Top 10 des plus grands moments de l’histoire de la NBA
Chaque saison la NBA nous concocte des scénarios ainsi que des anecdotes plus incroyables les unes que les autres. Alors forcément, en 79 ans d’histoire il y en a des choses à dire sur la Grande Ligue.
Aujourd’hui, on prend la machine à remonter le temps pour classer les 10 plus grands moments de l’histoire de la NBA en se basant sur les critères suivants énumérés par ordre d’importance : impact dans la mémoire collective, aspect décisif et caractère révolutionnaire.
10) Adoption de la ligne à 3 points : Jerry West, Bill Russell, Oscar Robertson, Bob Pettit, Wilt Chamberlain… Tous ces joueurs ont écrit leur légende dans une NBA dépourvue de ligne à 3 points. Si aujourd’hui les shoots depuis le parking font partie de notre quotidien de fan de basket-ball, cela n’a pas toujours été le cas. Le tournant a lieu en 1976 lorsque L’ABA fusionne avec la NBA. Problème : ces 4 nouvelles franchises étaient habituées aux 3 points et leur fan base réclamait l’instauration de cette règle. D’abord réticente, une Grande Ligue en pleine période de stagnation décide finalement d’instaurer cette ligne en 1979 afin d’atténuer la domination des big men. Si les joueurs se montrent initialement réticents, l’exploitation de cette nouvelle norme par Larry Bird provoque un tsunami. Celui-ci changera tout : les postes, les profils de joueurs, les systèmes, les plans de jeu, les organisations… TOUT ! On peut presque parler d’un nouveau sport tant les Warriors des Splash Brothers dénotent des Celtics de Bill Russell. Il y a eu avant et un après 1979. Si son caractère révolutionnaire est indéniable, sa présence dans l’esprit commun est moindre.
9) Cooper, Clifton et Lloyd : Là aussi, en termes de moments qui ont changé à jamais l’histoire de la NBA on est vraiment pas mal. Cooper, Clifton et Lloyd. Ces 3 noms ne vous évoquent probablement rien. Et pourtant, ces basketteurs ont brisé la barrière des couleurs dans la Grande Ligue. À l’image de la société d’après-guerre, la ségrégation gangrenait la NBA. Durant les toutes 1ères années, la Ligue nord-américaine appartenait exclusivement aux personnes de peau blanche. Du moins jusqu’à cette année 1950. Chuck Cooper devient le 1er Afro-Américain à être drafté, puis Naft Clifton le 1er à signer un contrat NBA, et enfin Earl Lloyd le 1er à disputer un match. Ces 3 basketteurs ont vécu cette ségrégation et ont porté un lourd fardeau durant l’ensemble de la saison. De leur propre aveu, ces derniers se trouvaient dans une position inconfortable. Mais leur abnégation a ouvert les portes à pléthore de légendes. Un peu comme son prédécesseur au classement, son aspect révolutionnaire est très loin d’être à la hauteur de sa popularité qui est notre critère numéro 1.
8) Le skyhook de KAJ en finale 1974 : Quittons l’extra basket pour retrouver les parquets. Avec en 8e place l’apothéose de l’un, si ce n’est le mouv le plus iconique de l’histoire de la NBA : le skyhook de Kareem Abdul-Jabbar. 3 ans après son 1er titre sous les couleurs des Milwaukee Bucks, le MVP en titre affrontait les Boston Celtics en finale. Une série où The Captain tournait en 32,6 points et 12,1 rebonds de moyenne. Mais c’est pourtant mené 2 games à 3 que les Milwaukeeans abordaient le match 6. Une partie qui rentrera dans le Panthéon de la balle orange de par son scénario. Jusque dans le money time, les coéquipiers d’Oscar Robertson mènent au score. Mais les Celtics égalisent dans les dernières secondes et emmènent les locaux en prolongations. Rebelote au bout des 5 minutes supplémentaires lorsque John Havlicek égalise au bout du bout. Mais cette fois-ci, la donne est différente ! À 7 secondes du terme, c’est Boston qui mène au tableau d’affichage (110-101). On s’apprête à sortir le champagne du frigo pour fêter l’énième titre des Celtics quand en sortie de temps-mort Kareem Abdul-Jabbar s’élève au-dessus de 2 joueurs, arme son bras droit et lâche son fameux skyhook qui termine sur un switch. 102-101, Milwaukee l’a fait ! Si les Celtics remporteront finalement le match 7, ce shoot clutchissime réalisé dans un angle impossible marque la quintessence de ce geste mythique. Difficile de le mettre toutefois plus haut en raison du résultat final de la série.
7) Le shoot de Ray Allen en 2013 : Si demain le terme « Clutch » devait se transformer en 1 action, le choix se dirigerait naturellement vers ce 3 points inscrit par Ray Allen au bout de la nuit texane. Des tirs légendaires lors des playoffs, il y en a eu. Des shoots assassins qui font basculer un match, une série, on en a vu et on en verra encore. Mais quand on parle du tir le plus clutch de l’histoire, cette date du 18 juin 2013 coche absolument toutes les cases. Pour bien comprendre à quel point ce moment a marqué l’histoire de la NBA, il faut le contexte. Game 6 des finales NBA 2013. Les Spurs de Tim Duncan ont alors 1 match d’avance et mènent de 3 points à 20 secondes du terme (95-92). Depuis quelques minutes, les travées du Kaseya Center se vident petit à petit. Même les supporters du Heat l’ont compris : il n’y aura de back-to-back pour la team de LeBron James. Si Kawhi Leonard laisse la porte entreouverte en loupant l’un de ses lancers francs, la fenêtre est minime. D’autant plus lorsque le King loupe le shoot de l’égalisation. La possession reste toutefois floridienne et Ray Allen a une poignée de secondes pour reculer, s’élever et planter un shoot contesté ultradifficile à 0ºC. C’est EXACTEMENT ce qu’il va faire ! L’ailier sauve littéralement toute une ville. Ce 3 points tue mentalement les Spurs qui perdront l’overtime ainsi que le match 7. Les reproches que l’on peut faire sont minimes : il ne s’agit « que » d’un match 6 et ce shoot n’a pas « révolutionné » la NBA. Mais quoi qu’il se passe, ce paragraphe restera inscrit en lettres d’or dans le livre de la Grande Ligue.
6) Magic Johnson en finale 1980 : Imaginez que Luka Dončić, Stephan Curry, Oscar Robertson ou encore John Stockton disputent ne serait-ce qu’un match de playoffs au poste de pivot. Cela parait totalement WTF ! Et pourtant, c’est bien ce qui s’est passé un soir de 16 mai 1980. Au sortir d’un match 5 à 40 points de la part de Kareem Abdul-Jabbar, les Lakers font face à un énorme problème : The Capitain est blessé à la cheville et va louper ce match 6 synonyme de potentiel titre. Mais qui pour le remplacer ? Bunny Chones, Spencer Haywood ou encore Jamaal Wilkes ? Non : ça sera le jeune meneur rookie Magic Johnson ! Ses 2m06 pour un peu moins de 100kg vont l’aider, mais en face on parle de Julius Erving ou encore de Darryl Dawkins. Loin d’être perturbé, Magic sort l’une des plus grandes performances individuelles all-time dans un match de finale NBA. Son QI basket, sa polyvalence, son handle… Durant 40 minutes, le meneur donne l’impression d’avoir passé toute son enfance au poste de pivot. Si à la mi-temps les 76ers sont encore dans la partie, les Lakers entreprennent une grosse accélération dans le 3QT pour filer vers le succès. Avec 42 points, 15 rebonds, 7 passes décisives et 3 interceptions, il réalise finalement LE match LE plus prolifique de sa carrière en finale. Le fait qu’il s’agisse d’un match 7 lui permet de passer juste devant Ray Allen. Mais dans le Top 5 se trouvent un record imbattable et… les 2 GOAT de ce sport.
5) I’M Back : 3 mots… 3 mots qui ont changé la fin du millénaire. 3 mots qui ont fait trembler toute la NBA. 3 mots qui ont annoncé le retour de Michael Jordan sur les parquets de la NBA, 18 mois après sa retraite. Cette histoire débute en octobre 1993, lorsque le triple champion NBA annonce sa retraite à la surprise générale. Un choc dans la planète basketball. Mais ce communiqué n’est rien comparé à ce qui attendait les férus de basketball en mars 1995. Par le simple fax « I’m back », Jordan déclenche une onde de choc mondiale et replace instantanément la NBA au centre de l’attention médiatique. C’est du jamais-vu ! Derrière on connait l’histoire. Après une demi-saison d’échauffement, Michael Jordan vit un second prime. Il remporte 2 nouveaux MVP de régulière, réalise de nouveau le three-peat et s’impose comme le GOAT sans aucune contestation possible. Du moins, avant qu’un nouveau roi pointe le bout de son nez…
4) The Decision : Oui, « The Decision » devance « I’M Back » dans notre ranking. Et ce pour une raison bien précise : à travers ce show, LeBron James a profondément transformé la NBA sur les plans sportif, économique et culturel. Pour remettre le contexte nous sommes durant l’intersaison, plus précisément le 8 juillet 2010 à 3h28 (heure française). Après 7 saisons aux Cleveland Cavaliers, le King est agent libre. La question alors se pose ? Va-t-il continuer à se battre dans sa franchise de cœur ou bien rejoindre un autre projet plus compétitif ? Un suspense que LBJ décide d’annoncer en grande pompe lui-même à la télévision. Une grande 1ère ! Devant plus de 13 millions de téléspectateurs, ce dernier annonce qu’il jouera pour le Miami Heat. Il s’agit d’un véritable séisme sportivement parlant. Aux côtés de Dwyane Wade et Chris Bosh, il formera l’un des trios les plus iconiques de l’histoire de la Grande Ligue. Le tout, en enchainant 4 finales en 4 saisons pour 1 back-to-back comme on le détaille dans notre Top 10 des meilleures teams all-time. Mais au-delà du parquet, The Decision change la manière dont la NBA fonctionne. La rupture avec les codes traditionnels de fidélité à une franchise est définitivement prononcée. Cette déclaration accélère aussi l’ère des superteams, renforce l’attractivité des grands marchés, modifie la relation des joueurs au succès, et impose une nouvelle attention portée sur la communication. The Decision reste toutefois moins iconique que les membres de notre podium.
3) 100 points de Wilt Chamberlain 🥉 : Ce 2 mars 1962 se tenait un match NBA a priori totalement anodin. À tel point que les Philadelphia 76ers ont dû disputer cette rencontre dans une modeste arène en périphérie. Aucune chaîne TV, très peu de supporters… Seuls quelques journalistes et une radio étaient présents pour l’une, si ce n’est la plus grande prestation individuelle all-time en NBA ! Opposé à des Knicks privés de leurs 2 pivots (et accessoirement bons derniers de régulière), un certain Wilt Chamberlain réalise un massacre dans la raquette. Les visiteurs n’ont d’autres solutions que d’enchaîner les fautes. Plus précisément : 63 Néanmoins cela ne fonctionne pas et les points s’enchaînent. Au début du 4QT, les 76ers ne cherchent plus à gagner, mais à marquer l’histoire en donnant tous les ballons possible et imaginable à leur leader. Si bien qu’à 6 minutes du terme, Wilt Chamberlain inscrit son 100e point de la partie. Les 4 100 spectateurs envahissent le parquet avant que le match ne se termine. Cette photo sur laquelle The Big Dipper tient une feuille blanche sur laquelle se trouve un simple 100 écrit à l’arrachée devient tout de suite iconique. Encore aujourd’hui personne n’a ne serait-ce que frôlé ce record. La question se pose : quelqu’un pourrait-il un jour faire mieux ? Affaire à suivre. Le fait que ce match ait eu lieu en saison régulière l’empêche toutefois d’atteindre le Top 2.
2) The Block 🥈 : Ce n’est pas un Block, c’est LE Block. Celui qui a changé à jamais l’histoire de 2 franchises, d’1 saison ainsi que d’1 légende. Et pour 1 fois, l’on ne parle pas d’un tomar ou bien d’un shoot depuis le parking, mais bien d’1 action défensive. Pour comprendre l’importance de ce geste, il faut poser le cadre. Match 7 des finales NBA 2016. D’un côté les Warriors des Splash Brothers à leur prime qui sortent de la plus grande régulière all-time de la Grande Ligue. Et de l’autre, les Cavaliers d’un Kings revanchard revenu de nulle part après avoir été mené 3 matchs à 1 dans la série. En plein money-time, le tableau d’affichage affiche une égalité parfaite : 89 – 89. Chaque possession, chaque panier, chaque point peut faire la différence. Et alors qu’Andre Iguodala s’apprête à rentrer son lay-up à la sortie d’une grosse phase défensive, un LeBron James sorti de nulle part fracasse le ballon sur la planche. Au-delà d’enlever 2 points faciles aux Warriors, ce geste couplé aux 3 points de Kyrie Irving scelle définitivement la sentence de la saison. Cleveland empoche son 1er titre, Golden State ne réalise pas ce back-to-back qui lui tendait les bras et LeBron James montre enfin qu’il peut être le leader incontesté d’un champion NBA. Ce geste aurait en effet pu truster la 1ère place. Mais au final à l’instar de notre classement des meilleurs joueurs all-time de la NBA, à la fin c’est MJ qui a le dernier mot.
1) The Last Shot 🥇 : Dans la planète basketball, rien ne fait plus vibrer les fans que des paniers. Lay-up, mi-distance, tomar, 3 points… N’importe sa forme, le shoot décide du déroulé d’une rencontre. Alors ajoutez à cela le dernier panier à la dernière minute lors de la dernière danse du GOAT, et vous obtenez « The Last Shoot » – soit surement le tir le plus iconique de l’histoire de la Grande Ligue. Même Hollywood n’aurait pas osé écrire un tel scénario tant celui-ci est exagéré. Un match sépare les Bulls du graal avant leur déplacement à Utah pour le Game 6 des finales NBA. Durant toute la partie, les 2 équipes se tiennent la bourre. Mais à 20 secondes du terme, le Jazz mène d’1 petite unité. L’aventure de Michael Jordan touche à sa fin. Et c’est naturellement à lui que revient le ballon de la victoire. Et après avoir fait danser Bryon Russell, il offre le titre à Chicago sur un mi-distance clinique et éteint par la même occasion Salt Lake City. Ce panier ne se résume pas en une action ultraclutch. Non, l’on parle ici d’une lentille retraçant tout le chemin parcouru par le gamin de Brooklyn. Une ode au plus grand des poètes que notre sport ait hébergé. Un concentré de storytelling, d’exploit sportif. Une action qui résume à elle seule toute.
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