Bob Pettit : Le bombardier de Baton Rouge

Y’a des surnoms qui claquent un peu plus que d’autre, celui de Bob Pettit on kiffe bien au Paris Basket. Mais le bombardier de baton rouge n’est pas qu’un nom sur une plaque du Hall of Fame. Il est la fondation même de l’athlétisme moderne en NBA. Un pivot/ailier fort au rendement historique. Deux fois MVP. Un titre remporté face à la dynastie la plus redoutable. Pettit était un double-double garanti, chaque soir. Un scoreur prolifique. Un rebondeur implacable. Il a défini l’excellence de son poste. Son héritage est chiffré. Il est le premier à avoir atteint la barre des 20 000 points en carrière. Une icône des Hawks qui a dominé l’ère pré-Jordan.

Récap de la Carrière

Le parcours de Bob Pettit est celui d’une ascension fulgurante. Drafté en 1954 par les Milwaukee Hawks, il s’impose immédiatement. Un athlète hors norme pour son époque. Il ne lui faut qu’une saison pour s’inscrire au panthéon. Sa carrière est une série de records.

L’émergence d’une Double-Double Machine

Pettit arrive en NBA après une carrière universitaire solide à LSU. La transition est brutale. Le succès immédiat. Dès sa saison rookie (1954-1955), il tourne à 20.4 points et 13.8 rebonds. Des chiffres monstrueux. Il décroche logiquement le titre de Rookie de l’année. Ce double-double sera la marque de fabrique de sa carrière. Il ne tombera jamais sous les 12 rebonds de moyenne. Jamais. Ni sous les 20 points d’ailleurs, bref quand Bob était sur le parquet c’était la garantie d’un gros volume de jeu.

Le Premier MVP de l’Histoire

En 1956, les Hawks déménagent à St. Louis. Le changement d’air propulse Pettit vers le sommet. Il réalise une saison 1955-1956 historique : 25.7 points et 16.2 rebonds de moyenne. L’impact est tel qu’il devient le premier joueur de l’histoire à recevoir le tout nouveau trophée de MVP de la NBA. A 23 ans voilà voilà, je faisais quoi moi à 23 ans ? Un vote unanime. Oui c’est bon on a compris là. Il réitère l’exploit en 1959. Deux fois MVP. Il prouve que la franchise de St. Louis est un concurrent sérieux.

Le Titre de 1958 : L’Ombre de Russell Brisée

Le moment pivot de sa carrière reste 1958. Les Hawks affrontent les Celtics de Bill Russell. La dynastie de Boston semble invincible. Pettit refuse de plier. La série va au Game 6. Ce match est une performance d’anthologie. Pettit délivre 50 points et capte 19 rebonds. Il inscrit 19 des 21 derniers points de son équipe. Un exploit jamais revu en Finales. Les Hawks l’emportent 4-2. C’est le seul titre de la franchise à St. Louis. Et l’une des rares fois où Russell a été privé de bague au sommet de sa carrière.

Le Mur des 20 000 points

Pettit maintient une excellence statistique rare sur la durée. Il compile 11 sélections All-Star consécutives. En 1965, il marque l’histoire collective et individuelle. Il devient le premier joueur de l’histoire de la NBA à franchir le cap des 20 000 points en carrière. Un jalon colossal. Il prend sa retraite à 32 ans. Son moteur statistique était simple : 26.4 points et 16.2 rebonds de moyenne en carrière. Un rendement inégalé.

Top 5 du mvp de ses 23 ans à ses 31 ans, Bob sera systématiquement dans la all first team sur ces années mais ne gagnera qu’un seul titre.

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Style de Jeu de Bob Pettit

Pettit était le prototype du « stretch four » avant l’heure, un ailier fort dont le style reposait sur une rage de vaincre et une activité incessante. Il possédait deux armes fatales qui rendaient son marquage impossible. Premièrement, sa capacité au rebond offensif était chirurgicale ; il exploitait sa mobilité et ses 2,06 m pour transformer chaque déchet en deuxième chance, s’assurant ainsi une dizaine de points par match uniquement sur ses suivis. Bien que plus frêle que les pivots massifs de son époque, il compensait par ce que Bill Russell appelait « l’effort pur », une lutte de chaque instant pour la position préférentielle. 

Deuxièmement, il a révolutionné le jeu des intérieurs grâce à un jump shot dévastateur à mi-distance. En attaquant face au panier, il forçait les défenses à un dilemme insoluble : subir son tir extérieur ou commettre la faute face à son agressivité vers le cercle, lui qui convertissait près de dix lancers francs par soir. Cette polyvalence offensive, alliée à une régularité de métronome, en a fait une machine à scorer capable de tourner à plus de 20 points de moyenne durant la quasi-totalité de sa carrière, tout en étant le premier joueur de l’histoire à franchir la barre des 20 rebonds par match sur une saison.

Pourquoi Bob Pettit a t’il marqué la NBA ?

Plus qu’une simple anomalie statistique, Bob Pettit fait figure de pont historique, reliant l’ère des pivots archaïques à celle du basket moderne et athlétique.

Sa domination ne s’est jamais démentie : il demeure le seul joueur de l’histoire de la NBA à avoir maintenu une moyenne en double-double sur l’intégralité de sa carrière, porté par un sens du placement qui lui a permis de capter 16,2 rebonds par match en onze saisons. 

Mais son héritage dépasse les chiffres ; il est celui qui a hissé une petite franchise au sommet en réalisant l’impossible : faire tomber la dynastie des Celtics de Bill Russell. Son chef-d’œuvre de 1958, un Game 6 à 50 points, reste à ce jour la performance individuelle la plus magistrale jamais signée face à l’armada de Boston en Finales.

Son statut de star absolue est scellé par ses quatre titres de MVP du All-Star Game un record qu’il partage avec Kobe Bryant et Russell Westbrook prouvant qu’il était le visage incontesté de l’excellence avant même l’avènement de Wilt Chamberlain ou d’Oscar Robertson.

Statistiques et Palmarès

Palmarès Majeur

– Champion NBA : 1958 (St. Louis Hawks)

– MVP de la Saison Régulière : 2 (1956, 1959)

– MVP du All-Star Game : 4 (1956, 1958, 1959, 1962) = Record NBA co-détenu

– Sélections All-NBA First Team : 10 (1955-1964)

– All-Star : 11 sélections (toutes ses saisons)

– Rookie de l’Année (1955)

– Membre du Hall of Fame (1970)

– Membre de la NBA’s 75th Anniversary Team

Statistiques en Carrière (11 saisons)

– Points : 20 880 = 26.4 (Premier joueur à atteindre 20 000 points)

– Rebonds : 12 849 = 16.2 (Double-double de carrière systématique)

– Points/Saison : 2 = 3 (Meilleurs marqueur de la Ligue)

Statistique Clé en Finales (1958)

– Performance Game 6 : 50 points et 19 rebonds (Record de points en match décisif de Finales à l’époque)

Article rédigé par alexis gallot
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