Top 10 all-time des meilleures joueuses WNBA
Alors que la WNBA se prépare à souffler sa 30e bougie, il est temps pour nous d’explorer l’histoire de cette ligue à travers l’élaboration de ce Top 10 un peu spécial. Vous avez adoré notre classement all-time pour la NBA, alors rebelote du côté féminin.
La longévité dans la Grande Ligue, la domination du pic, l’héritage, la faculté à amener sa franchise au plus haut niveau ainsi que le palmarès sont nos critères du jour.
10) Sue Bird : À peine commencé, on connait déjà notre reine de la longévité. Du haut de ses 580 rencontres, Sue Bird est de loin la joueuse la plus capée en WNBA. La légende des Seattle Storm englobe près de 2 décennies empreintes de succès en tout genre. Individuellement, la duodécuple All-Star est le prototype même de la meneuse ultra complète. Connu pour sa qualité de passe hors pair, son shoot souvent sous-estimé faisait de même d’importants dégâts notamment depuis le parking. Tout en haut du classement all-time des assists, l’étasunienne savait orchestrer les attaques comme personne. Et ce playmaking d’élite s’est aussitôt retranscrit au sein de son collectif. 2 ans après ses débuts, Sue Bird glane son 1er titre au match 3. Entre cette formidable épopée et son dernier trophée, s’écoulera près de… 16 ans. Et pendant tout ce temps, la meneuse n’a cessé de régner en maître dans son domaine. Ses 4 bagues ne compensent néanmoins l’absence totale de MVP. Surtout que beaucoup considèrent que jusqu’à minimum 2012, il ne s’agissait pas de la meilleure joueuse de son équipe.
9) Lauren Jackson : Eh oui, car juste devant se trouve la coéquipière historique de Sue Bird : Lauren Jackson. La GOAT du basketball australien – masculin et féminin confondus – a totalement révolutionné son poste, et de manière générale la WNBA. Avec plus de 18 points et 7 rebonds de moyenne, la pivot était tout simplement inarrêtable à son prime. Des 2 côtés du terrain, elle pesait sur les défenses adverses. En saison régulière il fallait se lever de bonne heure pour la stopper, à l’instar de ses 3 MVP. Une ligne directrice constamment prolongée en post-season où la native d’Albury est parvenue à ramener 3 bannières à Seattle. Avec le 2e plus haut taux de victoire en WNBA, Lauren Jackson avait littéralement la gagne dans le sang. Une combinaison rare de taille, d’adresse, de handle et de mobilité qui a mis en exergue l’idée qu’une intérieure ne se résumait uniquement à une force de la nature. Problème : le pic de la DPOY 2007 a duré moins d’une décennie. Cela ne découle pas d’une baisse de régime mais de problèmes récurrents de blessures. Son physique était à la fois sa plus grande force, mais aussi son pire ennemi. Un manque de longévité fatal dans ce Top 10 all-time.
8) Breanna Stewart : La triple championne NBA n’en a pas fini de dominer la WNBA. Actrice de prestation iconique sur le Vieux Continent, Breanna Stewart s’est de même imposée comme l’une, si ce n’est la force dominante de sa génération. À la fois double MVP de régulière ainsi que de Finales WNBA, l’ailière a changé de statut aux New York Liberty. Déjà impressionnante à Seattle, la quadruple championne NCAA est parvenue à dépasser les attentes. La hype était tellement énorme que cela relève presque de l’exploit. Et même lorsque son corps la freinait dans son ascension, l’Étasunienne a su se relever. Le fait qu’elle soit particulièrement grande pour son poste – un peu à la Kevin Durant – la rend quasi indéfendable lorsqu’elle revêt sa tunique des grands soirs. Cette envergure énorme fait d’elle également un poison défensif, comme le reflètent ses 3 nominations au sein du meilleur 5 défensif WNBA. Parfaitement à l’aise tant dans qu’en dehors de la raquette, son assise au rebond peut totalement changer le cours d’une partie. Sans compter les contres qu’elle additionne à foison. Aujourd’hui, on le place 8e pour la faible durée de sa carrière comparée à la concurrence. Mais suivez bien ce nom car on pourrait le retrouver bien plus haut dans un futur proche.
7) Sheryl Swoopes : Dans le débat du GOAT, tout le monde établit constamment ses propres critères. Certains se distinguent toutefois comme des éléments intouchables, de véritables talismans du jeu parmi lesquels se trouvent : la palette offensive, l’impact défensif, le leadership… L’ensemble de ces cases fondamentales, Sheryl Swoopes les coche sans aucune contestation. « Mme 1ère » collectionne les accomplissements qui resteront à jamais gravés dans l’histoire de la WNBA : 1ère joueuse à compiler un triple-double, 1ère à avoir sa chaussure signature, 1ère à remporter 4 titres consécutifs, 1ère à remporter NCAA – WNBA – JO…. Et surtout unique joueuse et joueur confondus à avoir gagné 3 MVP de saison régulière ainsi que 3 DPOY. La meneuse a fixé les standards pour quiconque souhaitant atteindre le ranking de superstar. Difficile de faire plus complète au vu de tout son talent. N’importe la physionomie de la partie, n’importe la temporalité, n’importe sa position sur le terrain, elle représentait sans arrêt un cauchemar pour les adversaires. Déjà difficile à défendre, affronter l’icône des Houston Comets impliquait aussi d’être parfait balle en main au risque de se la voir chipée. Pierre angulaire de la 1ère dynastie de la WNBA, Sheryl Swoopes a laissé derrière elle un immense héritage dont s’inspirent les stars d’aujourd’hui. Néanmoins, lors de sa période faste, cette dernière n’a pas autant écrasé la NBA comme cela a pu être le cas pour ses prédécesseurs au classement.
6) Maya Moore : L’histoire de Maya Mour est un récit inachevé dont le chapitre final revêt davantage du fantastique que du réaliste. Drafté au summum de la cuvée 2011, l’Amérique entière l’annonce déjà comme la future star de son sport. Une pression gigantesque que l’ailière forte a balayée d’un simple revers de main. Durant ses 8 saisons aux Minnesota Lynx, elle a survolé la ligue comme personne ne l’avait fait jusqu’ici. Cet unique MVP glané est presque réducteur au vu de toute son aisance avec la balle. Dotée de même d’une polyvalence rare, la native du Missouri détenait un trousseau de clés infinies lui permettant de déverrouiller chaque game plan adverse. Prendre son équipe sur son dos ou bien se muer en passeuse extrêmement fiable ne lui posait aucun problème. Voire sa franchise gagner était le principal. D’ailleurs, les Lynx en ont gagné des rencontres. Sous sa tutelle, c’est 6 finales pour 4 titres (toujours en 8 saisons, pour rappel On se souviendra sans doute de Maya Moore comme de la plus grande joueuse de basket-ball féminin de tous les temps. Mais certaines choses dépassent le sport. En plein prime, elle a choisi de sacrifier sa carrière pour aider les autres et changer des vies. Dès lors sa retraite prise, la superstar de la WNBA s’est aussitôt concentrée sur la réforme de la justice pénale tout en plaidant pour aider Jonathan Irons – son futur mari condamné à tort – à obtenir sa libération de prison. Un magnifique scénario, un combat remarquable qui sur le plan purement sportif joue hélas en sa défaveur.
5) Cynthia Cooper : La meilleure scoreuse que notre sport ait connue ? Tel est le statut auquel Cynthia Cooper peut légitimement prétendre. Tout à l’heure nous avons parlé de Sheryl Swoopes comme d’une pionnière de son sport. Une dénomination que l’on peut légitimement attribuer à Cynthia Cooper. De même quadruple championne NBA sous les couleurs rouges de Houston, c’est elle qui a raflé la mise des distinctions individuelles. Au-delà de ses 2 MVP de régulière, l’arrière compile autant de MVP des Finales que de bagues. C’est ubuesque. Car pour rappel, la création de la WNBA date de 1996. Cynthia Copper est la franchise player de la 1ère grande dynastie de la Grande Ligue. Et pourtant, nous sommes en droit de nous demander si cette période faste n’était finalement qu’un maigre échantillon de son talent. Il faut bien garder en tête que l’ensemble de ses accomplissements, que tous ses matchs de playoffs où elle dépassait la barre des 20 points ont été réalisés… à plus de 34 ans ! La WNBA correspond presque au crépuscule d’une immense carrière marquée avant tout par un passage XXL en Europe. L’instauration pérenne du pick and roll dans le basket-ball féminin, ça vient de Cynthia Cooper. Tout comme la nécessité de devoir mettre en place des game plans spécifiques pour trapper la meilleure joueuse adverse ou encore la possibilité de pouvoir prendre feu à tout moment au scoring. La poste 2 restera à jamais un » What If « . Quelle hauteur aurait-elle pu atteindre en disputant l’ensemble de sa carrière en WNBA ? Une question en suspens qui nous empêche de la classer plus haut.
4) Tamika Catchings : Des joueuses ultra-complètes, la WNBA en a connu. Mais avoir bon nombre de flèches à son arc ne revient pas automatiquement à exceller dans chaque domaine. Sauf peut-être pour Tamika Catchings. Depuis le début de ce ranking, on en a vu des stars qui excellent de par leur polyvalence. Cependant, ici on se rapproche davantage du couteau suisse ultime que de l’ailière forte athlétique. La palme de la basketteuse la plus complète que le monde de la balle orange ait connue revient sans aucune contestation possible à la légende d’Indiana. En devenant la 1ère joueuse à conclure une saison dans le top 10 en points, rebonds, passes décisives, interceptions et blocs – elle a établi un des records les plus inatteignables qui soit. Presque à la même hauteur que les 100 pions de Wilt Chamberlain en 1 match. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle l’a fait à 2 reprises ! La quintuple DPOY se distingue aussi par son caractère unique. Parvenir à hisser les Fever à 12 reprises consécutives en playoffs illustre 2 choses : sa capacité à galvaniser tout un collectif derrière elle et surtout sa longévité hors norme. Le poids de cette unique bague couplé à « seulement » 2 MVP (1 de régulière et 1 des Finales) ne pèse toutefois pas assez lourd dans la balance. Un palmarès sensationnel pour 99,99999% des basketteurs et basketteuses professionnels. Le problème, c’est que là on parle de la crème de la crème de la crème.
3) Lisa Leslie 🥉 : Jamais la WNBA n’a recroisé de bête physique égale au mètre 96 de Lisa Leslie. La 1ère grande star de la ligue possède une carrière hors norme de bout en bout. Chez les Los Angeles Sparks, la pivot n’a jamais terminé en dessous des 15 points de moyenne, avec plusieurs saisons conclues par un double-double. Dépasser les 2 blocs ainsi que les 20 d’évaluation par match était aussi la norme pour la Californienne. Durant les 1ère années de sa carrière, elle devait faire face à l’hégémonie des Houston Comets du duo Cooper-Swoopes. Mais une fois la tempête passée, Lisa Leslie a été la principale artisane de la 1ère dynastie du millénaire. Seule franchise à avoir réalisé le back to back sans perdre le moindre match en finale, les Sparks ont fini par craquer en 2003 lors du match ultime contre les Detroit Shock. Au cours de ces 2 saisons, Lisa Leslie a marché sur la concurrence tant offensivement que défensivement. En même temps, quand un bulldozer arrive à pleine vitesse dans la peinture, pas évident de le stopper. À côté des MVP des finales, elle décrochera aussi le 1er de ses 3 MVP de régulière. Et dans un second temps, l’octuple All-NBA First Team rayonnera davantage sans ballon avec 2 DPOY. Derrière les 2 OVNIS, c’est elle la plus grande joueuse de la WNBA.
2) Diana Taurasi 🥈 : C’est pour sûr la GOAT de notre sport. Sextuple championne olympique, triple championne du monde, triple championne NCAA, sextuple vainqueur de l’EuroLeague… Pourtant, Diana Taurasi est aujourd’hui la dauphine de notre classement (ce qui est déjà incroyable). La raison ? Seulement sont pris en compte les accomplissements réalisés en WNBA. Une ligue qu’elle n’a pas oublié de martyriser sur son chemin. Ce surnom de « Mamba blanche » dépeint à merveille son style de jeu. Cette référence directe à Kobe Bryant n’est absolument pas exagérée. Si Cynthia Cooper possédait un talent au scoring supérieur à celui de toutes ses homologues, Diana Taurasi détient une artillerie offensive davantage complète. Empiler les pions elle sait faire, tout comme distribuer, organiser le jeu, rendre ses coéquipières ainsi que faire lever la foule. L’ancienne des Phoenix Mercury a d’ailleurs été la meilleure scoreuse de la WNBA à 5 reprises, dont 4 fois consécutives. Elle n’a pas remporté le plus de WNBA (2007, 2009, 2014) et elle n’a pas glané le plus de MVP de régulière (2009). Par contre, la joueuse qui possède le plus haut taux de victoire se nomme Cynthia Cooper. Son ADN de championne n’a en effet pas eu besoin de visa pour traverser l’Atlantique. L’Italo-étasunienne est d’autant plus ardue à positionner car lorsqu’on l’évoque, la passion prend rapidement le dessus sur la raison. Ses buzzer beaters, ses finales 2014, ses séquences offensives… Tout est mémorable.
1) A’ja Wilson 🐐 : En 8 saisons, A’ja Wilson – ou plutôt « Miss MVP » – s’est déjà imposée comme une figure incontournable de la WNBA. En 8 saisons, c’est déjà un palmarès tant collectif qu’individuel SENSATIONNEL : 4 MVP de régulière (un record), 3 bagues, 3 DPOY ou encore 2 MVP des Finales. En 8 saisons, la pivot a su imposer son style alliant puissance physique impressionnante (1,93 m), polyvalence offensive (tirs à mi-distance, jeu dos au panier, capacité à dominer en peinture) et défense redoutable (contre, rebonds). En 8 saisons, la leadeuse charismatique des Las Vegas Aces s’est imposée comme l’une des joueuses les plus dominantes de l’histoire du basketball féminin… comme notre GOAT ! Formée à l’université de North Carolina, A’ja Wilson accroche une étoile d’All-Star dès sa saison rookie. Avec elle on ne parle pas d’âge. Encore en 2024, elle terminait une saison exceptionnelle de par ses 26,9 points de moyenne. On se projette déjà un poil, mais nul ne doute que notre choix de la placer en tête de ce ranking prestigieux se confirmera promptement.
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