossible.
3) New-York Knicks 1999 : Jusqu’au bout, cette saison du lockout NBA aura été spéciale. Encore aujourd’hui, New-York reste la seule équipe à s’être hissée en finales malgré une 8e place de saison régulière. Une épopée invraisemblable, un parcours unique en son genre entamé par un upset historique face à leur ennemie de la côte floridienne. En raison de la grève des joueurs durant le début de campagne 1998-1999, la Grande Ligue s’avère contraire à passer de 82 à 50 matchs. Un échantillon réduit qui profite à Miami et non à la Grande Pomme. Aux frontières des places qualificatives pour les playoffs, les Knicks passent le cap pour 1 maigre victoire supplémentaire. Se qualifier c’est bien, mais désormais un énorme défi pointe le bout de son nez. De base électrique, une opposition féroce contre le Heat attend la bande du vétéran Patrick Ewing. L’équipe du triangle Hardaway – Mourning – Majerle descend de son trône, prête à en découdre. Les 2 camps ne s’aiment pas et c’est pleinement assumé ! Mais la tête de série se prend un coup derrière la nuque d’entrée. Au cœur de la Miami Arena, les locaux se prennent un +23 de plein fouet. New York est bien plus dangereux que sa place le suggère. Une partie de ping-pong se déroule devant des amoureux de basketball comblés par cette tension omniprésente. La décision se déroule le 16 mai 1999 à 4.5 secondes du terme. Mené 76 à 77, Allan Houston profite d’un mouvement de Patrick Ewing pour se libérer du marquage, attrape la balle, s’élève au milieu d’une forêt de mains, lâche un floater un peu bizarre et rentre son panier ! 77-78, New York file en demie ! Une belle histoire prolongée contre les Atlanta Hawks puis les Indiana Pacers. Seuls les Spurs parviendront finalement à rétablir l’ordre en finale.
2) Golden State Warriors 2007 : La palme de la plus grande surprise jamais enregistrée en playoffs NBA revient toutefois aux Warriors. « We Believe », ça vous parle ? 2 mots synonymes de traumatisme pour toute la fan base des Mavs. Et attention, on est très loin des Splash Brothers de Stephen Curry. Non, non, non. Le Golden State de Don Nelson possède un jeu attrayant sans pour autant détenir dans ses rangs des joueurs d’élite. Les Baron Davis, Monta Ellis, Jason Richardson ou encore Stephen Jackson sont des bons joueurs,mais sans plus. Cela s’est vu en saison régulière où les Californiens ont dû cravacher afin d’arracher cette 8e place. Un gouffre les sépare de leur adversaire au 1er tour. Encore un peu sous le choc de la désillusion face aux Heats au cours des finales 2006, la bande du MVP Dirk Nowitzki est repartie de plus belle ou a plutôt marché sur la NBA. Plus de 65 matchs remportés ! Depuis les Celtics de 1973, toute équipe détenant un tel bilan a gagné le titre. C’est donc du tout droit qui se profile pour les Mavericks. D’autant plus que contrairement aux Soncis de 1994, la série ne se joue pas en 5 mais bel et bien en 7 matchs. Même en cas de passage à vide, ils possèdent un matelas assez conséquent afin d’éviter la mauvaise surprise. Si on se penche toutefois de plus près, obligé d’admettre que le match-up ne leur est pas si favorable. Les Warriors les ont en effet déjà vaincus à 3 reprises cette saison. Don Nelson a plus d’un tour dans son sac. Personne n’envisage l’exploit ? Pas grave, eux y croient ! WE BELIEVE ! Golden State déploie un système peu orthodoxe. Ils usent d’un grand meneur de jeu physique en la personne de Baron Davis afin de contrecarrer le plan défensif des Mavs tout en mobilisant des ailiers et non des Big Mens face à Dirk Nowitzki. Ça marche ! Les Warriors gagnent le match 1 fort de 12 points d’avance. Dallas égalise mais les outsiders sont sans pitié au Chase Center. Les Mavericks gardent un peu espoir chez eux avant qu’on en finisse une bonne fois pour toutes lors de la 6e rencontre. Bien qu’éliminée au tour ultérieur, cette équipe teintée de jaune et bleu marquera l’émergence d’un nouveau style dont l’apothéose sera atteinte un peu moins d’une décennie plus tard. Mais désormais, place aux finales !
1) Cleveland Cavaliers 2016 : LE plus grand upset de ce classement est également LA plus grande série de tous les temps sans aucune contestation possible. Déjà en amont du 1er entre-deux, les dés paraissaient jetés. Des Warriors champions en titre sortent la plus grande saison régulière all-time avec un bilan monstrueux de 73 victoires pour uniquement 9 défaites. Accessoirement, les Splash Brothers sont à leur prime et Stephen Curry devient le seul MVP unanime de l’histoire. À noter qu’ils sont passés tout proches d’une élimination rocambolesque face au Thunder d’un certain Kevin Durant (affaire à suivre…). Dans l’Ohio, Cleveland ne connait pas ce même chemin empreint de triomphes. L’équipe connait des hauts et des bas avant que David Blatt laisse sa place à Tyronn Lue sur le banc. Par contre, une fois la post-season entamée, les Cavs se transforment en un monstre impitoyable. Les Pistons ? Sweepés. Les Hawks ? Pareil. Seuls les Raptors parviennent à prendre deux matchs aux Cavaliers, mais ces derniers tapent Toronto. Sur le papier, Golden State est favori mais un succès de Cleveland ne parait pas aussi insensé que la plupart des équipes précédemment citées. Ce qui fait la particularité de cette histoire réside dans son scénario. De base mal embarqués, les Warriors tuent le suspense en l’espace de 4 matchs. C’est simple : jamais une équipe a dilapidé un avantage de 3-1 en Finales. JA-MAIS ! Et ce n’est sûrement pas un collectif ultra-rodé qui va déroger à la règle. Mais cela ne convient pas à LeBron James, dont la défaite l’année antérieure face à ce même adversaire n’a toujours pas été digérée. Au-delà du King, un autre incident fait basculer la rencontre. Durant le dernier QT, Draymond Green engrange une énième Flagrant 1 qui l’exclut définitivement de cette finale en raison d’un casier déjà bien fourni (pensée à Michael Beasley et Steven Adams). Au Chase Center, un duo Irving-LeBron à 83 points démolit les locaux. Puis au cœur d’une Rocket Arena en transe, ces derniers détruisent à nouveau leur adversaire du soir. Englués dans une mare de pétrole à 4000 mètres sous terre, les voici dorénavant à 48 minutes de l’Olympe. En plein money-time, le tableau d’affichage affiche une égalité parfaite : 89 – 89. Andre Iguodala s’apprête à rentrer son lay-up à la sortie d’une grosse phase défensive jaune et bleu, lorsqu’un LeBron James sorti de nulle part fracasse le ballon sur la planche. S’ensuit un énorme 3 points de Kyrie Irving qui scelle définitivement la sentence de la saison. Ils l’ont fait, ils ont contredit l’histoire. Cette 1ère bague de Cleveland, synonyme de plus grand upset de l’histoire !
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