Top 10 all-time des pires choix de la Draft NBA
Des choix, des investissements, des professions, des carrières entières basculent chaque année au même moment en NBA. Peu de temps après avoir célébré le grand vainqueur, vient le temps de la draft. Plus succulents les uns que les autres, ces millésimes tournent cependant parfois au vinaigre. Des ratés plus communément surnommés « busts ».
C’est en effet une chose de faire un mauvais choix. Mais c’en est un autre de faire perdre une décennie entière à sa franchise. Des cas extrêmes sur lesquels on va se pencher aujourd’hui.
Attention ! Ici on juge le pire choix et non uniquement le pire joueur. Autrement dit, notre classement repose sur un panel important de facteurs.
10) Pervis Ellison : On met directement les pieds dans le plat avec notre 10e pick ! Monstre physique doté d’une efficacité redoutable tant près du cercle qu’au rebond, Pervis Ellison a marché sur la NCAA. Dès son année freshman, le pivot glane le titre NCAA dans la peau de meilleur joueur du tournoi. Difficile de pondre une carrière universitaire plus prometteuse. Inscrit pour la toute 1ère draft diffusée à la télévision nationale en 1989, les Sacramento Kings jetèrent leur dévolu sur lui. Appelés par David Stern avant l’ensemble de la concurrence, les fans NBA pensent assister au point de départ d’une carrière de légende comme celle de Patrick Ewing 4 ans auparavant. Surnommé « Never Nervous Pervis » en raison de son calme olympien, ses coéquipiers l’appellent rapidement « Out of Service Pervis ». Eh oui, le Géorgien est hélas l’archétype du géant au pied d’argile. Sa franchise en prendra pleinement conscience lors de sa campagne rookie bien moins glorieuse qu’à l’échelon inférieur. Un destin d’autant plus frustrant qu’aux Washington Bullets, Pervis Ellison pondra une saison 1991-1992 en double-double de moyenne à plus de 65 matchs. Le potentiel était là, mais son corps en a décidé autrement. Même s’il ne s’agit pas d’une cuvée mémorable, de beaux noms tels Nick Anderson, Mookie Blaylock, Tim Hardaway, B.J. Armstrong ou encore Vlade Divac circulaient à droite à gauche. Cela n’est toutefois pas assez conséquent pour parler d’ÉNORME raté.
9) Kwame Brown : 2.10m, double-double de moyenne (20 points et 13.3 rebonds) accompagné de 5.8 contres par match en High School, dans la prestigieuse McDonald’s All-America team… On ne va pas se le mentir, rien qu’au vu des statistiques, quiconque d’entre nous serait monté à bord du train Kwame Brown. Au-dessus du commun des mortels aux lycées, personne ne pouvait quantifier la hauteur de son plafond. Et une fois ses gammes renforcées en NCAA, la NBA viendra naturellement à lui. Sauf que l’Étasunien n’évoluera jamais sur les parquets universitaires. Sur un petit nuage, ce dernier décide de s’inscrire directement à la draft 2001, comme l’avait fait un certain Kobe Bryant un peu avant lui. Ainsi, les Washington Wizards d’un certain Michael Jordan décident de le sélectionner en 1ère position en dépit de ses lacunes techniques évidentes. Sauf qu’à se rapprocher trop tôt du soleil, on s’y brûle les ailes. À partir du moment où même le Black Mamba a galéré pour s’adapter aux exigences de la Grande Ligue, tout lycéen aussi talentueux qu’il soit peinera à performer promptement. D’autant plus lorsque sa qualité 1ère réside dans son physique. Immature, arrogant, fermé aux conseils, embrouilles à foison et juste en dessous de la concurrence. Sa moyenne aux lancers francs (57%), résumant à merveille son manque de fondamentaux. Tel est le cocktail dont bénéficie finalement la franchise de la capitale quand de l’autre côté, les Pau Gasol mais aussi Tony Parker explosent tout sur leur passage. Kwame Brown perdurera néanmoins pendant 14 ans en NBA, réparti au sein de 8 équipes différentes. Une carrière où il ne dépassera qu’à une seule reprise les 10 points de moyenne sur une saison. Un beau flop à nuancer au vu des choix disponibles ainsi que de sa longévité au haut niveau.
8) Chris Washburn : Un corps digne d’un aigle sous stéroïdes dirigé par un cerveau de moineau. Voici comment l’on pourrait résumer en 1 seule phrase Chris Washburn durant son passage en NBA. À partir du moment où sa photo la plus conne est une image de lui en train de bailler la bouche grande ouverte sur le banc des Warriors, cela en dit beaucoup sur le personnage. Ce concentré de taille, de mobilité, ainsi que de puissance affole les scouts de la Grande Ligue au cours de ses petits 41 matchs NCAA. À North Carolina State, le pivot brille mais fait d’ores et déjà preuve de suffisance, notamment d’un point de vue scolaire. Des petites lumières rouges qu’ignore totalement le navire bleu et jaune de Golden State. Sélectionné à la 3e position de la draft 1986, ce dernier ne perd pas de temps avant d’exposer ses vices au grand jour. Accrochez-vous à ce qui va suivre car à côté, tout ce qui est de l’ordre des blessures ou encore de l’hygiène de vie douteuse c’est de l’eau. Pendant 1 saison et 1 mois en Californie, il volera du matériel stéréo, sèchera des entraînements, arrivera en retard à des matchs, manquera des avions ainsi que des bus, et surtout touchera à la cocaïne. Sans compter un physique de bête métamorphosé en joueur du dimanche. Alors remplaçant aux Hawks durant son année sophomore, ses multiples violations du règlement antidrogue poussent la NBA à tout simplement l’exclure. Clap de fin ! 2 campagnes et puis s’en va. À peine apparu, déjà disparu ! Chris Washburn est probablement le plus gros échec de l’histoire de la ligue nord-américaine. Surtout que d’après l’un de ses anciens co-détenus, le Top 3 de la Draft 1986 jouait remplaçant dans l’équipe de sa prison ! À noter qu’à ses côtés dans la Green Room se trouvaient des Mark Price, Dennis Rodman, Jeff Hornacek, Kevin Duckworth et j’en passe. L’aspect 3e pick et l’absence d’immense légende de jeu plaident en sa faveur dans ce ranking.
7) LaRue Martin : Récemment on a eu le droit au running gag des Detroit Pistons incapables d’obtenir 1 des 3 premiers picks malgré des saisons cataclysmiques. Mais pendant longtemps, les Portland Trail Blazers portaient bien comme il faut cette casquette de loser. Une bien triste légende étamée un soir de draft 1972. Encore un pivot, encore un joueur en avance pour la NCAA. Lors de son année de freshman au Loyola Chicago, il tourne en double-double de moyenne. Une pratique dont il sera coutumier durant l’ensemble de sa jeunesse. Et attention, il n’est pas question ici de double-double mais de DOUBLE-DOUBLE (18.7 points et 17.6 rebonds en 1970-1971). Loin de faire totalement l’unanimité, Portland émet son 1st pick auprès du natif de Chicago. Et ce, au nez et à la barbe de Bob McAdoo – futur ROY ainsi que MVP. L’ailier fort inscrira d’ailleurs plus de points au cours de sa saison rookie que LaRue Martin durant l’ensemble de sa carrière. Sans évoquer les futurs Hall of Famers Paul Westphal, Krešimir Ćosić mais surtout Julius Erving. Pourtant au début on lui laisse sa chance. Pas de blessures notoires, pas de mauvais comportements, pas de coachs remontés contre lui. Non, LaRue Martin est juste en dessous. Avec moins de 5 points de moyenne au cours de ses 2 premières campagnes, il ne parvient pas à s’imposer. Finalement barré dans la rotation par Bill Walton en 1974, ce dernier prend sa retraite sportive en 1976… 1 an avant le sacre de Portland ! La carrière du tout 1er bust de l’histoire selon bon nombre de suiveurs est jonchée de mauvaises décisions.
6) Joe Smith : De meilleur joueur NCAA à 9e options d’une franchise située dans les bas-fonds de la NBA. Voici l’histoire de Joe Smith ! Le récit d’un ailier fort bourré de talent qui – comme la plupart de ses homologues au sein de ce classement – détruit la ligue universitaire durant 2 ans. Arrivé à la draft 1995 accompagné de son trophée de Naismith College Player of the Year, l’étasunien occupe la place de grand favori devant des Antonio McDyess, Rasheed Wallace, Kevin Garnett ainsi que Theo Ratliff. À posteriori, cette édition est considérée comme l’une des plus riches au poste 4 de toute l’histoire. Du pain béni pour les Golden State Warriors qui choisissent en 1ère position Joe Smith. Sur le papier, rien de catastrophique tout comme dans les chiffres. À lire sa feuille de statistiques, l’histoire semble en marche. Membre de la All-Rookie First Team, sa campagne sophomore s’avère de même assez impressionnante de par ses 18,7 points et 8,5 rebonds de moyenne. Les chiffres c’est bien, mais le terrain c’est mieux ! Son physique un peu trop fluet l’empêche de réellement peser près du cercle et son adresse fragile à longue distance (23,8 % à 3 points) le prive d’une mutation dans un rôle de catch and shooteur par exemple. Les Warriors comprennent leur erreur et mettent fin à l’hémorragie en milieu de saison 1997-1998. Le début d’une baisse en régime constant pour Joe Smith qui nous fait une « Dennis Schröder » : 11 franchises différentes en 16 ans de carrière. Cette instabilité chronique résulte d’une chute libre de ses statistiques. Le 1st pick devient un « journeyman », un globe-trotter. En parallèle, les autres membres du Top 5 de sa Draft décrochent à minima une étoile d’All-Star, voire terminent au Hall of Fame (bonjour Kevin Garnett !). Parfois, des franchises sont prêtes à passer à côté d’un talent du fait qu’il joue au même poste qu’un joueur d’ores et déjà confirmé. Une excuse difficile à comprendre mais qui reste potable. En l’occurrence ici, Golden State n’a vraiment aucun prétexte valable. Des ailiers forts d’élite, il y en avait un paquet ! Le cas Joe Smith ne franchit cependant le cut du Top 5 car il n’en reste pas moins un joueur qui a duré et scoré dans la Grande Ligue.
5) Michael Olowokandi : Tout à l’heure nous avons incendié à juste titre les Blazers. Mais dans le game des franchises adeptes des busts, les Clippers sont vraiment pas mal. Eux des Top 3 pour Benoit Benjamin, Danny Ferry, Darius Miles… En résumé, que des no name. Une liste bien fournie au sein de laquelle apparaît tout en haut le nom de Michael Olowokandi. En sortie de la petite université californienne Pacific où il performait, « Kandi Man » faisait saliver la NBA. Certains pensaient même que cette draft 1998 allait nous amener le nouveau Hakeem Olajuwon. En plus d’être nigérien, le tout jeune golgoth de 2.13 mètre possède des qualités à la fois athlétiques et physiques exceptionnelles. Devant Dirk Nowitzki, devant Vince Carter, devant Paul Pierce, la franchise angélenos utilise sa carte de 1st pack pour s’attacher les services de l’Africain. Le problème, c’est que détenir une corpulence hors norme ne suffit pas en NBA. La NCAA permet justement aux Big Men de travailler leur technique. Une tâche de l’ombre que n’a visiblement pas réalisé et ne réalisera pas Michael Olowokandi. L’arme fatale capable de stopper le Shaq se révèle finalement n’être qu’un role player défensif en bout de banc. Sa seule qualité notable résidait dans la faculté à enchaîner les blocs, sans plus. Dépourvu de quelconque handle et particulièrement lent, « Kandi Man » passera sa carrière dans l’ombre. Tout le contraire des noms précédemment énumérés qui – eux – cumuleront bagues et MVP. Avec du recul, ses chiffres n’étaient pas si catastrophiques. Seulement, l’étiquette de 1st pick fausse tout.
4) Jonny Flynn : Le sport est fait de comparaisons constantes. Qui de Jordan ou LeBron est le GOAT (même si le Paris Basketball a déjà donné son verdict) ? Alperen Şengün serait-il le futur Nikola Jokic ? Qui de Chet Holmgren ou de Victor Wembanyama dominera ?… La draft se distingue justement comme la base de ce storytelling, de ces rivalités à distance. L’un des scénarios préférés des férus de la balle orange s’avère lorsque 2 joueurs au style similaire se chevauchent tout en haut des mock drafts. Et forcément, quand l’un est sélectionné devant l’autre, directement il reçoit une pression supplémentaire sur les épaules, tout comme sa franchise par ailleurs. Cette histoire, c’est celle de Jonny Flynn ainsi que des Minnesota Timberwolves. Fin meneur à Syracuse Orange, le New-Yorkais allie à merveille scoring pur et distribution de caviar sur commande. Quand du côté de la Caroline du Nord, un serial shooteur frêle âgé d’1 an supplémentaire enflamme les parquets NCAA. Arrivé à la draft 2009, la question se pose : lequel des 2 sera sélectionné en 1er ? Les picks passent. Blake Griffin prend la direction des Clippers, James Harden pose ses valises à OKC et les Wolves empochent le meneur Ricky Rubio grâce à la 5e position de Washington. Cela leur permet ainsi de pouvoir choisir une 2e fois consécutivement. Leur dévolu se jette sur Jonny Flynn alors que notre joueur mystère s’envole pour la Californie. Son nom ? Stephen Curry ! La décision n’apparait pas de suite cataclysmique. Bien qu’il soit derrière dans la course au ROY, le joueur de Minnesota réalise une saison rookie honorable. Cependant, une blessure affecte considérablement sa trajectoire. Jamais il ne retrouvera un trait de son potentiel puis quittera les parquets de la Grande Ligue dès 2012. Pendant ce temps, Stephen Curry va tout bonnement révolutionner son sport et s’introduire dans notre Top 10 des meilleurs joueurs NBA all-time. On parle à juste titre du quadruple bagué, mais on retrouvait également un peu plus des DeMar DeRozan ou encore des Jrue Holiday. Un regret éternel pour les Wolves légèrement pansé par le fait qu’il s’agisse « uniquement » du 6e pick.
3) Sam Bowie : « L’homme drafté avant Michael Jordan ». Aujourd’hui plus de personnes appellent Sam Bowie par ce surnom que par son réel nom, avec pour principal fait d’armes cette position infructueuse à la draft 1984. Pourtant, en NCAA peu d’indices laissaient présager d’un tel flop. Nommé joueur de l’année lors de son année freshman, l’homme capable de régulièrement compiler 28 points et 18 rebonds a même failli participer aux JO de 1980 avant que les États-Unis finissent par boycotter cette édition. Un magnifique tableau ponctué d’un minime point noir nommé « blessure ». Le pivot de 2.16 mètre connait effectivement quelques allers-retours au FC Infirmerie durant son passage à Kentucky. Plus grave encore, on apprendra plus tard qu’il aurait menti sur son état de santé à l’approche de la draft afin de rassurer les diverses franchises. Une édition 1984 remplie de craques ! Houston sélectionne Akeem Olajuwon en 1ère position puis vient le tour des Blazers dans l’embarras. À l’époque, l’équipe cherche un pivot pour remplacer Bill Walton et possède déjà un arrière prometteur en la personne de Clyde Drexler. Leur choix se dirige alors vers Sam Bowie. Quelle erreur… Juste après, Michael Jordan s’engage pour les Bulls quand John Stockton file au Jazz. Certains diront que ce raté peut être nuancé par la nécessité pour la franchise de l’Oregon de se procurer un poste 5. Sauf que dans cette cuvée se trouvent également Charles Barkley, Otis Thorpe voire Kevin Willis. Et bon, quoi qu’on en dise, passer à côté du GOAT reste impardonnable. Les mensonges de Sam Bowie concernant son physique le rattrapent aussitôt et les blessures se succèdent. Le pire, c’est que même lorsqu’il est en pleine forme, ce dernier rentre dans la case de joueur moyen. Capable de prendre des rebonds ainsi que de rentrer des filoches sans pour autant dominer de la tête aux pieds. Il se relancera au cours de la campagne 1989-1990 pour sa 1ère campagne aux New Jersey Nets. Cependant la comparaison aux restes de sa génération est si douloureuse que le grand public passe outre. Après 10 ans de carrière couplés à 511 matchs manqués, l’originaire de Pennsylvanie quitte les parquets. ESPN le nommera le plus gros échec de l’histoire de la Draft tous sports confondus, même si comparé à nos 2 premiers, son niveau reste acceptable.
2) Anthony Bennett : S’il échoue à une marche du trône, Anthony Bennett repart avec la palme du plus mauvais numéro 1 de draft all-time. Performant en NCAA chez les Rebels d’UNLV, l’ailier fort profite de la hype donnée par sa présence au sein du 5 majeur de la compétition. Âgé d’à peine 20 ans, le freshman s’inscrit à la Draft 2013 dans l’espoir de se voir sélectionné au 1er tour. Un Top 10 semble déjà très optimiste le concernant. Certes il ne s’agit pas de l’année la plus verdoyante, mais d’autres noms circulent avant lui. La musique retentit, David Stern s’avance enveloppe à la main puis prononce la phrase tant attendue : « With the first pick in the 2013 NBA Draft, the Cleveland Cavaliers select… Anthony Bennett from UNLV ». La réaction de Victor Oladipo en dit beaucoup sur l’étonnement général provoqué par cette nomination. Par la suite, des C.J McCollum, Steven Adams, Giannis Antetokounmpo et Rudy Gobert seront appelés. À savoir, une belle brochette de MVP ainsi que DPOY. Dès ses 1ère minutes dans la Grande Ligue, le Canadien semble dépassé de fond en comble. Bazardé au bout d’un an chez les Cavs dans un échange avec Kevin Love, Anthony Bennett ne dépassera jamais les 10 points de moyenne durant ses 4 saisons NBA où il évoluera d’ailleurs pour 4 équipes différentes, dont 3 qui finiront la régulière à la dernière position. Il rentre de même dans les livres d’histoire en se distinguant comme le premier n°1 de draft de l’histoire à être envoyé en G-League. Plus tard, il soulèvera l’EuroLeague 2017 sous les couleurs du Fenerbahçe dans un rôle de joker de luxe. Une mauvaise phase accentuée par une dépression qui lui ferme définitivement les portes de la Grande Ligue. Pas fait pour le très haut niveau, Anthony Bennett a toutefois respecté son sport, contrairement à notre triste GOAT du jour.
1) Darko Milicic : Champion NBA pour sa saison rookie ! Que demander de plus finalement ? Cette phrase dénote du choix payant réalisé par les Detroit Pistons lors de la draft 2003. Imaginez passer du tanking à stopper la dynastie des Lakers du duo Shaq – Kobe en l’espace d’1 an ! Cet exploit est sûrement dû à un changement radical impulsé par le recrutement d’un espoir, d’une pépite all-time. Sélectionné en numéro 2 juste derrière LeBron James, Darko Milicic devrait vraisemblablement être ce joueur-là, pas vrai ? Mais pas du tout ! Au contraire, le Serbe s’est davantage avéré être un poids qu’un véritable game changer. Seul joueur de ce ranking à ne pas être passé par la NCAA, le pivot se fait un nom chez lui, au KK Hemofarm. Présenté comme un immense espoir européen, ce dernier impressionne tout le monde lors d’un workout légendaire avec les Pistons. Selon plusieurs témoignages, le colosse de 2.13m aurait délivré une prestation sensationnelle, du jamais-vu à l’instar de son 16/17 à mi-distance. Les yeux remplis d’étoiles, Detroit est persuadé de réaliser l’un des plus grands steals de l’histoire de la Grande Ligue. Le voici choisi à la surprise générale avant des Carmelo Anthony, Chris Bosh, Dwyane Wade, David West, Boris Diaw, Kyle Korver… que des légendes de leur sport. À l’image de Sam Bowie en 1984, cette cuvée 2003 est l’une des plus belles que la NBA ait connues. Des paillettes se métamorphosaient aussitôt en cauchemar. Au-delà d’êtreintrinsèquement un joueur extrêmement moyen, Darko Milicic est surtout un bad boy. Non pas sur, mais bien en dehors des parquets : sanguin, ivre aux entraînements, égo surdimensionné… On peut se blesser, on peut juste ne pas avoir le talent nécessaire. Cependant, là un tout autre cap est franchi avec le Serbe. Sa saison rookie se conclut sur une moyenne de 1,6 point et 1,2 rebond par match, 1 lancer franc rentré durant l’ensemble de la campagne de playoffs ainsi qu’une main cassée lors d’une tentative inutile de dunk. Et au cours de ses 9 années en NBA, il ne profitera jamais de la chance que certaines franchises lui offriront. Le joueur pour lequel les Pistons ont raté un panel de futurs Hall of Famers est aujourd’hui agriculteur et combat en MMA. Toute cette histoire découlant on le rappelle, d’un seul workout.
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