Top 10 all-time des meilleures équipes d’Euroleague

En cette saison 2025-2026, L’EuroLeague rentre dans la 25e année de son ère moderne. De la rugosité défensive de Sienne à la fougue offensive du Paris Basketball, le Vieux Continent ne cesse d’évoluer.

Après 1 quart de siècle d’existence, il est temps de tirer le bilan. Qui est la meilleure équipe du millénaire ? Notre classement se base sur ces critères énumérés par ordre d’importance : domination, régularité, palmarès, legacy et épopées.

10) Montepaschi Sienne : Si les grandes heures de Montepaschi Sienne se trouvent loin derrière, l’héritage laissé par ce club durant cette 1ère décennie est unique. Il s’agit de la plus grande équipe italienne qu’ait connue l’EuroLeague selon notre ranking. Malgré l’absence de titre européen à leur palmarès, les Siennois comptent pas moins de 4 Final Four. Sous Simone Pianigian, ces derniers pratiquaient un basket aussi étouffant que collectif. Les McCalebb, Lavrinovič ou encore Rakočević dominaient La Botte tout en incarnant un épouvantail à part en Europe. Sienne a banalisé le concept d’upset en se retrouvant constamment dans les discussions pour le graal en dépit d’un faible budget. Ces déboires financiers emmèneront d’ailleurs le club à sa perte dans les années 2010. D’où le fait qu’il est impossible de le classer plus haut.

9) Baskonia : La nouvelle génération connaît Baskonia comme une équipe champagne se battant chaque saison pour conserver sa place en EuroLeague. Pourtant, au début du millénaire, les Basques enchaînaient les surprises ainsi que les épopées sorties de nulle part. Qu’importe qu’ils aient un budget inférieur. Dans le sillage des Scola, Splitter et Rakočević – le club se hissait constamment au Final Four de 2001 à 2008. Avec 2 4e places, 1 3e place et 2 finales – dont l’une après avoir éliminé le grand CSKA Moscou en Russie. Leur style avant-gardiste mêlant intensité, rapidité et technique aura marqué toute une époque. Le dernier coup d’éclat de Baskonia remonte à 2016. Mais depuis, plus grand-chose à signaler.

8) Fenerbahçe : Jusqu’à la saison dernière, Fenerbahçe rentrait tout juste dans ce ranking. Avec un second titre glané en 2025 les Stambouliotes entrent dans le club des doubles titrées d’EuroLeague. Présent dans la reine des compétitions FIBA depuis 2001, le Fener a pris du temps avant de devenir un sérieux candidat au titre. Il faut attendre 2015 et l’intronisation de Zeljko Obradović sur le banc pour que le club joue enfin les premiers rôles. Résultats : 3 finales consécutives dont 1 victoire en 2017. Durant cette période, la bande de Sloukas régnait en maître sur l’Europe. Un mix de solidité et d’intelligence reproduit en 2025 sous Ergin Ataman après une nouvelle période de creux. Ce manque de régularité coute toutefois cher au Fenerbahçe dans ce ranking.

7) FC Barcelone : Club avec le plus d’apparitions dans l’ère moderne de l’EuroLeague, difficile de faire plus régulier que le FC Barcelone. À l’image de ces 20 Top 8 en 25 éditions, les Blaugranas ne baissent pas en régime au fur et à mesure des saisons. Constamment dans la discussion pour le titre. Cette équipe aussi structurée que physique – organisée par le magicien Juan Carlos Navarro – a remporté 2 titres durant la 1ère décennie. Plus récemment, les passages de Šarūnas Jasikevičius en tant qu’entraineur puis joueur ont permis aux Catalans de retrouver la finale en 2021. Une belle régularité dont le manque de coup d’éclat pèse lourd dans la décision finale.

6) Anadolu Efes : Il y a un Anadolu Efes avant et après Ergin Ataman. Pré-2017, le club stambouliote peinait à atteindre le dernier carré de la compétition. En 16 saisons, on parle de seulement 2 quarts de finale. Puis l’entraineur turc a pris les rênes de l’équipe, suivi l’année d’après par le futur MVP de régulière : Vasilije Micić. Pendant 4 campagnes, les coéquipiers de Shane Larkin ont régné sans merci sur le Vieux Continent. Seul le CSKA Moscou est venu à bout de cet Anadolu an I. Sinon c’est un back-to-back, et peut-être même un three-peat si la COVID n’était pas passée par là. Ce succès est le fruit d’un système quasi NBA, fondé autour d’un « Franchise Player » en la personne du numéro 5 de notre classement all-time des meilleurs joueurs EuroLeague.. Précurseurs de ce style basé sur le spacing, les Turcs manquent toutefois de longévité au plus haut niveau pour truster de meilleures positions.

5) Olympiacos : Avec 19 participations sur 23 campagnes de playoffs, l’Olympiacos compte le plus de quarts de finale durant cette période. Le tout, en cumulant le plus de matchs derrière le FC Barcelone. Des chiffres comme reflet de la régularité des Grecs en Europe. Portés pendant des années par Vassilis Spanoulis – considéré comme le GOAT de l’EuroLeague par pléthore de spécialistes – les Erythrólefki ont dû attendre les années 2010 pour enfin aller au bout. Et de quelle manière ! Back-to-back en 2012-2013 suivi de 3 autres finales. Vainqueur de la dernière régulière, le duo Vezenkov-Fournier souhaite transformer ces 4 Final Four consécutifs en 4e titre. Devant eux, se trouvent des teams à 3 EuroLeague ou plus.

4) Real Madrid Baloncesto : Le club le plus titré de la compétition se trouve… au pied de notre podium ! D’ailleurs, avant les débuts d’un jeune Slovène de 17 ans, le Real Madrid Baloncesto n’apparaissait même pas dans la conversation au Top 5. Fantomatique jusqu’en 2010, la Casa Blanca de l’infatigable Sergio Lull a dû s’y prendre à 3 fois avant de soulever sa première EuroLeague du millénaire. En quête de leur décima, les Madrilènes se sont appuyés sur le phénomène Luka Doncic pour décrocher la Décima. Et leur dernier triomphe remonte à 2023 dans un scénario hollywoodien. Mené à 3 secondes de la fin, l’éternel Sergio Lull lâche un shoot clutchissime sur la tête de Youssoupha Fall pour donner la victoire aux siens. Malgré ses récentes belles performances avec encore 3 finales en 4 ans, ce trou d’une dizaine d’années empêche le Real Madrid Baloncesto de monter sur le podium.

3) Maccabi Tel Aviv : L’ère moderne de l’EuroLeague a débuté par une domination du Maccabi Tel Aviv. Dans le sillage d’Anthony Parker – seul double MVP de régulière de l’histoire – les Israéliens ont commencé très fort le millénaire avec un back-to-back, le 1er depuis 14 ans. Avec le passage de Šarūnas Jasikevičius en 2004, les Jaune et Bleu détenaient l’une des toutes meilleures teams de l’histoire d’EuroLeague. Toujours cité parmi les favoris dans les années suivantes, c’est finalement lorsqu’on les attendait le moins que le Maccabi a frappé. Encore menés par un phénomène en la personne de Tyrese Rice, les Israéliens ont décroché au nez et à la barbe du Real Madrid leur 6e titre en 2014. Leur dynamique si particulière leur permet de monter sur le podium. Tel-Aviv regarde toutefois davantage derrière que devant… 

2) CSKA Moscou : Suspendu depuis 2022 pour les raisons que l’on connaît, le CSKA Moscou n’en reste pas moins un club mythique d’EuroLeague. Impossible de mettre ce club en dehors de notre podium à l’instar de ses 14 Final Four durant ses 17 premières participations. Les Russes semblaient sans failles de par leur organisation ultra-professionnelle, leur expertise et surtout leurs rosters toujours plus impressionnants. De Papaloukas à Nando De Colo en passant par Milos Teodosic, il n’y a pas une campagne où le CSKA n’apparaissait pas dans le chapeau des favoris. Seul bémol : la conversion des belles épopées en trophées. Le CSKA Moscou est probablement l’unique team dont on peut dire qu’elle ne détient « que » 4 EuroLeague. Car au vu du niveau plancher affiché, cette équipe aurait largement pu cumuler plus de 5 titres. Ce pointcouplé à leur récente absence, leur coûte la 1ère place de ce ranking.

1) Panathinaikos : 1/5 des EuroLeague de ce millénaire ont été remportés par… le Panathinaikos. Un argument mathématique justifiant quasi à lui seul la place du PAO sur ce trône. Mais au-delà de l’aspect comptable, l’impression dégagée par ce club était et est toujours sans égale. Le Pana de Zeljko Obradović est probablement la dynastie la plus marquante du début de l’ère moderne. D’un côté, se trouvait un effectif pléthorique, composé de Diamantidis, Jasikevicius, Batiste ou encore Spanoulis. Et de l’autre, un style froid, discipliné, défensif mais toujours juste en attaque. Un combiné gagnant synonyme de 4 titres en 9 ans. Encore aujourd’hui, les Verts jouent sur le devant de la scène. Ce nouveau trophée soulevé en 2024, telle la cerise sur un gâteau déjà si immense. Considéré cette saison comme LE grand favori, le Panathinaïkos a toutes les cartes en main pour continuer à dominer ce ranking.

Article rédigé par alexis gallot
Assistez à la prochaine rencontre et venez nous soutenir !
Paris pour Paris