Top 10 all-time des meilleures sélections nationales
Tu peux changer de joueurs préférés, tu peux changer de franchise préférée, tu peux même changer de club préféré. Par contre, tu ne peux pas changer ta sélection de cœur. Rien ne fait plus trembler notre planète orange que le basketball international. Lorsque la Coupe du monde ou encore les JO battent leur plein, ce n’est plus une fanbase, mais toute une nation qui pousse ses joueurs à la victoire finale.
Retour sur les plus grandes équipes de cette sphère si spéciale à travers un Top 10 bâti selon les indices suivants : assise, place dans la mémoire collective, envergure de l’exploit (s’il y a), niveau de talent et palmarès.
10) Lituanie 🇱🇹 1992-2000 : Personne ne connaît mieux la Lituanie que le fan de basket-ball. Ce petit territoire des pays baltes possède une grande histoire d’amour avec la balle orange. Il est de loin le plus petit pays de cette liste. Ce petit David a pourtant fait vivre un véritable cauchemar à tous les Goliath du globe. Fait rare pour être souligné, en cette fin de millénaire les Lituaniens performent davantage aux Jeux Olympiques qu’à l’EuroBasket, qu’à la Coupe du monde. Construit autour du spécimen Arvydas Sabonis, cette équipe fera preuve d’une régularité hors norme au plus haut niveau. Le bilan ? 3 médailles de bronze pour ses 3 premiers JO ! Tout juste indépendants, les géants de la Baltique impressionnent en phase de poules. Et après une lourde défaite face à la Dream Team de Michael Jordan, ces derniers retrouvent l’équipe unifiée de l’ex-URSS. Une rencontre hautement symbolique dont les teammates de Marčiulionis sortent vainqueurs. Et de 1 ! Les vice-champions d’Europe remettent ça lors de l’été 1996. Le 1er tour est toutefois beaucoup moins brillant. La Lituanie trébuche à 2 reprises mais se relève au meilleur des moments contre la Grèce en quart. Si les Yougoslaves sont tout simplement au-dessus, la sélection s’appuie sur les 30 points de Sabonis pour vaincre l’Australie durant la petite finale. Et de 2 ! Jamais 2 sans 3, les Lituaniens refondent une nouvelle escadrille. La next gen rouge et verte connaît un parcours finalement assez similaire à celui de leurs aînés : poule en demi-teinte, surprise en quart face à leur bourreau yougoslave de 1996 puis élimination par une énième Dream Team étasunienne. Puis comme à leur habitude, ces derniers sortent un match enormissime pour aller chercher la médaille de bronze. Les plus beaux des perdants se trouvent juste devant notre équipe de France 2011-2014. Sans aucune médaille, impossible toutefois de viser plus haut.
9) Brésil 🇧🇷 1959–1963 : La Seleção ce n’est pas que le football. Pendant que Pelé, Garrincha, Didi, Vavá ou encore Zito roulaient sur le football, leurs homologues de la balle orange en faisaient tout autant. En dehors des mastodontes étasuno-soviétiques, ce Brésil de la fin des années 50 au début des sixties est la 1ère grande dynastie du basketball international. Bien avant les Européens. Et pourtant, c’était loin d’être gagné d’avance. Déjà au sortir de la 2nd Guerre Mondial, la planète basket tournait autour d’un pays roi dont le nom tient en trois lettres : U S A ! Le champion du monde et champion olympique aborde la Coupe du monde 1959 vêtu du statut d’ultramégagiga favori. Au Chili, l’Oncle Sam déroule lors du 1er tour… tout comme le Brésil qui à la surprise générale fait tomber l’URSS. Menés par le futur MVP de la compétition – Amaury Pasos – les Brésiliens prolongent le rêve au cours de la dernière phase où ces derniers ne concèdent qu’1 petite défaite contre l’ogre soviétique quand les États-Unis chutent à 2 reprises. Cette équipe composée de joueurs évoluant aux Corinthians, à Palmeiras mais aussi à Flamengo est championne du monde. Un exploit transformé en back to back 4 ans après chez eux. Portés par un Maracanãzinho en transe durant la quinzaine, les hommes de Kanela roulent sur la concurrence. Et ce grâce à un jeu collectif, rapide et spectaculaire. L’absence de Jeux Olympiques dans cette histoire leur est toutefois fatale.
8) Yougoslavie 🔴🔵 1998–2002 : Avant de totalement s’effondrer, la Yougoslavie était une place forte du basket-ball international, presqu’au même titre que l’URSS. Cependant, au sortir de cette 1ère insurrection en 1992 couplée aux suspensions qui ont suivi, la sélection des Balkans ne faisait plus autant trembler le monde. Du moins, c’est ce que tout le monde pensait. L’équipe composée de l’actuelle Serbie et Monténégro donne un 1er avertissement au Vieux Continent en signant le back-to-back durant l’EuroBasket (1995 et 1997). Une mise en garde avant que cette vague rouge et bleue ne déferle sur le globe entier. Avec dans le rôle de capitaine de bord Dejan Bodirog. D’abord lors de la Coupe du Monde 1998, les Yougoslaves profitent du lock-out NBA. Les États-Unis n’ont d’autre solution que d’envoyer une équipe W, l’URSS n’existe plus… En résumé, la compétition est plus ouverte que jamais. Solides durant toute la 1ère phase, les Plavi rencontrent leur 1er gros obstacle en demi contre les locaux grecs dont ils viendront à bout au terme de la prolongation. Une victoire obtenue de justesse, tout comme en finale où ces derniers battent la grande Russie pour seulement 2 petits points (64-62). C’est donc fort d’un statut de championne du monde en titre que la Yougoslavie aborde le Mondial 2002. Entre temps, les Predrag Stojaković ou encore Vlade Divac ont aussi glané une médaille d’argent à l’EuroBasket. Sauf que cette fois-ci, rien ne va. 1er tour catastrophique conclu par une 3e place synonyme de Team USA dès les quarts. Alors menés de 10 points à l’approche du money time, ces derniers réalisent la sensation. Un scénario identique face à la Nouvelle-Zélande en demis, puis contre l’Argentine en finale. Mais là aussi, le raté des JO les empêche de passer le cut.
7) Les Avengers 🇺🇸 2024 : À tous nos Frenchies, fermez les yeux et passez ce paragraphe. Eh oui, on va parler des Avengers de 2024. De cette équipe menée par un Stephen Curry en mode démon de minuit qui nous hante encore. Mais n’allons pas trop vite dans ce récit. Retour à l’été 2024. Pour sûrement ses dernières olympiades, LeBron James a fait appel à tous ses petits copains afin qu’ils viennent avec lui défendre les couleurs étasuniennes à Paris. Résultat : 32 ans après, on a eu le droit à une Dream Team 2.0 surnommée les « Avengers ». Et pour le coup, c’est bien choisi. Dites-vous que le triple champion NBA en tant que head coach – Steve Kerr – a dû donner des miettes aux Tyrese Haliburton ou encore Jayson Tatum. Rien que ça ! Quand dans le 5 on retrouve des Joel Embiid, Devin Booker, Kevin Durant, Anthony Davis (en pleine forme), Anthony Edwards et j’en passe. Mais sur le terrain, qu’est-ce que ça donne ? Tout le monde comprend rapidement qu’il s’agit sûrement des Jeux les plus relevés de l’histoire. Enfin, pas pour Team USA qui roule sur la concurrence jusqu’au dernier carré. Le temps de longues minutes, les spectateurs ont cru voir l’un des plus gros naufrages que notre sport ait connu. Les États-Unis ne perdent pas simplement face à la Serbie du triple MVP Nikola Jokic. Non, ils accusent un retard de 17 points ! Ce collectif de champions parvient finalement à se remobiliser in extremis pour arracher au bout du suspense leur ticket pour la finale. Une prestation déjà énorme reproduite contre la France. Emmené dans le money time par les coéquipiers de Wemby, Stephen Curry nous concocte l’une des plus belles fins de matchs all time avec des shoots tout droit venus de Jupiter. Et comme un symbole, le King gagne le MVP (même si on sait tous que Curry le méritait plus). Du storytelling made in USA comme on les aime, qui pêche au niveau de la domination.
6) Yougoslavie 🇷🇸🇲🇪 1976-1980 : L’appellation est similaire, mais la composition – elle – n’a rien à voir. Au cours de ce laps de temps, la Yougoslavie comptait sous sa bannière non pas un, mais 6 pays actuels avec la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Serbie ainsi que la Slovénie. Et alors que la Guerre Froide bat son plein, cette sélection est la seule à parvenir à se frayer une place au milieu des mastodontes étasuniens et soviétiques. Mieux, la fin des années 80, c’est celle de la Yougoslavie ! Bien que largement défait en finale des JO 1976 par l’intouchable Team USA, cette équipe tout droit venue des Balkans a beaucoup appris. Une leçon que les hommes d’Aleksandar Nikolić réciteront à merveille durant la 8e Coupe du monde de basketball organisée aux Philippines. Cette « génération dorée » comme elle sera plus tard surnommée, ne se contente pas de remporter ce Mondial. Non, les Dražen Dalipagić, Dragan Kićanović mais aussi Ratko Radovanović roulent sur la concurrence. Et la « concurrence », ce sont les locaux philippins, l’Italie, les États-Unis bien sûr et surtout l’URSS qu’elle vaincra après prolongation d’une courte tête (82-81). Et ce, après avoir enchaîné les valises à plus de 100 points au 1er tour. Lancée, la Yougoslavie aborde les JO 1980 dans la peau de favoris. La raison ? En raison de l’organisation de cette compétition à Moscou, une soixantaine de nations décident de boycotter ces olympiades, dont les États-Unis. Attention ! Rien n’est toutefois gagné d’avance ! Car pour vaincre l’URSS chez elle, il faut le faire. La finale attendue entre les 2 puissances de l’Est a bien lieu. Comme 2 ans auparavant, le sort de la rencontre se décide en prolongation. Et comme 2 auparavant, les Plavi tirent leur épingle du jeu en s’imposant plus confortablement (101-91). À l’époque, on parle sûrement de l’équipe la plus rapide, la plus technique ainsi que la plus collective que la sphère internationale ait connue. Néanmoins, même si ce n’est pas de leur ressort, l’absence de la superpuissance étasunienne enlève forcément un peu de prestige à cette médaille d’or olympique. De plus, cet échec à l’EuroBasket contraste avec la régularité hors norme de nos 5e.
5) Espagne 🇪🇸 2006-2012 : Durant 6 ans, à chaque fois que l’Espagne prenait part à une compétition, ça faisait médaille (et pas de bronze). Ces années folles débutent en 2006 lors des championnats du monde. Dans le sillage des frères Gasol qui seront présents tout au long de cette période de domination, la Roja marque l’histoire en réalisant un 9 sur 9 impressionnant. Un peu comme au football, ce collectif mise sur une circulation de balle bâtie au cheveu près. Lors d’une demie extrêmement serrée (75-74), ces derniers viennent à bout des champions olympiques argentins, puis en finale les Serbes ne résistent bien longtemps à l’armada ibérique. L’année 2 est presque tout autant impressionnante. Enfin, « presque » car l’Espagne passe à une maigre filoche de réaliser le doublé Coupe du Monde – EuroBasket (défaite 59-60 contre la Russie). Les Pepu Hernandez ou encore Juan Navarro poursuivent leur bout de chemin aux JO 2008 de Pékin. Opposée à une Team USA XXL (ce n’est pas par hasard si on ne l’a pas encore évoquée), l’équipe d’Aíto García Reneses tient tête aux Kobe Bryant et Dwayne Wade qui finissent par plier la rencontre (118-107). À 17 ans, Ricky Rubio devient d’ailleurs le plus jeune médaillé dans la discipline. Si le head coach change avec la nomination de Sergio Scariolo, cette génération dorée continue d’inscrire son nom en lettres d’or au palmarès du basketball FIBA. En dépit de débuts périlleux, la Roja finit par trouver son rythme et réalise le back-to-back en Coupe du monde à la suite d’un nouveau succès sur la Serbie (85-63). En 2011, l’Espagne ne passe pas cette fois-ci à côté de son doublé en écrasant l’équipe de France en finale de l’EuroBasket (98-85). Mais comme en 2008, la sélection ibérique ne parvient pas à se défaire des États-Unis en finale des JO de Londres. Une case non cochée fatidique pour rentrer dans cet énorme Top 4.
4) URSS 🔴 1972–1974 : Ouvrons ce chapitre rempli de controverses dont le titre est le suivant : finale des JO 1972. Considéré encore aujourd’hui comme l’un des plus grands matchs de notre sport, cet épisode marque le summum du basket-ball Soviétique. Lors de la Guerre Froide, le sport représentait l’un des principaux fronts au sein duquel États-Unis comme URSS se menaient une guerre sans merci. Avec en point d’orgue, les Jeux Olympiques d’été. Chaque confrontation, chaque médaille, chaque victoire était un moyen de rayonner à l’international, de montrer aux yeux du monde que son idéologie est la meilleure. C’est à travers cette optique qu’il faut lire cette rencontre. Team USA comme Kamanda CCCP ont répondu aux attentes en écrasant la concurrence jusqu’à ce match ultime. La partie est extrêmement serrée. La troupe rouge mène la plupart du temps mais Doug Collins réduit l’écart dans les dernières secondes. S’ensuivent des décisions arbitrales plus étranges les unes que les autres, et au terme de leur 3e tentative, les Soviétiques rentrent un panier décisif par l’intermédiaire d’Aleksandr Belov (51-50). L’exploit est immense ! En 8 éditions, c’est la 1ère fois qu’une sélection fait tomber les États-Unis. Une performance reproduite lors de la Coupe du Monde 1974. Fort d’une médaille de bronze à l’EuroBasket 1973, l’URSS frôle les 100 points d’avance en phase de poules contre la République centrafricaine (140-48). Certes, les champions du monde yougoslaves créent la sensation en tour principal face aux Soviétiques. Mais au final, le trophée finit par atterrir à Moscou, notamment grâce à une nouvelle victoire contre Team USA (105-94). Devant cette génération à part se trouvent 3 équipes un poil plus dominantes et surtout plus iconiques.
3) La Redeem Team 🇺🇸 2008-2012 🥉 : L’affront de 2004 n’a pas été digéré côté États-Unis. Froissé par la fougue argentine de Manu Ginobili, le drapeau étasunien comptait bien redorer son blason à Pékin. Et on le sait, lorsque Team USA veut à tout prix remporter une compétition, elle s’en donne les moyens. Voici un petit échantillon : LeBron James, Chris Paul, Kobe Bryant, Carmelo Anthony, Dwyane Wade, Chris Bosh, Deron Williams, Dwight Howard… Bref, un roster plutôt sympa. Mais rien n’est gagné d’avance. L’Espagne championne du monde arrive à son apogée, l’Argentine c’est l’Argentine, la France monte en puissance et la Lituanie est toujours aussi imprévisible en match à élimination directe. Avec un écart moyen de 30 points lors de tous leurs succès en amont de la finale, les États-Unis éteignent les débats. Et en finale, les Espagnoles ont tenu une mi-temps avant de laisser s’échapper les Étasuniens (118-107). Cette équipe ne se résumait pas à une accumulation de grands noms, comme l’on a justement pu reprocher aux Avengers de 2024. Il y avait ce petit surplus d’envie qui a fait la différence. D’ailleurs, si la recette a si bien fonctionné, qu’est-ce qui les empêche de l’utiliser à nouveau lors des JO de Londres ? Bingo ! On ajoute des Kevin Durant, Kevin Lovevoire Andrew Iguodala et c’est reparti pour un tour. La « Redeem Team » est prête à rouler sur le monde. Sauf que comme en 2008, la concurrence est accrue : la Russie d’Andrei Kirilenko, la France de Parker, la Lituanie toujours aussi fidèle à elle-même, l’Australie du duo Mills-Ingles, l’Argentine de Ginobili et bien sûr l’Espagne ! Encore impeccable dans le jeu, la bande du King corrige l’Australie en quart puis l’Argentine en demi. La grande finale sera un remake de 2008. La Roja est toutefois plus mature et cela se voit sur le terrain. Les Espagnoles prennent même l’avantage au milieu du 3QT. Portés par les 17 points de Kobe, les US ressortent finalement victorieux de ce duel (107-100), qui était alors le plus serré depuis 1972.
2) Argentine 🇦🇷 2004 🥈 : C’est à coup sûr LE plus grand exploit all-time du basketball international. Les plus visionnaires auraient néanmoins pu déceler les quelques indices laissés par l’Argentine durant les années ayant précédé ces JO 2004. Champions d’Amérique du Sud sans aucune contestation, les coéquipiers de Pepe Sanchez sont aussi passés à deux doigts du titre mondial en 2002. Notre sport est cruel, et malgré le fait d’avoir vaincu l’Allemagne, les États-Unis ou encore la Russie, ces derniers ont chuté en finale face à la Yougoslavie (77-84). Arrivée en forme pour ces Olympiades en Grèce, l’Albiceleste passe tout près de la catastrophe durant le 1er tour. Défait coup sur coup par l’Espagne ainsi que l’Italie, les Argentins doivent se coltiner les Grecs dès les quarts. Derrière à la mi-temps, l’Argentine crée déjà un petit exploit en parvenant à retourner la situation dans le 4QT (64-69). Problème : en demi, Team USA les attend. Depuis 1992 et l’autorisation des stars NBA à concourir dans ce tournoi, personne n’est parvenu à les sortir. Pas même l’Espagne en quart. En même temps cela se comprend. Allen Iverson, Tim Duncan, LeBron James (décidément il est vraiment partout) et Kobe Bryant. Des superstars en veux-tu en voilà, dont l’unique objectif est de s’inscrire dans la lignée dorée de leurs pairs. Cependant, ce soir-là, l’Argentine va montrer au monde entier que les États-Unis sont prenables. Poussés par les 29 points de Manu Ginobili, cette équipe vêtue de bleu ciel mène les débats. 1e, 2e et même 3QT ! Les outsiders ne rompent pas au fil des minutes comme c’est souvent le cas quand on joue face à Team USA. Les grands favoris reviendront dans le 4QT mais c’est trop tard. 16 ans après, les US se font sortir aux JO. Un exploit d’autant plus impressionnant que de 1992 à aujourd’hui – soit 32 ans – seule une équipe est parvenue à sortir l’Oncle Sam, à savoir l’Argentine. S’ensuit une finale dominée de la tête aux épaules face aux Italiens (84-69). Pour la 1ère fois de l’histoire – féminin et masculin confondus – une sélection sud-américaine décroche l’or olympique. Il n’existe aucun mot pour dépeindre cet exploit réalisé par nos dauphins. Mais ici on parle des meilleures équipes et non des plus belles histoires.
1) Dream Team 🇺🇸 1992 🥇 : La Dream Team porte bien son nom. À une époque où le basketball n’était pas aussi international qu’aujourd’hui, le contingent de stars venait à 99,99% d’outre-atlantique. Mais jusqu’ici, les États-Unis envoyaient seulement des universitaires lors des fenêtres olympiques. Il faut attendre les JO de Barcelone en 1992 pour enfin avoir l’occasion de voir des joueurs NBA disputer cette compétition. Alors oui, cela a bénéficié à la Croatie avec Dražen Petrović et également aux Lituaniens pour Arvydas Sabonis. Mais on ne va pas se le mentir, c’est bien Team USA qui a le plus profité de cette néo-règle. Les stars ont en effet plus que joué le jeu. Chuck Daly – accessoirement double champion NBA – peut compter dans sa quête de l’or olympique sur Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Charles Barkley, John Stockton, Karl Malone, Clyde Drexler, Scottie Pippen, Patrick Ewing, David Robinson… Tout est dit dans les noms. Cela reviendrait aujourd’hui à aligner une équipe composée de SGA, Nikola Jokic, Giannis Antetokounmpo, Victor Wembanyama et Luka Doncic. Oui, c’est du grand n’importe quoi. La photo, le maillot, tout rentre instantanément dans l’histoire. Après, on connaît l’équation : l’addition des stars ne se conclut pas forcément par un trophée. Alors peut-être ? Spoiler alerte : ici cela n’a pas été le cas. Il paraissait même difficile d’imaginer à quel point ces 12 joueurs domineraient les débats. De leur entrée en lice face à la Croatie à leur finale… face à la Croatie, la Dream Team a constamment explosé la barre des 100 points avec en moyenne 44 pions d’avance ! 122-81 par-ci, 127-76 par-là (on parle des demies). À ce stade-là, parler d’assise totale frôlerait l’euphémisme. C’est un récital, un carnage sans nom. L’ensemble des cases est coché. Détrôner notre GOAT du jour paraît très compliqué, voire impossible.
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