Top 10 all-time des meilleures équipes NBA
Près de 8 décennies séparent les Philadelphia Warriors de Joe Fulks au Oklahoma Thunder de SGA. Un espace-temps durant lequel la NBA a connu de multiples ères de domination, toutes différentes l’une de l’autre.
Encore aujourd’hui, le débat de la meilleure dynastie all-time enflamme la toile.
Afin de répondre le plus judicieusement à cette question existentielle, ce Top 10 s’est basé sur les critères suivants énumérés par ordre d’importance : domination, durée de l’hégémonie, palmarès, legacy et épopées.
10) Detroit Pistons des Bad Boys (1987-91) : Si toutes les dynasties ont leur spécificité, les Bad Boys sont de loin les plus atypiques. Le Showtime des Lakers de Magic (petit nom à retenir) accentue le contraste. Car le temps de 3 saisons, les paillettes demandées par la NBA ont laissé place au vice. Ou plutôt à l’art du vice comme on ne l’avait encore jamais vu. Fort d’une importante profondeur d’effectif associée à une défense robuste, les teammates d’Isiah Thomas ont dégouté leurs adversaires. La NBA a dû supporter les hommes de Chuck Daly durant 5 saisons auréolées d’un back-to-back après leur défaite en Finales 88. Le tout, accompagné de régulières « moins dominantes » que leur concurrent du jour. D’où le fait que l’on ne puisse pas les classer plus haut. Même si cette 10e place reflète d’ores et déjà leur héritage dans la Grand Ligue.
9) Les Heatles (2011-14) : The Decision, LeBron-Wade-Bosh, le shoot de Ray Allen face aux Spurs… De 2011 à 2014, le Miami Heat a illuminé la Grande Ligue de tout son talent. Après le 1er titre de la franchise en compagnie du Shaq, LeBron James a littéralement cassé la NBA en quittant les Cleveland Cavaliers pour South Beach. Cette équipe comptait alors l’un des plus grands Big 3 de l’histoire de notre sport. Alors oui, cela n’a duré que 4 saisons. Mais durant ce petit laps de temps, cette équipe est devenue la 5e de l’histoire à enchaîner 4 finales consécutives pour un back-to-back mémorable face à OKC suivi des Spurs. Cette constance se retrouvait de même en régulière à l’image d’un bilan plus qu’impressionnant (224-88). Aux statistiques, l’on peut aussi ajouter l’impression dégagée par cette équipe remplie d’Avengers aussi talentueux les uns que les autres. Mais un peu comme les Bads Boys, cette dynastie n’a pas assez traversé les générations pour espérer ranker plus haut. Il s’agit même de la team avec le moins de rencontres à son actif (63 derrière les Lakers de Shaq et Kobe).
8) Los Angeles Lakers de Shaq et Kobe (1998-2004) : Les Lakers font leur entrée dans ce classement. Attention à bien mettre la phrase précédente au pluriel car il s’agit de la franchise la plus représentée dans notre Top 10. Avec pour commencer, la team du Shaq et de Kobe ou bien l’inverse (à vous d’en juger). Car oui, malgré le différent omnipotent entre le Big Diesel et le Black Mamba, Los Angeles a dominé d’une main de fer la NBA au début du siècle. Dernière équipe à avoir réalisé le tant convoité three-peat, à son prime cette dynastie était quasi INJOUABLE. Les adversaires se trouvaient constamment face à un choix cornélien : se faire rouler dessus par le Shaq ou bien se voir user dans la durée par un Kobe toujours plus clutch. Finalement, leur pire ennemi était… eux-mêmes ! Si cette association avait encore de belles années devant elle, la défaite en Finales 2004 a tout fait exploser. Ces Lakers, c’est 2 saisons d’ajustement, 3 saisons de domination et LES playoffs de trop. Là encore, le manque de longévité au plus haut niveau joue en leur défaveur.
7) Boston Celtics de Larry Bird (1980-1988) : À 1ère vue, cela peut paraitre bizarre. Comment ces Celtics si mythiques occupent « que » la 7e place ? Quelques années en effet après la fusée Russell, le TGV Bird a pris le relais pour ramener Boston sur le devant de la scène. Lorsqu’en 1979 le tir à 3 points pointe le bout de son nez, cette équipe flaire rapidement tout le potentiel de cette arme. Résultat : ce collectif devient le 1er à gagner des titres grâce aux shoots depuis le parking. En parlant de victoires, ces Celtics vont en cumuler beaucoup… VRAIMENT beaucoup ! Au cours des 9 saisons incluses ici, Boston a eu le meilleur bilan de sa conférence 8 fois, le meilleur bilan de la NBA 6 fois, a cumulé 5 finales NBA conclues à 3 reprises par une bague. Pendant quasi toute une décennie, ils étaient la norme, l’épouvantail suprême de l’est. Leur parcours est d’autant plus impressionnant que face à eux se trouvaient les Lakers de Magic (continuez à garder cette formation dans la tête). Cela explique en partie pourquoi la bande de Larry Bird ne peut prétendre à une meilleure place. Ces derniers n’ont jamais réellement dominé la ligue et ne comptent au passage aucun back-to-back. Les adversaires sont tels qu’à partir des Lakers de Shaq et Kobe toutes les équipes se tiennent dans un mouchoir de poche.
6) Les Minneapolis Lakers de George Mikan (1949-54) : Peu évoqué. Même souvent oubliés dans les débats, ces Minneapolis Lakers sont les seuls avec les Boston Celtics de Russell à avoir glané 5 titres NBA en 6 ans. Et ce, grâce notamment à la 1ère SUPERSTAR de la NBA : George Mikan. Si le trophée de MVP avait existé durant son époque, le géant de 2m12 en possèderait à minima 5 tant son assise était totale. Après avoir fait gagner les Chicago American Gears en National Basketball League (NBL), le pivot a signé aux Lakers en 1946. L’un des meilleurs mouvs de l’histoire de la Grande Ligue. Car seulement 2 ans après sa signature, la franchise empochera son 1er trophée NBA. Mieux, ils réalisent le back-to-back puis le three-peat. Leur seule élimination en playoffs a lieu en finale de conférence 1951 contre les Royals de Rochester – futurs vainqueurs. À savoir qu’une certaine personne manquait alors à l’appel à cause d’une blessure (George Mikan). D’ailleurs, en régulière les Minneapolis Lakers n’ont jamais terminé en dessous de la 2e place. Une autre époque bien sûr où la ligue comptait moins de 10 équipes. Ce facteur – bien qu’extérieur à cette formation – est obligé d’être pris en compte dans notre analyse. Peut-être que cette bague de 1951 les aurait fait rentrer dans notre Top 5… Mais devant, se trouvent tout simplement des cadors indiscutables.
5) San Antonio Spurs de Tim Duncan (1999-2014) : Il s’agit de la plus LOOOOONGUE dynastie de ce classement. 15 ans séparent le 1er titre de David Robinson à celui de Kawhi Leonard. Une éternité à une époque où tout va toujours plus vite. 2 points communs (ou plutôt 2 talismans) réunissent toutefois ces épopées : Tim Duncan et Gregg Popovich. C’est en partie pour cela que, malgré l’écart entre les titres, il est bel et bien question d’un seul et même collectif. L’on pourrait d’ailleurs étendre jusqu’à 2017, date des dernières finales de conférence. D’abord, David Robinson a mené la franchise avant qu’il ne laisse place au trio Duncan-Parker-Ginobili. Mais contrairement à la plupart des formations évoquées, les Spurs ne reposaient pas sur 1 superstar. Cela explique sûrement pourquoi cette équipe est parvenue à autant traverser le temps sans prendre une ride. Une autre explication réside dans ce style de jeu atypique basé sur l’ultracollectif où tout le monde défend et tout le monde attaque en se passant constamment la balle. Leur prime se trouvait entre 2003 et 2007 – période synonyme de 3 titres en 5 ans. Ces derniers ont toutefois davantage brillé par leur constance. Toujours plus de 50 victoires en régulière, toujours dans les 5 favoris… Pour autant peut-on réellement parler de « grande domination » ? Pas sûr ! Preuve à l’appui, à l’instar des Celtic de Bird il n’y a pas de back-to-back. Un argument fatal qui pèse trop lourd à un tel stade de ce Top 10.
4) Golden State Warriors de Stephen Curry (2015-2022) 🍫 : C’est l’apothéose de ce basketball 2.0. Les prémices d’une nouvelle vague qui déferlera sur tous les continents de la planète basket. L’apogée de l’ultraspacing. En résumé : les Golden State Warriors de Stephen Curry. Comme évoqué dans notre classement des meilleurs coachs NBA all-time, rien ne destinait ce collectif à régner sur l’Amérique. Leurfranchise player : Stephen Curry – 7e pick de la Draft NBA 2009. Avec à ses côtés Klay Thompson et Draymond Green – respectivement 11e et 35e pick. Lorsque Steve Kerr prend les rênes de l’équipe en 2014 pour sa 1ère expérience en tant que head coach, difficile de croire que les Warriors pourraient ne serait-ce qu’atteindre les Finales de Conférence dans les 3 prochaines saisons. En effet, ils n’ont pas fait ça. Non, à la place ces derniers ont cumulé 6 finales NBA et 4 bagues, en empochant au passage le meilleur bilan all-time d’une équipe en régulière (73-9). Des exploits réalisés selon une philosophie unique, dans laquelle on retrouvait l’attaque en triangle de Phil Jackson, la pace et le rythme de Gregg Popovich ainsi que le run and gun de Mike D’Antoni. L’histoire est d’autant plus belle qu’après les croisés de Klay Thompson face à Toronto en finale 2018, Golden State est revenu des abysses pour décrocher son dernier titre en 2022… enfin pour l’instant ! Hélas pour eux, le Cleveland de LeBron James est venu un peu noircir ce tableau rayonnant.
3) Los Angeles Lakers de Magic Johnson (1980-1991) 🥉 : IT’S SHOWTIME !!! Dernier représentant des Lakers au sein de ce ranking, cette team Magic a traumatisé les Celtics de Larry Bird pendant toute une décennie. Ce pan spectaculaire caractérisé par un jeu run and gun de tous les instants a commencé dès leur 1ère Finale en 1980 face aux 76ers. Notamment lorsque le jeune rookie Magic Johnson a terminé la rencontre… au poste de pivot à la place de Kareem Abdul-Jabbar ! À partir de là, la folie californienne s’est emparée de la ligue. L’architecte Pat Riley a construit une machine de guerre SPECTACULAIRE. En 12 saisons c’est 9 finales ainsi que 5 titres dont 1 back-to-back. Rares sont les dynasties à avoir fait preuve d’autant de régularité dans une époque ultracompétitive. Car en parallèle de Boston se trouvaient de même les Rockets d’Olajuwon, les 76ers de Barkley, les Bad Boys ainsi que les débuts d’un jeune Jordan. L’équipe est si marquante que son histoire a fait l’objet d’une série : « Winning Time ». Superstar, jeu novateur, caractère… Ces Lakers cochent bon nombre de cases. Mais pas assez toutefois pour espérer rentrer dans ce Top 2 XXXXXXL.
2) Chicago Bulls de Michael Jordan (1989-1998) 🥈 : Auprès du grand public, le terme dynastie est directement associé aux Chicago Bulls de notre GOAT au Paris Basketball. L’équipe la plus dominante de l’ère moderne a tout pour elle : storytelling, accomplissements, exploit, régularité… Cela ne découle du hasard si la série la plus connue dans le monde de la balle orange parle de cette formation (The Last Dance). Et que dans la catégorie film, c’est MJ qui est à l’affiche (Spice James) (Il n’y en a qu’1 seul volet, le 2e n’a jamais existé). Quittons le marketing pour le sportif. Drafté en 3e position, Michael Jordan réalise ses débuts dans l’Illinois lors de la saison 1984-85. Si les Celtics puis les Pistons lui barrent la route dans un 1er temps, ce dernier prend du galon avant de DOMINER les nineties. D’abord aux côtés de Scottie Pippen et Horace Grant pour un three-peat (1991-1993). Puis bis repitita après 1 an et demi de pause (1996-1998). 6 finales pour 6 victoires, jamais une dynastie n’est parvenue à avoir un taux de réussite de 100% à ce stade de la compétition. Et sur le parquet, l’assistant coach de Phil Jackson – Brian Shaw – à révolutionné à jamais le monde du basket-ball avec ce jeu en triangle. La NBA doit littéralement sa popularité à ce collectif, devenu une véritable poule aux œufs d’or pour le sport. Peut-être qu’un jour une équipe parviendra à toucher du doigt la performance de ces Bulls. Peut-être. Ce qui est sûr néanmoins, c’est QU’AUCUNE team ne frôlera notre GOAT du jour !
1) Boston Celtics de Bill Russell (1957 – 1969) 🥇 : 11 titres – dont 8 consécutifs – en 13 ans. Cette statistique totalement folle tous sports confondus, suffit à elle-même pour justifier notre Top 1. Il y a être dominant et ÊTRE DOMINANT ! À ce stade-là, on peut même qualifier cette dynastie de dictature dont Red Auerbach était à la baguette. Avec comme soldats, des Bob Cousy, John Havlicek, Sam Jones, Tom Heinsohn et surtout Bill Russell. Avant-gardiste dans ses choix, cette équipe a tout simplement donné les bases de tous les futursbagués. À savoir un véritable plan de jeu collectif, des schémas défensifs et surtout une identité forte. Cela peut paraître élémentaire aujourd’hui, mais à la fin des années 50 ces préceptes n’existaient pas. D’autant plus que dans leurs rangs, les Celtics comptaient le plus GRAND défenseur de tous les temps en la personne de Bill Russell. C’est lui qui avait les clés du Garden. Et sans son autorisation, impossible de pénétrer dans la raquette verte. Cette hégémonie est d’autant plus mystique que face à eux figuraient les Warriors puis les 76ers de Wilt Chamberlain, à qui ils laisseront seulement 1 petit trophée. Autre chiffre hallucinant : cette formation compte plus de titres que 93,55% des franchises NBA. C’est du grand N’IMPORTE QUOI ! À titre de comparaison, le Real Madrid de DI Stefano, les Patriots de Tom Brady, les Yankees de Stengel ou encore les Canadiens de Montréal de Ken Dryden ne sont pas parvenus à réaliser un tel exploit. C’est tout bonnement du jamais vu !
À lire aussi
Les nouveautés












