Top 10 Draft NBA 2026
Véritable pont entre les saisons NBA, la Draft nous offre constamment de bonnes comme de mauvaises surprises plus ou moins inattendues. Événement majeur de la Grande Ligue, chaque année des franchises sont prêtes à gâcher toute une campagne rien que pour ces 2 jours (coucou les Kings).
Cette cuvée 2026 s’avère particulièrement homogène. Si un trio se détache, le reste du rooster est lui aussi très solide. C’est ce qu’on va voir dans ce Top 10 au sein duquel les joueurs seront classés selon ces 2 critères suivants : talent intrinsèque et capacité à être « NBA Ready ».
Alors, qui succédera au talentueux Copper Flagg ?
10) Darius Acuff Jr (Meneur aux Arkansas Razorbacks) : C’est une petite sensation qui ouvre le bal. Car du haut de son mètre 88, Darius Acuff Jr semblait plus proche du 2nd tour que du Top 10 il y a encore quelques mois. Alors forcément, il a bien dû se passer quelque chose pour que le meneur se retrouve dans notre ranking. Classé dans la catégorie des joueurs champagnes unidimensionnels, le joueur d’Arkansas a su assumer une grande partie de la responsabilité offensive de son équipe. Certes, des joueurs brillants balle en main en NCAA il en existe des tonnes. Mais Darius Acuff Jr ne se contente pas de scorer. Non, fais gagner ! Pour un pétard offensif, il joue particulièrement juste et lit plutôt bien le jeu. S’il ne s’agit encore d’un passeur à la Chris Paul, ce dernier ne force que rarement, à l’image de ces pourcentages au tir. Sa mentalité représente sûrement SA principale valeur ajoutée comparée à ses homologues, avec la dose de talent qui va avec. Malgré son envie, ses limites physiques devraient néanmoins le poursuivre toute sa vie en défense. Le passé nous l’a montré : ce point noir peut vraiment coûter cher aux arrières. Après la volonté de bien faire est là. On pourrait associer son profil à celui d’un Coby White, voire d’un Stephon Marbury. Le fait qu’il soit plus âgé que ses 2 successeurs au classement le fait reculer à cette belle 10e place. Son plafond semble de même un peu moins élevé que le reste du ranking.
9) Jayden Quaintance (Pivot aux Arizona State Sun Devils) : Un buffle ! Jayden Quaintance est un buffle… dont le genou est instable. Tout juste remis de ligament croisé qui l’aura éloigné des parquets pendant près d’1 an, le joueur de Kentucky n’a toutefois pas perdu son attractivité auprès des scouts. Dans une ère où la nécessité d’avoir un bon gros pivot dominant revient à la mode, le natif de Clevland est à coup sûr l’un, si ce n’est le meilleur protecteur d’arceaux de cette classe. Ses 2,6 blocs de moyenne la saison antérieure à Arizona State lui permettent entre autres d’être aussi attractif aux yeux de la NBA. Ses qualités physiques matérialisées par une détente couplée à explosive verticale élite font de lui un athlète hors norme. Il peut aussi défendre sur différents postes grâce à sa mobilité et ne se débrouille pas trop mal dans l’art du posage d’écrans. C’est un Jalen Duren bis tout craché. Au-delà de son genou, sa palette offensive ainsi que sa taille (2,08m) représentent d’importantes lacunes l’empêchant de viser plus haut.
8) Koa Peat (Ailier aux Arizona Wildcats) : Koa Peat divise en NBA. Au fil des mois, son éventail de picks semble s’élargir, variant selon les Mock Drafts de Top 7 à derrière la 20e place. L’ailier répond en réalité à un besoin très spécifique. Il est sûrement l’un des prospects dont la loterie influencera le plus son temps passé en green room. Si une franchise cherche un combo forward ultra athlétique qui excelle au rebond, le joueur d’Arizona est la personne parfaite. Sa ténacité ainsi que sa solidité dans les impacts font de lui un joueur d’ores et déjà NBA Ready physiquement. Quand Koa Peat se trouve sur le parquet, il fait du bien à tous ses coéquipiers de part son énorme productivité. Cependant, il y a un « mais ». Et pas n’importe lequel : il est encore loin des standards d’un ailier – ailier fort moderne en termes d’adresse. Son shoot est clairement en construction. Autant il peut scorer sur quasi n’importe quelle défense grâce à sa maturité physique. Par contre, écarter le jeu en sa présence est risqué en raison d’un tir sur courant alternatif. Ce talon d’Achille déplaît fortement au sein de notre NBA. Ce petit surplus de talent mêlé à une meilleure condition physique lui permet de passer devant Jayden Quaintance. Mais pour Top 7, c’est encore trop court.
7) Nate Ament (Ailier aux Tennessee Volunteers) : Zaccharie Risacher nous l’a encore montré en 2024 : la NBA adore les ailiers de plus de 2,05. Et Nate Ament ne devrait pas échapper à la règle. Ces 2,06m bourrés de talents attirent l’œil des scouts. Au sortir du lycée, l’originaire de Virginie figurait parmi les prétendants plus que sérieux pour le podium de cette Draft. Quelques mois après l’entame de la saison de NCAA, les esprits se sont largement refroidis à son égard. Déjà un peu frêle en high school, l’ailier des Volunteers s’est pris de plein fouet la densité physique de ses adversaires. Et cela s’est d’emblée retranscrit dans son jeu. Il crée moins, ses pourcentages descendent et les drives se font de plus en plus rares. Avec lui, il faudra de la patience. L’on parle ici d’un diamant brut à polir. Mais cela va prendre du temps et Dieu sait à quel point tout va toujours plus vite en NBA. Après, même s’il semble encore très loin d’être totalement épanoui, ce dernier tourne quand même à 17 points et 6 rebonds de moyenne. Le potentiel est indéniable. C’est en réalité cette balance entre talent et attente qui définira sa place finale. Pour l’instant, il occupe cette 7e place. Pas assez NBA Ready pour viser plus haut, mais assez talentueux pour surpasser ses prédécesseurs.
6) Mikel Brown Jr (Meneur aux Louisville Cardinals) : Un peu à l’image de Nate Ament, Mikel Brown Jrintrigue les scouts. Lui aussi n’est pas encore parvenu à matérialiser les promesses entrevues au lycée. Sa saison régulière est en effet… irrégulière ! Le meneur détient trait pour trait ce syndrome du joueur bourré de talent incapable d’enchainer les matchs au même niveau. Il peut claquer 29 points contre Kentucky puis pondre une rencontre à 15% depuis le parking. Au milieu de ses montagnes russes, une chose est sûre avec le natif d’Orlando : nous ne sommes encore qu’au début du processus. Si physiquement l’arrière tient plus que la route, son QI basket laisse encore à désirer. Ses éclairs de génie contrastent avec un caractère assez individualiste. Lorsqu’il a la balle entre les mains, c’est œillères et tout droit direction le panier. Cette fougue aux antipodes de la gestion demandée aux meneurs amène beaucoup de déchet dans son jeu. Son manque d’impact en défense est également préoccupant. Mais compte tenu de la rareté et du potentiel de ses compétences, Brown pourrait connaître une ascension fulgurante s’il parvient à tout mettre en place. Ce lot d’incertitudes qui l’accompagne le stoppe aux portes du Top 5.
5) Kingston Flemings (Meneur aux Houston Cougars) : La bonne surprise de cette 1ère partie de saison se trouve à Houston. Kingston Flemings impressionne depuis ses 1ers pas en NCAA. Pourtant, au départ de cette campagne 2025-2026 il rentrait tout juste dans le Top 20 de la plupart des Mock Draft. Alors qu’aujourd’hui, il s’agit d’un Top 5 en puissance. Le meilleur meneur de notre ranking excelle en tout point. À 18 ans, son arc est déjà rempli de nombreuses flèches : passe, dribble, vitesse, lecture de jeu, habileté, talent… Il fait l’unanimité chez les scouts ! En l’espace de quelques semaines, Kingston Flemings est passé d’un prospect du Texas à tête d’affiche de la Draft 2026. Accélérateur de particules, le jeu change de rythme dès lors que le ballon est entre ces mains. Oui, ce n’est pas le plus talentueux ni le meilleur défenseur. Mais sa hype est telle qu’elle nous rappelle celle ayant entouré Markelle Fultz. Sauf que cette fois-ci, le monde de la NBA espère que la mayonnaise prenne.
4) Caleb Wilson (Ailier-fort aux North Carolina) : Parmi les bonnes pioches se trouve également Caleb Wilson. Au sein de la fac ultra-compétitive de North Carolina, il a su créé son trou. Ce mélange de taille, de motricité ainsi que de détente verticale lui offre une palette très large des 2 côtés du parquet. Sans ballon, il s’avère particulièrement polyvalent. Défendre sur de gros postes 5 comme sur des ailiers voire des arrières ne lui pose aucun problème. Et balle en main, il possède les compétences et la capacité de passe nécessaires pour jouer à l’intérieur comme à l’extérieur. Les scouts connaissaient ses forces au sortir du lycée, mais sa montée en puissance dans la meilleure ligue universitaire au monde a pris de court les recruteurs. Aujourd’hui, sa place dans le Top 5 fait peu de doute. À voir peut-être s’il parvient à retranscrire son jeu lors de la March Madness. Car sa finition aussi bien de près que de loin laisse encore les franchises perplexes. Difficile de l’imaginer dans le futur 1ère ou même 2e option d’une équipe prétendante au titre suprême. Ce point bien précis crée justement la scission entre notre Top 3 et le reste de la Draft.
3) Cameron Boozer (Ailier aux Duke Blue Devils) : Kyrie Irving, JJ Redick, Jayson Tatum, Jabari Parker,Brandon Ingram, Zion Williamson, Cam Reddish… et bientôt Cameron Boozer ! Le nouveau joyau de la mine Duke éteint toutes les défenses qu’il croise. Si les Blue Devils n’ont concédé que 2 petites défaites depuis l’entame de la saison, c’est en grande partie grâce à lui. L’ailier de 2m05 répond totalement aux attentes. Mieux, il les dépasse ! Avec de solides pourcentages au tir, ce dernier tourne quasi en double-double à plus de 20 points de moyenne. Son état d’esprit irréprochable, son sens de jeu, sa lecture de jeu et surtout sa polyvalence font déjà de lui un atout offensif pour n’importe quelle équipe NBA. En creusant, on trouve toutefois quelques lacunes. Boozer manque encore d’explosivité verticale et son infériorité physique se fait régulièrement ressentir, notamment en défense. Sa palette ressemble d’ailleurs à un ancien de Duke : RJ Barrett. Le Floridien aurait pu prétendre au 1st pick dans d’autres Drafts. Mais cette année le niveau du duo de tête est tel qu’il occupe « seulement » la 3e place.
2) AJ Dybantsa (Ailier aux Brigham Young Cougars) : À seulement 18 ans, AJ Dybantsa a égalé un record vieux de 30 ans en devenant le 1er freshman de Division I NCAA à inscrire plus de 20 points avec plus de 50 % de réussite au tir lors de 9 matchs consécutifs. Une statistique exceptionnelle à la hauteur de tout son talent. L’ailier des Cougars brille par la fluidité de son basket. Quand on le regarde, tout semble si facile. Sa foulée digne d’un sauteur olympique l’aide à aligner les drives toujours plus difficiles à défendre. Cela lui offre d’ailleurs bon nombre de fautes. Ajoutez à cela sa force pour créer son shoot et ce joueur devient quasi impossible à défendre tout au long d’une rencontre. Offensivement, seul un tir à 3 points vraiment fiable manque à sa boite à outils. Par contre, sans ballon son niveau d’agressivité bien trop bas pose problème. Cette once de nonchalance l’empêche en effet de pouvoir pleinement exploiter sa supériorité physique. Ce duel à distance pour le 1st pick s’annonce indécis jusqu’à la fin de la saison. Mais à la fin, c’est le talent qui prime !
1) Darryn Peterson (Meneur au Kansas Jayhawks) : Ses chiffres sont loin d’être les plus flashy, notamment comparés aux 2 autres membres de notre trône. Pourtant, Darryn Peterson possède clairement le meilleur rapport « potentiel – NBA Ready » de sa classe. Capable d’évoluer sur les 2 postes de la ligne arrière, le combo guard de 18 ans joue avec très peu de déchets pour son âge. Il ne force pas et répond à ce que lui demande le jeu. Forgé dans la glace, le temps semble s’arrêter lorsque celui-ci a la balle en main. Il a toujours cette petite seconde d’avance sur ses adversaires, cette petite lecture de plus qui fait la différence. Et lorsqu’il est en pleine possession de ses moyens, ses qualités athlétiques lui apportent une dose d’imprévisibilité. Mais le problème avec le joueur de Kansas est justement sa santé. Son plus gros point faible reste de loin ses ischio-jambiers. Depuis novembre, il lutte contre cette blessure sans jamais parvenir à exploiter 100% de son potentiel physique. Cette incapacité à enchaîner a jeté un énorme coup de froid sur toute la ligue. Sans ça, il serait le pick numéro 1 sans aucune contestation possible. Ses airs de Kobe le rendent d’autant plus attractif. Mais s’il ne parvient à jouer plusieurs matchs d’affilée d’ici la fin de saison, son nom risque de descendre derrière celui d’AJ Dybantsa. Jusqu’au bout du bout, le suspense sera total quant au dénouement
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