Top 10 all time des meilleurs coachs NBA
En cette année 2026, la NBA fêtera ses 80 ans. Des Celtics de Russell aux Warriors de Curry en passant par les Bulls de Jordan, la Grande Ligue a connu certaines des plus grandes dynasties du sport. Avec à leur tête, des coachs de renom ayant révolutionné les codes de notre sport.
Aujourd’hui, on les classe selon les conditions suivantes, énumérées par ordre d’importance : longévité, conditions de leurs accomplissements, palmarès et héritage en NBA uniquement.
10) K.C. Jones : Octuple champion NBA au côté de Bill Russell en tant que joueur, K.C. Jones est toutefois davantage connu pour ses prouesses sur le banc. En retrait par rapport aux stars de son époque, le Texan brillait avant tout pour ses talents de verrou défensif. Un style de jeu que l’on retrouvait dans son approche tactique encline de disciplines ainsi que de solidarité collective. Avec sous ses ordres des Larry Bird ou encore Kevin McHale, il cumulera 2 titres dans les années 80. Il sera de même l’un des grands protagonistes de cette rivalité contre les Lakers de Pat Riley (un autre grand nom que l’on retrouvera sûrement un peu plus haut…). K.C. Jones possède d’ailleurs le 2e meilleur pourcentage de victoire dans l’histoire de la Grande Ligue en plus de 700 matchs. Ses passages en dents de scie chez les Bullets et les Sonics couplés à un manque de longévité, jouent néanmoins en sa défaveur.
9) Larry Brown : Il pourrait être surnommé le TRANSFORMERS tant Larry Brown excellait dans la capacité à redresser des équipes de 2nd zone. D’abord avec les Nets de Buck Williams, puis les Spurs de David Robinson, suivis des Pacers de Reggie Miller, des 76ers d’Allen Iverson… Et enfin le graal sur le banc des Detroit Pistons en 2004, pour l’un des plus grands upsets all-time face aux Lakers du duo Kobe-Shaq (victoire 0-4). Cette carrière longue de 26 ans est unique. Jamais un entraineur n’est autant parvenu à faire progresser autant de franchises. Sous son aile, les rookies connaissaient une progression quand les vétérans retrouvaient une 2nd jeunesse. Même lorsque son caractère ne matchait pas avec certains joueurs – à l’image de The Answer – ce dernier trouvait toujours la solution pour mobiliser les siens vers la victoire. Certes son manque de trophées comparé à ses concurrents dans ce ranking fait tache. Mais sa force à traverser les générations sans baisser en standard est telle qu’il est presque obligé de le classer dans ce Top 10. À noter qu’il est le seul entraîneur principal à avoir remporté à la fois un titre NBA et un titre NCAA.
8) Jerry Sloan : 22. Jerry Sloan est resté fidèle à sa franchise pendant 22 ans. De 1981 à 2011, de Magic à Rose, Monsieur Loyauté a exercé sur le banc du Utah Jazz. Une franchise inconnue au bataillon transformée en contenders nº 1 à l’ouest. Et ce, en s’appuyant sur l’arme la plus destructrice au basket-ball : le pick and roll. Malgré de petits moyens au sein de petits marchés, il a toujours su se renouveler. Preuve en est, durant toute cette période il a raté les playoffs uniquement à 3 reprises. Son bilan parle pour lui : 1200 victoires en saison régulière, 15 participations consécutives aux séries éliminatoires de 1989 à 2003, 6 finales de conférence et 2 finales NBA… mais aucune bague. Son malheur ayant été de connaître son âge d’or en même temps que celui de Michael Jordan. The Iron Man of Utah n’a connu que 2 réelles stars en les personnes de John Stockton et Karl Malone. Pourtant, l’on parle de l’entraîneur le plus régulier de sa génération. Son absence de titre lui est tout de même fatidique à ce niveau.
7) Don Nelson : Le roi sans couronne ultime. Le fait que Don Nelson occupe la 8e de notre classement sans jamais avoir remporté une bague reflète à quel point il a révolutionné la Grande Ligue. Durant ces 2 premières décennies sur un banc NBA – répartie entre Bucks et Warriors – le triple COTY donnait l’impression de venir d’une autre planète. À une époque où les Big Men dominaient l’Amérique, ce chimiste optait pour des line-ups plus petits que la moyenne avec un spacing important. Hack-a-Shaq, point forwards, ultra smallball, mouvement constant, polyvalence… Tous ces préceptes – devenus la norme aujourd’hui – tiennent leur origine d’une seule et même personne : Don Nelson. Pas de chance d’être tombé dans la période des 76ers de Julius Erving, des Celtics de Larry Bird ou encore des Lakers du Shaq. Sa fin de carrière a marquera le point de départ des périodes fastes de Dallas ainsi que de Golden State. L’homme qui a pris la machine à remonter le temps jusque dans la 2nd partie des années 70 a laissé une empreinte indélébile. Son absence de trophées l’empêche toutefois de truster de meilleures places.
6) Chuck Daly : Homme plutôt discret, toujours bien coiffé avec son costard bien repassé. Bien que cela puisse paraître étrange, c’est cet entraîneur toujours propre sur lui qui était à la tête… des « Detroit Pistons de 1988-1990 » ! Une meute dans tous les sens du terme dont Chuck Daly est parvenu à saisir la singularité pour en faire une dynastie particulièrement atypique. À sa place, la grande majorité des coachs aurait soit demandé des trades ou serait tout simplement partie. Alors que le Daddy des « Bad Boys » a préféré gagner par la force. Le vice, les gros bras, le trashtalk, les gestes détestables, la rugosité et tout ce qui se trouve aux antipodes du basket-champagne. Personnification du dicton « la défense fait gagner des titres », le Hall of Famer a initialement buté en 1988 sur les Lakers de Magic. Avant de dégoûter à 2 reprises les Bulls du jeune Michael Jordan, puis les Blazers en finale. Ses Pistons ont montré qu’il n’y avait pas qu’un seul chemin rempli de talent pour se rendre au titre final. Le futur tacticien de la Dream Team s’arrête aux portes de notre Top 5. La faute à un manque de longévité dans la Grande Ligue.
5) Steve Kerr : Débarqué sur le banc de Golden State avec le statut de rookie, aujourd’hui Steve Kerr est LE meilleur entraineur de sa génération sans AUCUNE CONTESTATION. Un destin loin d’être tracé pour le natif de Beyrouth. 6e homme de luxe aux côtés de Michael Jordan lors du 2e three-peat des Bulls, le combo-guard a appris des plus grands sous l’égide de Phil Jackson (retenez bien ce nom). C’est au sortir d’un mandat du moins périlleux en tant que GM à Phoenix que celui-ci a pris la succession de Mark Jackson chez les Warriors en 2014. Son franchise player : Stephen Curry – 7e pick de la Draft NBA 2009. Puis à ses côtés Klay Thompson et Draymond Green – respectivement 11e et 35e pick. Rien de très sexy sur le papier. Et pourtant, Steve Kerr va révolutionner à jamais le monde de la balle orange. Shoot depuis l’espace, small-ball, Splash Brother… Ça nous donne 3 titres en 4 ans accompagnés de l’une des plus belles épopées en 2022. Seul entraineur de ce classement encore en activité, Steve Kerr est à mi-chemin de son parcours. Si la longévité vient s’ajouter à sa réussite, la 1ère place lui est promise dans quelques années !
4) Pat Riley : Champion NBA en tant que joueur – Quintuple Champion NBA en tant qu’entraineur – Double Champion NBA en tant que général manager. Pat Riley a tout simplement terminé le jeu. Mais aujourd’hui, l’on se concentre uniquement sur sa carrière de head coach, à savoir la période où il a le plus brillé. D’abord aux Lakers de 1981 à 1990. Principal artisan du Showtime angelenos, son style « run-and-gun » initié par le duo Magic-KAJ a résulté sur 4 titres et une rivalité légendaire face aux Celtics de Larry Bird. Dans la foulée de cette période dorée, The Godfather posera ses valises aux Knicks avant de les hisser en finale grâce au « bully ball ». 1 carrière déjà honorable, conclue par un passage au Miami Heat. Arrivé en 1995, 30 ans plus tard il occupe encore une place de choix dans la franchise floridienne. Et à juste titre. Car cette fameuse « Heat Culture » connue de toutes et tous aujourd’hui vient de sa philosophie unique dans l’histoire de la Grande Ligue : travailler encore, encore et encore ! Cette essence mènera le Miami du Shaq vers sa toute première bannière en 2006. L’apothéose d’un jeu en demi-terrain travaillé année après année. L’homme au bronzage toujours parfait coche toutes les cases du GOAT. Seulement, devant lui se trouve un podium saturé d’indiscutables.
3) Red Auerbach 🥉 : Le père de tous les boss de la NBA, l’avant-gardiste, le révolutionnaire… En résumé : le 1er grand entraineur de la 1ère grande dynastie de l’histoire de la NBA. Après avoir enchainé 2 passages assez discrets aux Capitols de Washington ainsi qu’aux Blackhawks des Tri-Cities, Red Auerbach a jeté son dévolu sur les Boston Celtics en 1950. Le point de départ de 16 années remplies de bagues. Plus précisément 9, dont 8 consécutives. Si bien sûr la légende Bill Russell en est pour beaucoup dans cet accomplissement, le cerveau était « Rouge ». De nos jours cela nous parait presque élémentaire d’avoir un schéma défensif, une identité de jeu, un dispositif collectif ainsi qu’une identité forte. Mais dans les années 60, aucun head coach ne dirigeait sa team d’une telle manière. Personne hormis Red Auerbach. Au-delà de révolutionner la NBA, il a posé les bases du game. L’horloger de Boston a créé un mécanisme hors pair : assise défensive autour de Bill Russell et fastbreak lancé par Bob Cousy. Cette tactique modulable pour s’adapter aux extraterrestres de l’époque – tels Wilt Chamberlain – a élevé la franchise tout en haut de la Grande Ligue. Son record de victoires en NBA tiendra pendant plusieurs décennies, avant que l’assistant de Larry Brown prenne les commandes des Spurs.
2) Gregg Popovich 🥈 : Dans le basketball, l’objectif 1er est de gagner. Du haut de ses 1390 victoires, Gregg Popovich a matérialisé ce dicton dans les faits. Durant ses 29 années aux San Antonio Spurs, le triple COTY a ramené les 5 bagues de la franchise. 15 ans d’écart séparent sa 1ère bague en 1999 de sa dernière en 2014. Une preuve – s’il en fallait encore – de sa longévité hors norme au sein d’une même ville. Son héritage dépasse toutefois les chiffres. Car Pop, c’est aussi un jeu atypique basé sur l’ultracollectif. Sous ses ordres tout le monde attaquait et tout le monde défendait en se passant constamment la balle. Les David Robinson, Tim Duncan ou encore Tony Parker détenaient le même niveau d’exigence que n’importe quel joueur. Un plan de jeu agrémenté de panache ainsi que de flexibilité tactique. Lui lisait la partie et s’adapter en conséquence. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si 12 de ses anciens assistants sont devenus head coach. Un livre à ciel ouvert que seule la santé aura su stopper. Top 3 indiscutables de notre classement, sa place de dauphin peut se discuter avec Red Auerbach. Par contre, le GOAT lui est indéniable.
1) Phil Jackson 🐐 : Bienvenue dans la « Bijouterie Phil Jackson » ! Au comptoir, 11 bagues de champion – un record dans l’histoire de la NBA. Que préférez-vous ? Le premier three-peat de Michael Jordan, le 2e ? Ou vous laisseriez-vous tenter par 1 autre three-peat made in Lakers voire un back-to-back ? Vous avez le choix ! Le Zen Master a commencé par écrire la legacy du plus grand joueur de tous les temps selon le Paris Basketball. 6 titres plus tard en 9 ans, il a changé de conférence pour s’installer aux Lakers. Là-bas, il a donné ses lettres de noblesse à une autre légende : Kobe Bryant. Au départ, lorsque le Black Mamba était le lieutenant du Shaq, puis comme leader indiscutable en fin de décennie. Des superstars aux gros caractères – telles Dennis Rodman ou encore Metta World Peace – il est toujours parvenu à garder le contrôle sur son équipe. Source de l’attaque en triangle, Phil Jackson savait allier gestion des égos à adaptation tactique. Avec 0,704%, il détient d’ailleurs le meilleur pourcentage de victoires en saison régulière de tous les temps. Le GOAT tout simplement !
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