Top 10 all-time des plus gros transferts de la NBA
L’annonce d’un trade peut retourner la planète basket. Une simple signature sur un bout de papier, capable de profondément redéfinir l’histoire de la NBA, d’apporter les heures de gloire à une franchise, voire de créer des dynasties. Chacune d’entre elles est un récit en soi, mêlant des prises de risque calculées, des stratagèmes et parfois du pur hasard.
Survolons l’histoire de la Grande Ligue pour nous pencher sur les 10 meilleures affaires. Plusieurs facteurs tels l’impact sportif de la venue ou encore la valeur de la contrepartie entrent en compte.
10) Luka Doncic, Los Angeles Lakers en 2025 : Tout fan de basketball qui se respecte sait précisément quand et où il a appris le trade entre Luka Doncic et Anthony Davis. Un dimanche matin pas comme les autres… L’homme qui a mené sa franchise en finale NBA il y a encore quelques mois de cela s’est retrouvé bradé du jour au lendemain pour la plus grande joie des Los Angeles Lakers. Car du côté de la Californie, la bande de LeBron James possédait un pivot certes ultra-talentueux en la personne d’Anthony Davis, mais beaucoup trop incertain. À chaque contact, à chaque reprise d’appui d’AD, les supporters du Staples Center priaient pour que rien ne se casse. Le tout, alors que le natif de la Nouvelle-Orléans était censé assumer le costume de leader une fois le King parti. Au vu de la situation, l’avenir semblait bien morose sur la côte Ouest. Sauf qu’en un claquement de doigt, les Lakers ont recruté l’un si ce n’est le meilleur joueur de sa génération. Avec la venue de Luka Doncic, les Angelenos ont trouvé leur franchise player pour les 10 prochaines années. Un pari déjà gagnant sur le papier, amplifié par la descente aux enfers d’Anthony Davis aux Mavericks. Il n’y restera d’ailleurs qu’1 an et demi avant de prendre la direction des Washington Wizards. On félicitera chaleureusement Nico Harrison pour sa vision à long terme, d’autant plus que la franchise texane n’a récupéré qu’un pauvre pick en contrepartie. Considéré par beaucoup comme LE trade le plus fou de l’histoire au vu de la dramaturgie qui l’entoure, on était obligé de l’inclure dans ce ranking. Même si l’absence pour l’instant de résultat notoire nous empêche de le classer plus haut.
9) Scottie Pippen, Chicago Bulls en 1987 : Quand on pense aux Bulls des années 90, le 1er nom qui nous vient à l’esprit n’est nul autre que Michael Jordan. Mais juste à côté, un petit peu tapie dans l’ombre, figure un sextuple champion NBA, un rouage essentiel au sein de ce mécanisme si bien huilé. Son nom ? Scottie Pippen ! Ailier de 2.03 mètres, l’éternel numéro 2 de Chicago se distingue comme le pendant parfait de Jordan. Formidable attaquant, ce dernier changeait constamment de registre à chaque match, selon ce que le jeu lui demandait. Au cours de leur 1er three-peat, il n’a loupé qu’un seul match de régulière. Le tout, accompagné de saison à 7 passes de moyenne ainsi que des hauts pourcentages au tir. Tout cela, obtenu pour quelques futurs picks et un certain Olden Polynice. La transaction s’est déroulée la veille de la draft 1987. Surveillée de près par Jerry Krause, la franchise de l’Illinois monte un trade avec les Seattle SuperSonics afin de se le procurer. Finalement, Scottie Pippen n’évoluera jamais pour l’équipe affichée sur sa casquette lorsque David Stern l’a appelé à la 5e place. Il fallait avoir la vision à son sujet et ils l’ont eue ? Un investissement qui s’est révélé aussi fructueux qu’un Bitcoin acheté dans les années 2010. Scottie Pippen n’a cependant jamais réussi à vêtir le costume de franchise player.
8) Kawhi Leonard, Toronto Raptors en 2018 : Certains croient en un processus, d’autres souhaitent gagner maintenant ! Le parcours de Toronto en 2019 est sûrement le meilleur « win now » de l’histoire de la NBA. Un win now s’identifie comme un énorme coup de poker réalisé par une franchise afin de gagner le titre suprême à très court terme. Quitte à vendanger l’avenir, ici l’objectif se trouve dans la gagne, n’importe la manière. Unchoix extrêmement risqué, des équipes ayant payé ses propres pots cassés pendant près d’une décennie. Pourtant, à l’été 2018 les Raptors tentent ce pari totalement fou. Les Canadiens n’y vont pas de mains mortes car ces derniers choisissent d’échanger DeMar DeRozan – star et chouchou du public – contre Kawhi Leonard. Le talent du MVP des Finales 2014 ne fait aucun doute. Par contre, sa capacité à porter une équipe comme a pu le réaliser sa monnaie d’échange reste encore à prouver. Surtout que DeMar DeRozan explose tout aux Spurs. Mais ce n’est qu’une goutte d’eau comparé à la saison all-time pondue par l’ailier fort. À posteriori, cette campagne individuelle jordanesque se trouve dans le panthéon de la NBA et pas tout en bas. Soutenu par la venue de Marc Gasol en cours d’année, Kawhi Leonard emmène les Raptors vers leur 1ère bague de champion. Ni les Bucks de Giannis, ni les 76ers d’Embiid, ni même les Warriors de Curry ne parviennent à ne serait-ce que le gêner dans ses œuvres dignes d’un certain numéro 23. L’Olympe de ce parcours se situant un soir de 12 mai 2019, date à laquelle The Sugar K nous a lâché l’un des plus grands buzzer-beaters de notre sport. Une fois ce conte de fées achevé, ce dernier s’est directement retrouvé sur la côte ouest aux Clippers. Ce manque de longévité couplé aux joueurs intégrés au sein de ce trade l’empêche de viser plus haut.
7) Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers en 1965 : Direction les années 60 pour notre 7e place. En plein milieu du règne sans merci des Boston Celtics, un golgoth, un géant de 2.16 mètres, met tout en œuvre afin de mettre fin à cette dynastie sans merci. Arrivé en 1959 dans la Grande Ligue, Wilt Chamberlain marche sur la concurrence saison après saison chez lui en Pennsylvanie. L’homme aux 100 points n’a pas totalement digéré le déménagement des Warriors en Californie à l’été 1962. Alors lorsque les Philadelphia 76ers pointent le bout de leur nez en 1965, un « The Big Dipper » dans son prime pousse sa franchise à trouver un accord. Alors qu’il tourne à 39 points et 23 rebonds de moyenne, ce dernier part pour un package comportant 150 000 $ ainsi que Paul Neumann, Connie Dierking et Lee Shaffer. Bien que l’époque soit différente et les prix incomparables à aujourd’hui, la contrepartie ne semble absolument pas à la hauteur de Wilt Chamberlain ou plutôt du futur triple MVP de saison régulière. Car sous cette tunique bleu et rouge, le pivot écrira les plus belles lignes de sa carrière. 2 ans après son arrivée, il remporte sa 1ère bague de champion et le 2e titre de l’histoire des 76ers. Au-delà de ce triomphe, Philadelphie crée surtout l’exploit de vaincre les Boston Celtics de Russell. Elle sera la seule équipe à réaliser cet exploit en plus de 10 ans ! Un trade décisif tant d’un point de vue individuel que collectif.
6) Pau Gasol, Los Angeles Lakers en 2008 : L’Espagnol est probablement le joueur le moins flashy de cette liste. Le voir devant des Wilt Chamberlain ou encore Kawhi Leonard peut paraitre étrange de loin. Pourtant, chaque connaisseur de basketball s’accorde à dire que Pau Gasol représente une pierre énorme dans la legacy de Kobe. Sans lui, pas de back-to-back, pas de seconde moitié de carrière dorée. Pour s’approprier les droits du pivot ainsi qu’un 2nd tour de draft, les Lakers ont laissé partir des joueurs de bout de banc comme Kwame Brown, Javaris Crittenton ou encore Aaron McKie. Rien de bien sexy sur le papier des 2 côtés. Ce trade passé sous les radars va cependant redéfinir l’histoire de la Grande Ligue. En fait, c’était lui la pièce manquante à Phil Jackson pour relancer la machine angelenos. Ce grand homme au QI basket immense mais totalement désintéressé de la lumière, joue pour la victoire finale. Ces mouvements calculés mettaient le Black Mamba dans un fauteuil. Malgré une défaite en finale en 2008 face aux Celtics, Los Angeles se rattrape aussitôt avec 2 titres d’affilée en 2009 puis en 2010. Ce trade, c’est l’exemple parfait du mouvement gagnant. Et contrairement à la moitié des joueurs présents sur cette liste, Pau Gasol a rapporté plusieurs bagues à sa franchise. Même si ce dernier a davantage été un game changer que Scottie Pippen, il reste le numéro 2 derrière Kobe Bryant.
5) Shaquille O’Neal, Miami Heat en 2004 : Assistons-nous au déclin du Shaq ? Le « Big Diesel » a-t-il épuisé tout le carburant qu’il avait en stock ? O’Neal est-il fini pour le très haut niveau ? Au sortir des malheureuses finales NBA perdues 4 matchs à 1 face aux Detroit Pistons, ce genre de commentaires entourait le pivot des Lakers. À bout de souffle, la fin de l’ère Shaq-Kobe se prononce définitivement lorsque le Miami Heat décide de léguer Lamar Odom, Caron Butler, Brian Grant, et son first pick 2006 pour Shaquille O’Neal. Une décision risquée, presque incompréhensible pour la plupart des suiveurs. Sauf que rapidement, la planète prend conscience que la montagne de 2,16 mètre n’a pas perdu son niveau d’antan. Non, les plages de Los Angeles ne lui convenaient tout simplement plus, contrairement à celles de Venice Beach. Si son prime est derrière lui, son duo avec Dwyane Wade fait des ravages. Une connexion extérieur-intérieur retrouvée, une synergie que Pat Riley utilise pour ramener le trophée NBA en Floride pour la 1ère fois de son histoire en 2006. L’aboutissement d’un immense processus rendu possible par la puissance de Shaquille O’Neal. Un trade d’autant plus gagnant que même de l’autre côté des États-Unis, Lamar Odom jouera également un rôle important dans le back-to-back du duo Kobe-Gasol. On ne peut toutefois omettre que l’effectif autour était largement calibré pour jouer les 1ers rôles. Et bon, bien qu’il s’agisse d’une décision audacieuse, ça reste le Shaq.
4) Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers 1975 : Dans la cour des casses du siècle, les Los Angeles Lakers possèdent leur propre table dont les premiers pieds ont été installés en 1975. Déjà triple MVP de saison régulière et MVP des finales 1971 qu’il a remportées, Kareem Abdul-Jabbar surplombe les États-Unis à Milwaukee. Une véritable idylle, du moins jusqu’à la saison 1974-1975. Moins dominant que lors de ses premières années, le pivot se sent incompris, notamment en raison de ses convictions religieuses. Le couperet ne tarde à tomber : The Captain réclame son trade ! Ni une ni deux, des Lakers en errance depuis plusieurs saisons sautent sur l’opportunité. Si les Bucks n’ont pas trop le choix quant à son départ, la contrepartie est particulièrement légère. Est-ce les Lakers qui ont bien négocié (comme c’est souvent le cas) ou bien Milwaukee qui n’a pas eu la vision ? Au final, le résultat est le même ! En échange d’une addition de no name (Elmore Smith, Brian Winters, Dave Meyers et Junior Bridgeman), Los Angeles récupère Kareem Abdul-Jabbar ainsi que Walt Wesley. La suite appartient à l’histoire… Pierre angulaire du Showtime angelenos aux côtés de Magic Johnson, le numéro 33 engrangera 5 bagues supplémentaires, 3 MVP de régulière en plus, tout comme une flopée d’étoiles d’All-Star. Figure de cette génération dorée dans tous les sens du terme, il devient l’intérieur ultime de référence. La part d’incertitude concernant sa capacité à emmener son équipe au bout s’avérait moindre. Et contrairement aux 2 prochains noms, il n’a jamais été LA star de sa franchise.
3) Kobe Bryant, Los Angeles Lakers 1996 : Remplacer un pivot installé en NBA par un gamin de 17 ans. Sur le papier, ça ne colle pas, quelque chose cloche. Alors oui, ce lycéen est une bête. Avec 2 883 points inscrits sous le maillot de la Lower Merion High School, il est le meilleur marqueur de l’histoire de la vallée du Delaware devant des Wilt Chamberlain ou encore Lionel Simmons. USA Today et Parade Magazine le désignent même comme le meilleur lycéen de l’année 1996. Mais déjà qu’il y a un gouffre entre la NCAA et la NBA, alors entre le lycée et la NBA se trouve une galaxie. Preuve en est, avant son inscription ils n’étaient que 5 à être parvenus à réaliser ce pas de géant, sans pour autant performer derrière. À la vue de ce gamin, une ampoule s’allume dans le cerveau de Jerry West, alors General Manager des Lakers. Il en est persuadé : l’avenir de la plus grande franchise NBA se nomme Kobe Bryant. Afin d’être sûr de l’avoir, un deal est conclu avec les Charlotte Hornets pour que ces derniers le sélectionnent en 13e position de cette draft 1996. En échange, la franchise de la Caroline du Nord s’assure les services de Vlade Divac, à savoir un big man solide adepte des bons gros double-double. D’où le fait que le Black Mamba porte une casquette violette et non dorée sur la scène du Madison Square Garden. L’histoire, tout le monde la connait ! Classé à la 6e place de notre Top 10 des joueurs NBA all-time, l’arrière jouera l’intégralité de sa carrière en Californie. Son palmarès parle pour lui : 1 three-peat plus 1 back-to-back, 18 sélections au NBA All-Star Game et surtout des images parmi les plus mythiques de la franchise. Encore aujourd’hui, les Hornets doivent se mordre les doigts à l’idée d’avoir eu entre les mains cette pépite. Un coup de génie de Jerry West qui a inspiré toute une génération de joueurs. La différence avec notre dauphin se joue au niveau de la contrepartie.
2) Bill Russell aux Celtics en 1956 : Imaginez si ce trade n’avait pas eu lieu. Imaginez si Bill Russell avait préféré Saint-Louis pour la côte Est. Peut-être que la plus grande dynastie du sport étasunien n’aurait jamais existé. Si Bill Russell est resté fidèle aux Celtics tout au long de sa carrière, peu de gens savent qu’il n’a pas été drafté par sa franchise de cœur. Non, sa venue est le fruit d’un transfert, ou plutôt d’une vision totalement lunaire sortie tout droit de la tête de Red Auerbach. D’ores et déjà monstrueux en NCAA avec des saisons à plus 20 points et 20 rebonds de moyenne, The Good Lord excellait de même en défense, où son côté frêle ne l’empêchait pas de tenir tête aux autres géants. D’ailleurs pour l’anecdote, aucune université ne voulait de lui au départ. À l’approche de la draft 1956, le pivot figure parmi les favoris pour le podium. En parallèle, Red Auerbach – head coach des Boston Celtics – entend parler du natif de Louisiane. Sans jamais l’avoir vu jouer en vrai, il est séduit par les qualités qu’on lui attribue. C’est décidé : Bill Russell doit rejoindre son équipe. Problème, en raison de leur excellente saison régulière les Celtics ne possèdent que le 7e choix de la Draft. Le technicien contacte son ancien patron Ben Kerner, actuellement propriétaire des Saint-Louis Hawks. Après plusieurs négociations, il accepte d’échanger Bill Russell contre le sextuple All-Star Ed Macauley ainsi que le futur rookie Cliff Hagan. Vendu ! Oui, Red Auerbach est prêt à laisser partir l’un des meilleurs joueurs de la ligue pour un joueur inconnu au bataillon. Sa franchise lui laisse carte blanche et l’opération s’effectue. Boston vient tout bonnement de rapatrier l’homme qui banalisera le concept de bague de champion. Avec 11 titres glanés en 12 ans, The Good Lord mène Boston vers la plus grande période de son histoire. Le vol est énorme, sauf que la franchise classée en 1ère n’a pas récupéré 1 mais bien 2 joueurs de classe mondiale en 1 seul trade.
1) Shai Gilgeous-Alexander, Oklahoma City Thunder 2019 : Il a fallu attendre un peu de temps avant de comprendre à quel point Sam Presti avait réalisé un mouvement de génie en 2019. En général, lorsque qu’une star se fait trader, on retrouve en face un panel de joueurs classé comme « anodin ». Désormais, imaginez que parmi ces basketteurs littéralement considérés comme de vulgaires money d’échange se trouve un franchise player calibre MVP. Voici l’histoire de Shai Gilgeous-Alexander ! Le récit d’un jeune Canadien atterrit aux Los Angeles Clippers en 2019. L’arrière tourne aux alentours des 10 points de moyenne lors d’une saison rookie satisfaisante où il réalise également de belles performances en playoffs. Puis vient l’été avec son lot d’incertitudes. Sur le marché des free agents, se trouve un petit ailier fort qui vient juste de porter sa franchise à son 1er titre. Vous l’avez reconnu ? On vient juste d’en parler, mais Kawhi Leonard est libre de rejoindre l’écurie de son choix. Le natif de LA jette naturellement son dévolu sur la Californie. 5 ans après le rachat de la franchise, Steve Ballmer frappe un grand coup sur la table en attirant Sugar K. Et pour ne pas faire les choses à moitié, les Angelenos décident de signer une autre superstar en la personne de Paul George. Lui qui sort de sa meilleure saison en carrière fait les yeux doux aux Clippers qui craquent en finissant par lâcher Danilo Gallinari, 4 premiers tours de draft, un droit de swap et surtout… Shai Gilgeous-Alexander. Quelle erreur ! C’est vrai qu’à l’instant T il est presque impossible de l’imaginer régner sur la ligue en moins de 5 ans. La NBA, c’est aussi du storytelling, des trajectoires inattendues. Le Canadien coche ces 2 cases ! Parler d’explosion serait presque un euphémisme tant il va tout casser et casse encore tout en Oklahoma. Franchise player de son équipe, l’ancien de Kentucky reste sur l’une des plus grandes campagnes individuelles de l’histoire de la Grande Ligue : MVP et meilleur marqueur de régulière, MVP des Finales, MVP de Conférence avec en plus le titre NBA. À moins de 28 ans, SGA a de même tout l’avenir devant lui. Mais ça ne s’arrête pas là ! Tout à l’heure on a évoqué des picks. Une fois utilisés, ces derniers se sont transformés en Tre Mann ainsi qu’en… Jalen Williams ! 2 membres du trio infernal du Thunders viennent directement de ce trade ! D’ailleurs, qu’est-ce que ça a donné Paul George ? Flop intersidéral envoyé aux 76ers 5 saisons plus tard. Que dire de plus…
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