Top 10 des meilleurs jeunes NBA
La NBA est une mine de diamants sans fond. À chaque fois que le stock de pépites semble épuisé, de nouvelles apparaissent. Et ce depuis sa création.
Partons à la recherche des superstars de demain (et pour certaines déjà d’aujourd’hui). Voici nos critères énumérés par ordre d’importance : talent, performances, responsabilité et potentiel.
La règle d’or de ce Top 10 : seuls les joueurs nés après le 1er janvier 2001 sont éligibles.
10) Cooper Flagg : Si le Top 9 se détache largement de la concurrence, la 10e place était quant à elle particulièrement disputée. Franz Wagner, Chet Holmgren, LaMelo Ball, Victor Wembanyama (calme, je rigole)… Tous ces noms auraient pu légitimement prétendre à ce 1st pick. Mais notre sort s’est finalement jeté sur le 1er et seul rookie de la liste : Cooper Flagg. La raison ? Le talent est notre critère le plus important. Et malgré le fait qu’un petit meneur à Charlotte nous éblouisse quand il est de sortie, en moins de 6 mois ce gamin de 19 ans a pleinement assumé son statut de « next LeBron ». Les attentes étaient extrêmement élevées à son égard. Pourtant, ses 1er pas chez un Dallas Mavericks en perdition ont refroidi tout le monde. C’est finalement dans l’ombre d’un début de saison en dents de scie que l’ailier a explosé. Et ce, jusqu’à atteindre les 42 points face au Jazz en décembre – un record pour un joueur de 18 ans. Hormis une adresse de loin qui pêche encore, le numéro 1 de la Draft 2025 enchaîne les performances à plus de 20 points et 5 rebonds. Quand de l’autre côté du parquet, les intérieurs adverses en font déjà des cauchemars. Son talent couplé à son potentiel ne compense toutefois l’écart en tout point qui le sépare du reste de la concurrence.
9) Evan Mobley : L’année dernière, tout le monde pensait qu’Evan Mobley allait marcher sur la conférence Est. L’on connaissait les qualités défensives du DPOY 2025. C’est plutôt offensivement où son excellente régulière avec les Cavaliers laissait présager d’un niveau de jeu calibre titulaire au All-Star Game. Pourtant, cette année il ne sera même pas sur le banc du match des étoiles. Les chiffres sont loin d’avoir chuté, attention (il s’agit quand même de notre 9e). Toutefois, la plupart ont baissé, à contrario du temps de jeu… et ça se voit sur le parquet. En fait, le volume est clairement là. Il y a un Cleveland sans et avec Evan Mobley sur le parquet. Mais l’efficacité pêche beaucoup trop. Cela se retranscrit d’ailleurs sur le bilan collectif. La question donc se pose : a-t-il l’étoffe d’un leader, voire d’un véritable franchise player ? Cette stagnation le pousse aujourd’hui à notre 9e place. Le potentiel est là, à voir désormais si celui-ci peut s’associer à des responsabilités plus élevées.
8) Jalen Johnson : Il y a moins de 2 ans, Jalen Johnson enchaînait les pépins physiques. Et aujourd’hui, il s’agit d’un joueur taille All-Star, leader de sa franchise et surtout 8e de notre Top 10. Difficile de faire plus grosse ascension. En 2025, les prémices de sa saison XXL pointaient le bout de leur nez. Redoutable défenseur, l’ailier fort était notamment passé tout proche d’un titre de DPOY. Mais le cap franchi depuis le début de cette campagne est énorme. Ces performances sont telles que les Hawks ont choisi de trader Trae Young afin de construire une équipe autour de lui. Le qualifier dès maintenant de futur franchise player serait un poil exagéré. Par contre, l’intérieur a clairement les épaules pour assumer le rôle de seconde option d’une équipe qui vise le titre. Jalen Johnson est en train de se transformer en un couteau suisse d’élite car il sait presque tout faire. Attaquer sur le natif du Wisconsin est devenu l’une des pires corvées qui soient pour tous les joueurs de la Grande Ligue. Sa lecture de jeu lui permet de multiplier les aides, les interceptions… mais aussi de scorer ! Désormais, il est commun de le voir aligner des semaines – voire des mois entiers – en triple double de moyenne à plus de 25 points. Ses coéquipiers lui confient même les clés du camion en le laissant régulièrement remonter la balle ou encore organiser le jeu comme un meneur. Cette ascension soudaine s’accompagne toutefois de son lot d’incertitudes : Qu’est-ce que ça donne dans la durée ? A-t-il atteint son plafond ? Comment va-t-il réagir quand les adversaires vont s’adapter ? Et en playoffs ? Une pluie de questions qui ne lui permettent de glisser plus loin.
7) Scottie Barnes : Dans ce petit marché que représente Toronto, Scottie Barnes était un peu tombé dans l’oubli ces derniers temps. Tout comme son équipe, l’ailier fort stagnait sans montrer quelconques onces de révolte au milieu de ce marasme canadien. Puis Darko Rajaković est arrivé tout comme Brandon Ingram. Résultat : cette saison dite galère s’est métamorphosée en saison pop-corn. Car oui, ce collectif est sûrement celui qui nous régale le plus à l’Est. Et Scottie Barnes y est pour beaucoup. Un peu comme Jalen Johnson, le grand public connaissait sa qualité sans ballon, bonifiée par le style percutant et ultra-agressif des Raptors. La différence notable avec les 2 précédentes campagnes se trouve avec ballon. Le All-Star 2026 a trouvé les clés pour encore améliorer son jeu particulièrement efficace. À 2 points, à 3 points ou sur la ligne, il cumule actuellement ses meilleurs pourcentages en carrière. Le tout, accompagné de davantage de prises d’initiatives à l’image de ce que propose Toronto. Sa maîtrise sur le bout des doigts des fondamentaux fait de lui une pièce parfaite pour engranger les matchs. Après, l’interrogation est toujours la même avec lui. Difficile de l’imaginer dans la peau d’un franchise player. Et à ce petit jeu de « 2e option », notre 6e a remporté un titre NBA.
6) Jalen Williams : 40 points en finale NBA ! Cette statistique reflète à elle seule tout le talent de Jalen Williams… ainsi que celui de Sam Presti. Car il fallait flairer tout le potentiel de ce garçon drafté en 12e position. Membre du Top 3 du champion NBA 2025 aux côtés de SGA et Chet Holmgren, l’ancien de Santa Clara a été LE facteur X d’OKC lors de son run légendaire. Sans un tel niveau – notamment lors de la série ultime – le Thunder aurait pour sûr perdu contre des Pacers toujours plus renversants. Dans son registre, il est aujourd’hui l’un des tout meilleurs. Le swingman polyvalent est particulièrement redoutable à mi-distance, capable de pondre des fadeaways, des pull-ups ou bien de finir tout en puissance au milieu d’une armée de mains. À l’extérieur, ses pourcentages sont aussi loin d’être ridicules. Sa densité physique mélangée à ses capacités athlétiques lui permet également de tenir une palette très diversifiée de match-up. Cela explique d’ailleurs sa présence au sein de la All-Defensive 2nd Team 2025. Le talent est là ainsi que les performances. Mais la question est toujours la même : peut-il assumer la tunique de franchise player ? Pour l’instant, la réponse est négative, ce dernier évoluant dans l’ombre du MVP en titre. C’est justement ce critère qui fait la cession entre le Top 5 et la 2nd partie de ce ranking.
5) Paolo Banchero : L’ancien numéro 1 de DRAFT devant Chet Holmgren impressionne autant qu’il ne divise. 2 analyses le concernant se font la malle. D’un côté, il y a ceux qui le soutiennent. Ceux qui restent émerveillés par sa dernière campagne de playoffs où il était clairement l’un des tout meilleurs joueurs du 1er tour, malgré l’élimination d’Orlando. Ceux qui voient en lui un monstre physique, un véritable franchise player dont les capacités physiques athlétiques lui permettront de marcher sur la ligue dans quelques années. Et puis, il y a l’autre prisme bien plus pessimiste le concernant. Oui, Paolo Banchero sait se muer en scoreur. Mais à quel prix ? Ces pourcentages restent particulièrement bas, ce qui l’oblige à beaucoup tenter, voire à phagocyter chaque possession au détriment de l’efficacité globale. Une impression renforcée par sa 1ère partie de saison aux antipodes des attentes placées en lui. À l’image d’Evan Mobley, ses statistiques restent énormes. Mais là où le bât blesse, c’est concernant l’impression visuelle ainsi que les résultats collectifs. Paolo Banchero détient actuellement les pires pourcentages de sa jeune carrière quand le Magic végète dans les tréfonds du play-in. Pire, son équipe a un meilleur bilan sans lui ! Si sa trajectoire connait une zone de turbulence, il est pour l’instant le seul joueur de ce ranking à avoir montré qu’il pouvait assumer un rôle de 1ère option en playoffs. Sa forme actuelle l’empêche de pouvoir viser plus haut. Mais son talent, son potentiel ainsi que son niveau plancher le placent juste au-dessus des Jalen Williams, Scottie Barnes ou encore Jalen Johnson.
4) Alperen Sengun 🍫 : Successeur tout trouvé de Nikola Jokic, Alperen Sengun est l’archétype du pivot moderne. Excepté peut-être l’adresse de loin, le géant turc sait littéralement tout faire sur un parquet. Créer pour les autres ne lui pose aucun problème grâce à sa qualité de passe. Scorer de même. Au niveau du mid-range comme sous le cercle, ce dernier peut marquer des 4 coins de la raquette sans aucun problème. Plus globalement, on parle d’un cerveau sur pattes, dont l’intelligence de jeu mêlée à sa vitesse d’exécution le rend intenable en 1v1. Ces qualités lui offrent aussi une assise défensive loin d’être ridicule. Depuis octobre, il assume son standing de pièce maitresse d’une franchise ambitieuse. Les Rockets sont solidement ancrés dans le Top 5 et son duo avec Kevin Durant s’annonce ravageur lors des séries éliminatoires. De plus, cette saison il est en passe de devenir le 9e joueur à aligner une campagne à au moins 23 points, 9 rebonds et 7 passes décisives. Une liste dans laquelle se trouvent des petits noms comme Oscar Robertson, Russell Westbrook, Wilt Chamberlain et Larry Bird. Hormis Victor Wembanyama (et avec Cooper Flagg ça se discute), Alperen Sengun possède surement le plafond le plus élevé de ce Top 10. Devant lui se trouvent toutefois de bons gros franchise players de calibre All-Star titulaire.
3) Cade Cunningham 🥉 : La patience a porté ses fruits du côté de Detroit. Au bout d’années de dur labeur, la franchise voit le bout du tunnel. Rappelez-vous : il y a seulement 2 saisons de cela, les Pistons devenaient la pire équipe de toute l’histoire de la NBA en réalisant l’exploit de cumuler 28 défaites consécutives. Entre-temps, des joueurs se sont révélés tels Jalen Duren, le système s’est mis en place et les promesses émises autour du numéro 1 de Draft se sont enfin matérialisées. Enfin, petite correction. Cade Cunningham a totalement détruit le plafond qu’on lui avait donné, à savoir celui d’un meneur talentueux mais incapable de mener une franchise vers la victoire. Depuis, les Detroit Pistons trônent en tête de la Conférence Est… et de loin. Ce collectif particulièrement solide profite d’être mené par un virtuose pour gagner encore et encore. Du haut de son mètre 98, le Cowboy de l’Oklahoma State impressionne tant physiquement que dans la gestion des matchs. Toutes les caractéristiques du meneur parfait, il les a et parvient à les conserver même au mois de mai. Cade Cunningham pue le basket-ball. À le voir jouer, on dirait qu’il a 30 piges et a vécu de multiples campagnes de playoffs. Pourtant, il n’en a jusqu’ici connu qu’1 seule. On peut s’imaginer qu’avec une escouade toujours plus relevée, le Texan exploserait tout sur son passage. Mais ça, ce n’est que du conditionnel, contrairement au dauphin de notre ranking.
2) Anthony Edwards 🥈 : le porte-étendard de la next gen étasunienne, le leader de la franchise la plus régulière de ces 2 dernières saisons, la nouvelle superstar de ce sport (parmi le commun des mortels). Anthony Edwards est indiscutablement notre dauphin. Ce choix tient en un seul argument : il est le seul joueur de tout ce Top 10 à avoir porté à 2 reprises sa franchise en finale de conférence Ouest. Et ici, le mot « porté » est très important. Car durant cette période, les Wolves étaient très loin d’avoir le meilleur effectif de sa partie de tableau. Le OKC de SGA, les Nuggets de Jokic, les Warriors de Curry, les Clippers de Kawhi, les MAVS de Luka, les Lakers de LeBron… Ce n’est pas comme à l’est où les uspets sont omniprésents. Non, ce qu’a fait Ant-Man notamment lors de la post-season 2024-2025 relève d’un niveau de MVP. Une ligne éditoriale empreinte d’excellence que semble de nouveau suivre à la lettre le natif d’Atlanta. Non seulement il continue d’être un slasher explosif aux qualités athlétiques dignes des grandes heures de Jordan. Mais en parallèle il a amélioré ses prises de décision et possède à l’heure actuelle l’un des tout meilleurs shoots extérieurs de la ligue. Lorsque ce dernier porte sa tunique des grands soirs, il devient quasi indéfendable. La seule marge de progression à notifier concerne sans doute sa mue en tant que meneur. Au vu de l’inactivité des Timberwolves sur le marché des guards, Anthony Edwards semble de plus en plus être catégorisé en interne comme un chef d’orchestre. À lui maintenant de montrer qu’il en est capable en réalisant davantage de passes notamment. Au final, Ant-Man occupe la 1ere place des meilleurs jeunes basketteurs de la Grande Ligue. C’est juste que devant ne se trouve pas un humain… mais un extraterrestre !
1) Victor Wembanyama 🥇 : Son nom suffit à justifier notre choix. Le 2e joueur le plus jeune de ce ranking derrière Cooper Flagg trône pourtant à 1ère place. Et de trèèèèèèès loin. L’OVNI comme il est appelé, a tout pour lui : taille exorbitante, physique impressionnant, caractère de travailleur, talent offensif, intelligence de jeu… Il ne joue tout simplement pas dans la même cour que ses homologues. La question avec lui n’est pas de savoir s’il est le meilleur jeune ou bien le meilleur défenseur de NBA. Mais plutôt de connaître sa place parmi les meilleurs basketteurs de la planète. Pour bien comprendre la performance qu’il est en train de réaliser outre-Atlantique, il faut bien se rendre compte de toute la pression qu’il avait sur ses épaules. Il est difficile de poser des mots là-dessus. Imaginez qu’à peine 18 ans, tout le monde vous réserve un chasuble dans la course du GOAT aux côtés de LeBron James et Michael Jordan. Que Magic dise publiquement que vous êtes LE meilleur joueur du monde alors que vous évoluez encore à Levallois. Ou encore que Le King en personne affirme qu’il est impressionné par le joueur. C’est énorme. Cependant, la pression semble lui faire ni chaud ni froid. D’abord il pond l’une des toutes meilleures saisons rookie all-time de la ligue. Il devient aussi le plus jeune joueur à être nommé dans la 1st All-Defensive Team et passe tout près d’empocher le titre de DPOY. Certes, une thrombose veineuse stoppe brutalement sa saison sophomore. Mais après un camp d’entraînement un peu particulier en Chine, il casse tout sur son passage lors de sa 3e campagne. Individuellement c’est du n’importe quoi, mais collectivement aussi. À l’heure où on se parle, les Spurs sont la 2e force de l’Ouest ainsi que la bête noire du champion NBA en titre. Et cerise sur le gâteau : Victor est devenu méchant, prêt à en découdre !
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