Milwaukee Bucks 1970 – 1971 : L’année zéro

Milwaukee, 1971. Une saison, une domination. Les Bucks décrochent leur première bague. Lew Alcindor et Oscar Robertson au sommet. L’histoire s’écrit par la puissance et l’efficacité. Retour sur l’équipe qui a marqué la NBA avec l’un des duos les plus étincelants que la grande ligue n’ait jamais connu.

Le contexte : Le coup de maître des Bucks

Les Bucks n’en sont qu’à leur troisième saison NBA. L’arrivée de Lew Alcindor en 1969 a transformé la franchise. Dès sa saison rookie, Alcindor tourne à 28.8 points et 14.5 rebonds. Les Bucks passent de 27 à 56 victoires. Le talent est là, l’expérience manque.

L’été 1970 est décisif. Milwaukee signe Oscar Robertson, l’ancienne gloire des Royals, 32 ans. « Big O » est le général attendu. Il apporte leadership, vision de jeu et distribution. L’équipe est désormais armée : un pivot dominant dans la force de l’âge et un meneur expérimenté maître du jeu. La chimie est instantanée. L’objectif est clair : le titre, immédiatement.

Saison régulière : Une marche inarrêtable

La saison 1970-71 est une démonstration de force. Les Bucks imposent un rythme record : 66 victoires pour seulement 16 défaites. C’est le meilleur bilan de la NBA. Ils terminent la saison avec 15 matchs d’avance sur leurs poursuivants.

L’attaque est létale. Milwaukee affiche 119.1 points par match. Lew Alcindor est inarrêtable. Il mène la ligue au scoring (31.7 points) et au rebond (16.0). Il est logiquement nommé MVP de la saison.

Le collectif tourne à plein régime. Les pourcentages sont élevés. Les Bucks établissent une série historique de 20 victoires consécutives, un record NBA à l’époque. Robertson, en catalyseur, est plus dans la gestion (19.4 points, 8.2 passes). La saison régulière n’est pas une préparation, c’est une exécution.

Campagne de playoffs : La voie royale

La post-saison confirme l’hégémonie de Milwaukee. Les Bucks déroulent un basket froid, précis. Leur bilan en playoffs est éloquent : 12 victoires, 2 défaites.

Demi-finales de Conférence : Golden State Warriors (4-1)

Milwaukee ne perd qu’un match à l’extérieur. Alcindor domine la raquette. Les Warriors ne trouvent aucune solution face à la puissance intérieure des Bucks. Affaire pliée sans trembler.

Finales de Conférence : Los Angeles Lakers (4-1)

Le duel attendu. Alcindor contre Wilt Chamberlain. Cependant ce bon vieux Wilt a 34 ans et n’a plus son efficacité d’antan avec “seulement” 20 points de moyenne sur l’exercice. Il sera dépassé par Alcindor, comme un passage de flambeau à celui qui deviendra le plus grand pivot de l’histoire. Milwaukee domine l’intérieur et neutralise la force des Lakers. Le score est sec. Les Bucks démontrent que leur domination en saison régulière est reproductible face aux grands noms. L.A. est écarté, 4 victoires à 1.

Finales NBA : Baltimore Bullets (4-0)

Le duel pour la bague est un monologue. Les Bullets de Wes Unseld et Earl Monroe sont submergés. Milwaukee s’impose par un sweep brutal. Le Game 4 est remporté à Baltimore. Alcindor est élu MVP des Finales. En seulement 14 matchs, les Bucks sécurisent le titre. 

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LE LEGACY : La première pierre d’une des plus grandes légendes de ce sport

La bague 1971 est fondatrice. Elle établit Lew Alcindor (qui deviendra Kareem Abdul-Jabbar) comme le pivot dominant de sa génération. À 23 ans, il est champion, MVP de la saison et MVP des Finales.

Cette saison symbolise la réussite du Big Two : l’alliance parfaite entre le talent brut d’un jeune superstar et la sagesse d’un vétéran légende. Robertson obtient enfin son titre.

Surtout, les Bucks deviennent l’équipe la plus rapide de l’histoire (à l’époque) à remporter un titre, après seulement trois saisons d’existence. Le titre 1971 n’est pas qu’une statistique. C’est le marqueur temporel où Milwaukee, petite franchise, s’assoit à la table des grands.

Article rédigé par alexis gallot
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