Top 10 des favoris de la March Madness 2026
68 équipes, 67 matchs, 3 semaines de compétition à élimination directe entre les meilleurs prospects de la planète basket avec au bout une bague de champion ! Cette folie nous vient tout droit des États-Unis. Dans quelques jours se tiendra effectivement la 87e March Madness (littéralement « folie de mars »). Un moment unique dans l’année où les surprises sont constamment de mise.
Après s’être penché sur la Draft 2026, cap sur la NCAA ! Malgré l’afflux d’upsets qui s’annonce, aujourd’hui on établit les 10 favoris de cette March Madness.
10) Purdue Boilermakers : Pour la 1er fois depuis longtemps, Purdue sera le chasseur et non le chassé. Élevés au rang de grands favoris en amont de la saison, les Boilermakers ont traversé quelques zones de turbulences des moins inattendues. Ces 3 défaites consécutives fin janvier comme source d’interrogations chez la plupart des suiveurs. Déjà peu emballé par leur entame de saison, cette fâcheuse série noire a totalement redéfini la place de Purdue dans la hiérarchie. Après, il est important de notifier que l’université de l’Indiana avait l’un des calendriers les plus difficiles du Big Ten. Cela apparaît presque comme un mal pour un bien selon bon nombre de médias. Car cette fois-ci, la pression ne devrait pas être sur les épaules de Purdue. De plus, le plafond des coéquipiers de Braden Smith reste particulièrement élevé. Sur un match, les Boilermakers peuvent tenir tête à chacune des 68 équipes engagées. Pour l’instant, ces derniers occupent notre 10e position. Une place pour le Final Four reste toutefois assez lointaine. Par contre, en cas de bonne série, leur hype pourrait promptement reprendre du galon.
9) Kansas Jayhawks : Kansas nous RÉ-GA-LE depuis le début de saison. D’un point de vue purement objectif, il s’agit de l’équipe la plus agréable à regarder. Cela fait belle lurette qu’une équipe ne nous a pas autant fait saliver. N’importe l’opposition en face, avec les Jayhawks on sait ce qu’on a : de la combativité, de l’agressivité ainsi que de l’intensité. Ce surplus d’énergie leur permet ainsi de vaincre des équipes sur le papier bien plus talentueuses. Au début, la grande majorité des suiveurs parlait de surprises ou bien d’upsets. Mais désormais il s’agit presque d’une habitude de vaincre plus fort que soi en plein milieu des États-Unis. Tel un guépard affamé, Kansas pourchasse sa proie, tant avec que sans sa star Darryn Peterson sur le parquet. Les Melvin Council Jr. ou encore Flory Bidunga donnent l’impression que oui, les Jayhawks sont des prétendants au titre. D’autant plus que leur superbe retour en avale de cette défaite contre Virginia début janvier a montré que ce collectif pouvait se relever après avoir trébuché. Et bon, avoir dans ses rangs notre 1 de la draft 2026, forcément ça aide. Kansas possède néanmoins un plafond moins élevé que ses concurrents directs, ce qui nous empêche de la classer plus haut.
8) Iowa State Cyclones : La montée fulgurante d’Iowa State lors des 1ers rounds de NCAA les avait installés à la même table que notre Big 4 quasi intouchable. Si le rythme a quelque peu ralenti, la cadence reste particulièrement élevée. C’est un départ en boulet de canon transformé au fur et à mesure du temps en une succession de cours d’eau rapide. Car même lorsque le navire jaune et rouge tangue durant la partie, il finit toujours par arriver à bon port. En même temps, Joshua Jefferson – considéré comme l’un des tout meilleurs joueurs de la campagne – apporte ce surplus de talent qui fait la différence. Avec en guise de bras droit un Milan Momcilovic à plus de… 50% à 3 points en plus de 180 tentatives ! Là où les Cyclones ont quelque peu perdu de leur superbe, c’est concernant le banc. Fini les entrées XXL de la 2nd unit. Dorénavant les rotations sont davantage restreintes par nécessité et non par choix. La fac de l’Iowa reste tout de même adepte des +10 voire des +20 infligés aux gros poissons de la côte sst. Cette capacité à prendre feu représente de loin la plus grande force de ce collectif. Peut-être que ce petit manque de solidité ainsi que de profondeur pourrait leur jouer des tours. C’est en tout cas pour ces raisons que nous les classons à la 8e place.
7) Florida Gators : Le vent tourne à l’est. Depuis le début de l’année, Florida est passée de potentiel à sérieux contender dans la course au titre suprême. Notamment après ces succès écrasants contre de grosses écuries telles South Carolina, Alabama ou encore A&M Texas. Plus les semaines passent, plus les Gators se métamorphosent en une frontière bien précise capable de définir si – oui ou non – ses adversaires ont le niveau pour la March Madness. Quand la réponse est non, cette équipe le fait savoir en roulant sans grand suspense sur la rencontre. Mais même lorsque c’est oui, ces derniers trouvent toujours un moyen pour arracher la victoire. Ce « moyen » se trouve notamment dans leur adresse. De loin comme de près, Florida affiche 10% de plus de réussite que la moyenne nationale. C’est énorme à ce niveau-là. Déjà qu’ils ratent très peu, leur frontcourt aussi physique que dominant dans la peinture offre moult 2nd chances. Cette combativité se retrouve également sans ballon, où les Gators sont extrêmement disciplinés et toujours difficiles à manier pour les attaquants adverses. Même leur calendrier – objectivement assez facile – joue en leur avantage. Si les shooteurs maintiennent leur adresse de régulière et que la rotation reste productive, Florida a clairement le potentiel pour viser un Final Four. Mais cette force est de même leur plus grand point faible. Car à la moindre baisse d’efficacité, ce collectif pourrait se retrouver en proie à des équipes moins fortes sur le papier mais plus équilibrées offensivement.
6) Illinois Fighting Illini : Dans l’Illinois, le collectif prime sur le talent individuel. La force de cette équipe réside en effet dans sa pluralité de dangers. La bande de Brad Underwood est un couteau suisse bien huilé. Selon le match-up, ce mécanisme peut instantanément s’adapter en changeant rapidement d’outil. Certains jours, c’est Keaton Wagler qui va briller. D’autres jours, ce sera au tour de l’ailier fort David Mirkovic. Puis après, Andrej Stojakovic dominera les petits arrières. Ce large éventail offensif rend cette équipe d’autant plus imprévisible. Il est presque impossible de façonner un plan bien précis pour l’adversaire tant les Fighting Illini possèdent une pluralité de profils. La fac est pleinement consciente de cette force et n’hésite pas à mettre en place un jeu basé sur l’altruisme ainsi que le spacing pour trouver au fur et à mesure des minutes le ou les joueurs qui feront la différence durant la partie. Problème : cet avantage conséquent fait face à un gros obstacle : les blessures ! Underwood, Stojakovic, Boswell… Pas mal de joueurs très importants sont encore à la recherche de leur plein potentiel physique. Cela est forcément embêtant à l’approche de la March Madness, comme on a pu le constater lors de leurs défaites au bout du compte contre Michigan State ou encore Wisconsin. Un flou qui les freine dans la course au Top 5.
5) Connecticut Huskies : Besoin de shooteurs d’élite ? Direction le Connecticut ! Là-bas vous y trouverez une collection de tireurs lointains. Braylon Mullins, Alex Karaban et Solo Ball vous régleront chaque soir grâce à leur excellente mécanique. Pour tirer profit de cette supériorité dans l’enchaînement de filoches, Dan Hurley déploie une philosophie empreinte de pick and roll à tout va. Avec dans le rôle de poseur d’écran, le duo Silas Demary Jr.-Tarris Reed. Même si les équipes en face connaissent l’approche des Huskies, celle-ci est tellement efficace que 90% du temps ça fait mouche. Pour contrer cette approche, pas d’autre choix que d’envoyer du charbon sur le backcourt, quitte à perdre en lucidité devant. De manière générale, UConn possède l’un, si ce n’est le meilleur effectif de tout le pays. Voici la raison pour laquelle malgré un bilan particulièrement solide, la plupart des suiveurs restent un peu sur leur fin. Même le head coach de la Nouvelle-Angleterre partage cette vision, pour vous dire à quel point les attentes sont élevées. Les Huskies doivent clairement apprendre à réduire leurs pertes de balle tout comme le nombre de fautes, et surtout faire preuve d’une meilleure attitude. Cette nonchalance dégagée par Connecticut amplifie la scission entre eux et notre Top 4.
4) Houston Cougars : Chez Houston, on est partisan de l’expression « la défense fait gagner des titres ». Kelvin Sampson a construit la meilleure arrière-garde de ce Top 10 sans aucune contestation possible. Sur plus de 60 équipes, les Cougars sont la 2e meilleure défense de NCAA avec moins de 70 points concédés par match en moyenne. C’est cette assise défensive qui a permis aux félins de créer la surprise cette saison. Car après avoir manqué de peu le titre la saison antérieure, la plupart des spécialistes se montraient moins optimistes pour la campagne 2025-2026. Et pourtant, ces derniers donnent l’impression d’être en perpétuel surrégime tant d’un point de vue collectif qu’individuel. Au début on pensait que c’était juste la fougue du restart, puis qu’il s’agissait juste d’une bonne phase. Mais aujourd’hui, il faut clairement compter sur Houston dans cette March Madness. Une surprise personnifiée par leur nouvelle star : Kingston Flemings. 5e de notre Mock Draft, le meneur apporte justement ce grain de folie qui permet aux Cougars de pouvoir peser sur les défenses adverses. Membre du trio Uzan-Sharp-Flemings, il amène dans son sillage toute une escouade prête à vaincre n’importe quelle adversaire. Les interrogations concernent l’attaque, ce qui est assez rare en NCAA. Lorsque les défenses se resserreront, seront-ils capables d’enchainer les possessions ? Et si on va plus loin, ont-ils ce joueur à même de mettre son équipe sur son dos lors d’un money-time asphyxiant ? Cela reste à démontrer.
3) Duke Blue Devils 🥉 : On connaît la musique avec Duke. Encore une fois, la fac de la Caroline du Nord se trouve sur le trône des favoris. Et encore une fois, une superstar mène cette équipe. Le phénomène Cooper Flagg a parfaitement été remplacé par un prétendant plus que sérieux au first pick de la draft 2026 : Cameron Boozer. Si l’ailier est un peu moins talentueux que son prédécesseur, il s’agit quand même d’un diamant rare qui devrait vraisemblablement empocher le trophée Wooden Award. Un leader reflétant cet effectif de nouveau pléthorique. Sans grande surprise, les Blue Devils ont marché sur la saison régulière et autre chose que le titre serait une catastrophe. Il faudrait vraiment une immense surprise pour ne pas voir Duke au Final Four. Ils sont dominants, terriblement efficaces, froids, talentueux… Bref, tous les ingrédients du champion semblent réunis. Il est toutefois difficile de passer outre l’interrogation Jon Scheyer. Le meneur titulaire nous laisse effectivement sur notre fin. Et tout le monde sait à quel point un meneur solide est primordial dans la course au titre. Ce Duke 2025-2026 va-t-il briser cette malédiction vieille de plus d’une décennie ? Réponse au mois de mars. En attendant, selon notre projection, cela ne devrait pas être le cas !
2) Arizona Wildcats 🥈 : L’équilibre est de mise en Arizona. Top 6 meilleure attaque et Top 6 meilleure défense de NCAA selon le classement KenPom. Des chiffres qui illustrent à quel point cette équipe est complète. Pourtant là aussi, les Wildcats n’étaient pas autant attendus en amont de la saison. Puis ils ont enchaîné 18 triomphes consécutifs. Et désormais, l’on parle probablement du nº1 au niveau national… mais pas de notre favori pour autant. Oui, ce collectif dispose de la puissance physique, de la taille, de la défense en demi-terrain et de la domination intérieure nécessaires pour survivre lors des rencontres à élimination directe. Oui, le trio Peat-Burries-Bradley tourne chacun à plus de 14 points de moyenne. Oui, Arizona a l’un des tout meilleurs bilans en dépit d’un calendrier particulièrement rude. Mais par contre, leurs leaders doivent faire preuve de plus de régularité dans le jeu. Ce 4/18 au shoot récemment cumulé par Koa Peat et Jaden Bradley contre KU n’est juste pas possible à un tel niveau de compétitivité. Une incertitude qui les fait chuter d’une toute petite position.
1) Michigan Wolverines 🥇 : Les Wolverines sont nos grands favoris pour la victoire finale. Le rythme, l’intensité, la taille… toute cette dimension athlétique rend Michigan quasi impossible à suivre durant 40 minutes. Leur solidité est telle que rentrer un lay-up revêt un immense défi au vu de cette armée de bras jaunes et bleus. Et offensivement, la fac de la cote est s’appuie sur Yaxel Lendeborg. Un attaquant polyvalent expert dans l’art du double-double. Quand ces derniers rentrent sur le parquet, tout le monde connait la suite. Minute après minute, le mécanisme se met en route. Tel un boa constricteur, les Wolverines s’enroulent autour de leur proie tout doucement avant de les asphyxier à petit feu. Au Michigan, on connait la recette sur le bout des doigts pour vaincre les plus gros poissons de NCAA. Nos contenders nº1 donnent l’impression d’être arrivés à l’aboutissement du projet créé de toute main par Dusty May. Les voir échouer avant la finale serait l’une des plus grosses surprises de ces dernières années. Au milieu de cette magnifique fresque se trouve néanmoins un tout petit point noir. Les voyants sont en effet davantage sombres à l’extérieur. Leurs prestations sur les terres de TCU en novembre, de Maryland en décembre et de Penn State en janvier offrent un peu d’espoir au reste des équipes. Mais à la fin, les Michigan Wolverines sont quand même bien partis pour remporter le gros lot.
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