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Top 10 all-time des plus grandes performances individuelles en Finales NBA

La Grande Ligue possède un carrefour par lequel chaque grand joueur est obligé de passer afin de devenir une légende. Une étape indispensable nommée « Finales NBA ». Là où tout se joue, là où un joueur doit faire face à ses responsabilités, là où naissent les talismans de notre jeu.

Au milieu de ce panel de performance grandiose, nous avons sélectionné 10 séries individuelles classées selon 3 critères : domination sur le parquet mais aussi en chiffres, capacité à prendre les commandes de la série, ampleur de l’exploit (s’il y a).

10) Jerry West 1969 : On le dit et on le redira dans Basketball 101 : le plus important dans le monde de la balle orange, c’est de gagner. D’où le fait que l’ensemble des membres de ce ranking ont décroché une bague à l’issue de leur run dantesque. Tous… sauf un ! Jerry West est l’exception de ce classement. Notre roi sans couronne du jour a pourtant livré une bataille sans merci face aux Celtics d’un Bill Russell vieillissant. Alors que la domination de Boston touchait à sa fin, le meneur des Lakers souhaitait être LE joueur qui mettrait fin à cette dynastie verte. Fort de l’avantage du terrain, les Angelenos démarrent tambour battant. Portés par un Mr Clutch en trombe, ces derniers se montrent sans pitié durant les money time. Chez elle, la franchise du Massachusetts égalise. Les 2 formations se renvoient ensuite la belle jusqu’à ce match 7. Mal embarqué à l’entame du 4QT, Los Angeles revient à 1 petite possession dans le money time grâce à un numéro 44 en mode terminator. Détrompez-vous ! La star ne se nomme pas Wilt Chamberlain côté doré, mais bien Jerry West. Malgré ses 42 points, 13 rebonds et 12 passes, ce dernier finit par lâcher les armes sur son propre parquet. Le public salue le formidable accomplissement des Celtics mais n’oublie pas pour autant la performance individuelle de ce gladiateur blessé aux ischio-jambiers. Dans Gladiator, Maximus recevait l’approbation de Rome, et dans ces Finales 1969, Jerry West reçoit le titre de MVP. Une performance unique dans l’histoire de la NBA. Obligé de l’inclure, cependant impossible de la placer plus haut.

9) Hakeem Olajuwon 1995 : Attention ! Bien que le score final de la série s’élève à 4-0 en faveur de Houston, Orlando est loin de s’être fait rouler dessus à chaque match. Au contraire, la bande de Penny Hardaway a forcé les money time et pas qu’une fois. Sur le papier, les 1ers de l’Est affrontaient les 6e de l’Ouest. Fort de l’avantage du terrain, le Magic tombe cependant des nues face au niveau affiché par le pivot adverse. Son nom ? Hakeem Olajuwon ! À une période où l’ensemble des basketteurs se demandaient comment stopper Shaquille O’Neal, The Dream montre que ce n’est pas au vétéran qu’on apprend à faire la grimace. Des 2 côtés du parquet, le pivot vêtu de rouge met en exergue toute l’étendue du travail que The Diesel doit encore engranger. Son jeu de jambes, ses gammes maitrisées sur le bout des doigts, sa défense d’élite… À travers une approche assez organique, il détruit dans les règles de l’art de jeunes Floridiens balayés d’un revers de main à l’aide d’un double-double de moyenne à plus de 30 points. Une énorme sensation au vu du postulat initial. Houston n’a pas seulement gagné. Non, les Texans ont plié une série où on leur promettait l’enfer. Et ce, grâce à l’icône de toute une franchise. L’expérience a vaincu l’insouciance, Hakeem a battu Shaquille, Olajuwon a terrassé le Magic.

8) Nikola Jokić 2023 : Masterclass ! Pas de paillettes, pas de grigris, pas de strass, pas de superflus. Juste un génie qui profite de sa toute 1ère Finale pour peindre sa plus belle toile jusqu’ici observée. Un chef-d’œuvre paraphé Nikola Jokic. Après avoir marché sur les Wolves, les Suns puis les Lakers, le 41e pick de la draft 2014 (toujours bon de le rappeler) s’avançait en totale apothéose face au Heat. La bande d’un Jimmy Butler jordanesque a laissé des plumes. En même temps, on parle de la 8e tête de série de l’Est donc autant vous dire que le parcours s’est révélé parsemé d’embûches. Outsiders au coup d’envoi, Miami lutte tant bien que mal avant que la dure réalité des playoffs ne les rattrape. Cette « dure réalité » pourrait en réalité s’appeler Jokic tant celui-ci marche sur l’eau. Dans une ère où les pivots dominants ont baissé en importance comparé aux arrières scoreurs, le centre serbe s’identifie comme un spécimen unique en son genre. Un avant-gardiste de 2,11 mètres capable de jouer comme un « petit ». Depuis ses hauteurs, il dirige les offensives de son équipe d’une main de maître. Le tout, en ponctuant ses prestations de sommets encore jamais atteints à l’instar de ce triple-double à plus de 30 points et 20 rebonds lors du match 3. De telles prestations pourraient nous laisser penser qu’il force énormément, mais ce n’est même pas le cas. Durant cette série où il tourne à 32 points, 21 rebonds et 10 passes décisives, ses pourcentages s’élèvent à 60% de près ou encore 42% de loin. Le Joker a régné en maître avant de partir regarder ses courses de chevaux, bague au doigt.

7) Stephen Curry 2022 : Le voir ici, à ce stade de la compétition, n’avait déjà aucun sens.  Pour comprendre l’exploit pondu par Stephen Curry, il faut remonter à 2019. Opposés aux surprenants Canadiens des Toronto Raptors, Kevin Durant puis Klay Thompson se blessent quasi coup sur coup. Résultat, les Splash Brothers échouent dans la conquête de leur 4e bague et commencent une terrible descente aux enfers. Durantula quitte le navire bleu ciel, Klay ne retrouve plus son niveau d’avant ligament croisé, Draymond Green semble être devenu une caricature de lui-même… Bref, rien ne va plus ! Pourtant, la campagne 2021-2022 marque le retour du Chef Curry aux affaires. Après nous avoir concocté une saison régulière aux petits oignons, ce dernier continue de gentiment emmener sa formation de l’avant en playoffs. Exit les Nuggets, exit les Grizzlies et exit les Mavs. Cette jungle de l’Ouest passée, les hommes de Steve Kerr retrouvent d’impressionnants Celtics. Même si Golden State part avec l’avantage du terrain, la posture de favori est délaissée au profit de Boston. Cela se confirme au cours des 3 premiers matchs. Baby Faced Assassin est intenable, là n’est pas le problème. Non, le véritable problème s’avère que les coéquipiers de Jason Tatum sont davantage cliniques Boston impressionne et file tout droit vers le titre final. Le moment choisi par Stephen Curry pour écrire l’histoire ! Face à un potentiel déficit de 3-1, il claque 43 points ! Prise à 2, envoi d’un verrou défensif ou encre trappe. Aucune des solutions entreprises par les hommes d’Ime Udoka ne fonctionne. Leur équipe s’écroule lorsque les Warriors créent l’impossible. La boucle est bouclée ! Et par la même occasion, le mythique numéro 30 a mis un terme à l’une des plus grandes incohérences de l’histoire en soulevant enfin le MVP des Finales. 

6) Giannis Antetokounmpo 2021 : Cette performance n’a jamais failli exister. Moins de 2 semaines en amont des Finales, Giannis Antetokounmpo subit une terrifiante hyperextension du genou face aux Hawks. Le monde de la NBA retient son souffle ! Déjà que Milwaukee ne part pas favori contre les Suns de Kevin Booker, Chris Paul ou encore Deandre Ayton (quand il jouait au basketball), la donne s’annonce pratiquement impossible sans sa star grecque. Et au vu du scénario de la série, difficile de contredire cette affirmation. Les 2 premiers rounds du côté de Phoenix tournent en effet à l’avantage des locaux. Le franchise player des Bucks est énorme malgré le manque de rythme. Néanmoins, sa marque à 42 points au match 2 n’efface pas le déficit naturel de son équipe. Au niveau des bancs de touche, la différence de profondeur est édifiante. Les observateurs (tout comme les joueurs de l’Arizona) en sont conscients et n’hésitent pas à mettre en exergue leur niveau de confiance. C’en est trop pour The Greek Freak qui décide de prendre les choses en main ! Vitesse, force, agression d’arceau, défense. Des ingrédients rudimentaires dont l’assemblage crée un cocktail explosif que les Suns n’arrivent pas à digérer. Sur ses terres, la franchise du Wisconsin récupère l’avantage du terrain, vient à bout de Phoenix à l’extérieur, et compte bien terminer le travail au Fiserv Forum. Sauf que la bande de Monty Williams ne baisse pas les armes ! Ils envoient du charbon, ils bataillent mais font finalement face à un Everest au nom d’Antetokounmpo. 50 points, 14 rebonds, 5 blocs et un 17 sur 19 aux lancers francs. Un demi-siècle après, les Bucks se hissent à nouveau sur le toit de l’Amérique grâce à leur numéro 34.

5) Dwyane Wade 2006 : Les vagues étaient prêtes à engloutir la Ville Magique à l’approche du match 3 des Finales 2006. Opposé aux grands favoris de Dallas, le Heat s’est fait déchirer dans tous les sens lors des 2 rencontres inaugurales au Texas. Peu de personnes donnent cher d’un Miami qui parait au fond du trou. Car au-delà du résultat, la manière fait extrêmement mal. D’une part, les Mavs de Dirk Nowitzki prime donnent l’impression d’être intouchables. Et de l’autre, les Floridiens paraissent dépassés par les événements. Dos au mur, le Kaseya Center s’en remet finalement à l’un de ses joyaux. Shaquille O’Neal, Gary Payton, Alonzo Mourning, Jason Williams ou Antoine Walker ? Non, la bascule s’opère entre les mains d’un arrière de 24 ans. Durant les 4 confrontations qui suivent, Dwayne Wade explose tout sur son passage. Fautes sur commande, shoot à mi-distance, drives percutants et pluie d’interceptions. Un échantillon hors du temps où Flash tourne à… 39.3 points de moyenne ! Avec au passage une prise en otage des prolongations du match 5 iconique. À la fin de la série, Pat Riley en personne avoue être consterné par le niveau affiché par son arrière : « On a tous été témoins de ça. On la vu grandir devant nos yeux et il est déjà géant. On est chanceux de lavoir avec nous. » . En un peu plus de 160 minutes, Dwyane Wade s’est ôté du statut d’étoile montante pour celui de superstar. 

4) Tim Duncan 2003 : L’attaque fait gagner des matchs, mais la défense fait gagner des titres ! Un poncif connu de toutes et tous dans le monde du sport, dont Tim Duncan s’est révélé être la parfaite illustration en 2003. Depuis tout à l’heure, on radote souvent la mainmise offensive que détenaient les Jokic ou encore les West au cours de leur série. Il ne s’agit néanmoins que de la moitié du travail. The Big Fundamental ne possède pas les statistiques les plus ronflantes au scoring avec « seulement » 24,2 points de moyenne. Par contre, au sein de Spurs en pleine transition, l’ailier fort a pris les commandes du navire gris pour le mener à bon port. Et ce, en dépit des assauts répétés des Nets qui auront eu raison des Texans à 2 reprises. Véritable pont entre un Robinson vieillissant et un jeune duo Parker-Ginobili, Duncan contrôle la peinture, efface froidement les incursions adverses avant de punir de l’autre côté du parquet par l’intermédiaire de ses redoutables bank shots. Preuve de son assise, ce dernier compile pas moins de 17 rebonds de moyenne ! Un récital mis en exergue durant le match 6 où le visage de San Antonio frôle le quadruple-double (21 points, 20 rebonds, 10 passes décisives et 8 blocs). Cette performance se trouve au panthéon du basket-ball moderne sous le nom de « domination par le calme ».

Une nouvelle ère commence…

3) Shaquille O’Neal 2000 : Il y a dominer et DOMINER. Parti favori pour ces Finales 2000, les Lakers possèdent dans leur sillage une flopée d’incertitudes personnifiées par leur leader – Shaquille O’Neal. Personne ne remet en cause le niveau de talent du joueur ainsi que de sa formation. Par contre, The Big Diesel n’est pas encore parvenu à prouver qu’il pouvait soulever le trophée ultime. Tout le monde a encore en tête son matchup face à Hakeem Olajuwon lors des Finales 1995 perdues en long et en large. D’autant plus qu’en face, les Pacers ont tout pour faire déjouer cette équipe. Les leaders de la conférence Ouest possèdent un effectif profond doté de soldats au service du serial shooteur Reggie Miller. À peine la série débutée, les férus de la balle orange comprennent qu’ils vont assister à un tout droit du Shaq. N’ayons pas peur de le dire : aucun joueur de l’histoire de la NBA n’a autant régné physiquement parlant sur une finale. La série est d’une violence pas possible. Dès sa 1ère prestation, il inflige 43 points et 19 rebonds. La couleur est annoncée ! Sans réponse tant en termes de taille que de puissance, Indiana ne peut que regarder le géant jaune détruire le cercle. Même l’envoyé sur la ligne des lancers francs revient à mettre un pansement sur une plaie ouverte. Empocher 2 matchs, revêt déjà d’une immense performance de par la forme olympique du numéro 34. Le 1er de ses 3 MVP des Finales consécutifs restera le plus mémorable, le plus impressionnant, le plus Shaquille O’Neal finalement !

2) : Michael Jordan 1993 : Le plus difficile avec notre GOAT n’est pas de savoir s’il se trouve dans ce classement, mais plutôt de choisir quelle est sa meilleure finale. Parmi ses 6 bagues, 3 finales sortent du lot : 1991, 1993 et 1996. Au milieu de cette galerie des arts, sa plus belle œuvre s’identifie sûrement comme la last dance de son 1er three-peat. De base, il s’agit surement du plus haut niveau d’adversité que Michael Jordan ait rencontré en finale. Le MVP de cette série se trouve effectivement en Arizona et non dans l’Illinois. Les Suns de Charles Barkley détiennent l’avantage du terrain quand les Bulls ont pour la 1ère fois depuis belle lurette terminé la saison régulière en dehors du trône de l’Est. Une attaque de folie vient compléter ce roster de Phoenix bien partie pour envoyer MJ à la retraite. Problème : His Airness n’a pas trop digéré la perte du MVP. Il est le meilleur joueur de la planète, et si certains en doutaient encore, ce dernier ne tarde pas à le rappeler. 41… Air Jordan tourne à 41 points de moyenne durant ces Finales. Un record absolu ! Au début, les Suns appliquent leur défense de base sur Michael Jordan. Puis ils s’ajustent encore et encore et encore en vain. Doté d’une agressivité offensive rarement vue, le numéro 23 des Bulls survole la concurrence avec un pic à 55 points lors du match 4. En résumé, du Michael Jordan tout craché dans le texte !

1) LeBron James 2016 : Rien… rien ne destinait les Cavs à remporter cette série. Opposée à la plus grande équipe de saison régulière de l’histoire, la bande du King se trouvait largement derrière dans les débats. En 2015, LeBron James avait échoué. Et en 2016, cela sent à nouveau le roussi. Malgré les grosses performances du numéro 23, Golden State mène 3 matchs à 1. Parler d’une montagne à franchir frôlerait l’euphémisme tant personne ne croit en une remontée. Personne sauf l’enfant de l’Ohio ! LeBron James se métamorphose littéralement en une torpille inarrêtable. Alors au bord du gouffre, il plante 2 rencontres à 41 points entouré d’un triple-double de moyenne (11 rebonds et 11 passes décisives). À l’approche du dernier match, ces Finales sont déjà considérées comme les plus grandes que la Grande Ligue ait connues. En plein money-time, le score est de 89 – 89. Andre Iguodala s’apprête à rentrer un lay-up décisif à la sortie d’une grosse phase défensive, lorsqu’un LeBron James sort « The Block ». Sur cette action, The Chosen One ne vient pas seulement de sauver 2 points. Non, il réalise l’un des gestes les plus iconiques qui soit tout en inversant totalement le momentum. Difficile de quantifier à quel point son influence a poussé ses coéquipiers vers l’avant. Cependant, les chiffres ne mentent pas. C’est simple : à la fin le leader des plus importantes catégories statistiques se nomme LeBron James. Points, rebonds, passes, interceptions et contres. Du jamais vu ! Il est tout simplement le meilleur joueur de la plus grande série de tous les temps.

Betclic ÉLITE – Playoffs
dim. 14/06 17h00
vs
03 j 09 h 06 m 47 s

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Article rédigé par alexis gallot
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